Nox Aeterna

La guerre est enfin finie. Harry Potter et Lord Voldemort y ont néanmoins laissé la vie. Tout semble être rentré dans l'ordre. Mais est-ce vraiment le cas...?
 

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 Angelica Erin Jones

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Identité du Sorcier
Age: 47 ans
Affiliation: Bien
Métier: Infirmière à Poudlard

MessageSujet: Angelica Erin Jones   Sam 4 Oct - 16:39

Angelica Erin Jones


► Âge : 47 ans
► Née le : 26 octobre 1953
► Née à : La Nouvelle-Orléans, Louisiane, USA
► Maison : Aucune, a étudié à l'Institut de Sorcellerie de Salem
► Metier : Infirmière scolaire à Poudlard, anciennement Guérisseuse, boutiquière
► Particularité : Légilimancie, Occlumencie
► Niveau de son don : Maîtrise partielle de chacun de ses dons.
► Baguette : Ebène et cœur de dragon, 35, 4 cm et demi, peu souple.
► Animal : Un python dans un vivarium nommé Mambo.
► Avatar : Angela Bassett

Famille et relations
Angelica a très peu de liens sociaux. Son père, qui fut mage noir, a été arrêté alors qu'elle avait 17 ans, et sa mère, victime d'une représailles, est devenue loup-garou et a intégré une tribu de lycanthropes dans les Rocheuses canadiennes. Sa sœur Destiny est l'une des seuls proches qui lui restent. Travaillant en tant que consultante en matière de magie noire au Ministère de la Magie, elle a cependant peu de temps à lui consacrer, d'autant qu'elle semble avoir une certaine rancœur contre sa sœur. Angelica avait aussi un frère,  mais ils ont perdu contact lors de leur arrivée en Grande-Bretagne. Il a cependant été récemment retrouvé mort. Son mari David est lui aussi décédé, depuis trois ans. Leur fils est parti étudier pour devenir briseur de sorts dans le domaine privé, mais elle entretient cependant une correspondance avec lui. Angelica est aussi liée d'amitié avec quelques anciennes clientes et d'autres commerçants sur le Chemin de Traverse, mais elle n'est proche que de cinq ou six personnes, dont Violet O'Connor, qu'elle connait depuis plusieurs années maintenant.

Physique
C'est une sorcière de grande taille, noire de peau. Fine, elle en impose tout de même grâce à son attitude droite et solennelle. Son visage a quelque chose de félin, avec des yeux en amande, noirs, un menton pointu, un nez fin et droit. Habituée à l'étiquette, elle garde une attitude très noble, gardant la tête haute et regardant toujours droit devant elle, agrandissant le sentiment de haute taille dégagée par Angelica. Son regard intense la rend encore plus impressionnante. Elle n'a ni tatouages, mais elle s'est fait percé les oreilles, et arbore souvent des boucles d'oreilles.

Depuis qu'elle est enfant, elle est très coquette, et change souvent de coiffure, passant des longues tresses à une coupe garçonne des années 20. Fascinée par la mode du XXème siècle, elle s'habille aussi bien à la mode des années 60 ou façon années 30. Son seul code : vêtements noirs ou blancs, et un couvre-chef noir, comme durant ses années à l'Institut de Salem. Cependant, lorsqu'elle se sent d'humeur à se déguiser, elle peut très bien arpenter le château ou le Chemin de Traverse en tenue médiévale.

Très sérieuse dans son travail, elle ne porte plus son habit caractéristique de son passé de guérisseuse, qui lui valait son surnom d'Ange de la Mort. Au lieu de sa cape à capuche noire et de ses vêtements à l'allure médiévale, elle porte la robe courte de l'infirmière, avec un tablier noir et toujours un couvre-chef noir ou un ornement dans les cheveux (le plus souvent un bandeau ou un serre-tête ouvragé). Parfois, elle troque son tablier pour un châle ou une cape courte.
En conclusion, quelque choix qu'elle fasse, Angelica ressemblera toujours à une femme venue du passé.
Caractère
Au premier abord, Angelica n'est pas vraiment le genre de femme à qui on a envie de se frotter. Elle est froide, et a une attitude très solennelle, que certains peuvent aisément prendre pour une attitude hautaine. Son regard n'est pas là pour arranger cette impression : profond, sombre, on s'y perd facilement. De plus, lorsqu'elle ne travaille pas, Angelica ressent souvent de l'amertume, de la nostalgie et de la mélancolie : elle repense souvent à l'époque où elle et sa famille étaient unis, à l'époque où tout allait encore aisément sur des roulettes. En somme : à sa vie heureuse. De plus, le fait d'être forcée d'enquêter sur un sujet duquel elle ne voulait pas s'approcher ne fait que la rendre plus rageuse qu'elle ne l'est déjà, surtout lorsqu'elle sait qu'elle doit agir dans les intérêts d'un Ministère en lequel elle n'a aucune confiance, aucune foi, aucune espérance.
Même si elle semble insensible, ce n'est qu'une carapace pour protéger son vrai fond. Angelica, c'est une femme gentille (sauf avec les gens qu'elle n'aime pas) qui n'éprouve de pitié que pour ceux qui en ont le mérite. De même, elle est sans scrupule envers l'incitation à la haine et à la violence : lorsqu'elle parle à quelqu'un qui sert ces intérêts, elle voit une image de ce qu'elle fut jadis, et ne peut supporter cette vue, sans rien faire. Par conséquent, elle ne peut s'empêcher de faire des remontrances, lancer des piques voire même détruire son interlocuteur avec tout l'art de la parole et de l'argumentation dont elle est capable. Comme vous l'aurez deviné, Angelica éprouve des regrets sur ses actes passés et culpabilise souvent.
Sa nature à être impassible, voire paisible, face à la mort lui a contribué à son surnom d'Ange de la Mort. Fascinée depuis sa plus tendre enfance par la vie et la mort, c'est ce qui l'a poussée aussi bien sur la voie des soins, que sur une autre pente plus sombre.

Notes

Astronomie : A/A
Anthropomagie : E/E
Herbalisme : O/O
Histoire de la Magie : A/A
Horrologie : E/E
Magie appliquée : A/E
Métamorphose/Transfiguration : E/A
Potions : O/O
(Magico)Zoologie : O/E
Histoire
- Angelica Jones ?
- C'est moi, effectivement, avais-je répondu avec nonchalance à l'individu qui venait d'entrer dans la pièce, accompagné d'un autre sorcier en costume.
- Je suis Jason MacDonald, dit-il, Auror du Ministère, et voici le docteur Alfred Menard, psychomage à Sainte-Magouste.
- Enchantée, disais-je avec la même sorte de détachement insolent.
L'Auror vînt s'asseoir de l'autre côté de la table, toujours flanqué de son acolyte psychomage.
- Savez-vous pourquoi nous sommes tous les trois réunis dans cette pièce ?
- J'allais vous poser la même question, surtout quand j'ai vu – mon regard sombre se tournait vers le dénommé Menard - qu'on faisait venir un Légilimens dans cette sordide salle d'interrogatoire.
- Ce n'est qu'une mesure pacifique, ne vous en faites pas pour ce petit détail, me répondit le psychomage.
Je pouffai légèrement d'un ton moqueur avant de répondre :
- Je n'ai pas pour habitude que votre Ministère soit du genre pacifique.
- Je n'appartiens pas au Ministère, Angelica, tout comme vous lorsque vous travailliez pour Sainte-Mangouste.
- Si vous le dite...
- Bien, madame Jones, vous êtes aujourd'hui en interrogatoire dans l'affaire des Puritatem Idealis.
- Des quoi ? avais-je répondu, un sourcil levé.
- Des Puritatem Idealis... des Mangemorts, si vous préférez.
Je me penchais en arrière, posant mon dos contre le dossier de la chaise, très inconfortable soit dit en passant.
- Qu'est-ce que ça a à voir avec moi ? demandais-je sur un ton de défi.
- Vous reconnaissez cet homme ? demanda l'Auror en sortant une photo du dossier qu'il avait prit avec lui. Je rapprochais un peu plus mon visage pou voir la photo posée au milieu de la table, quand mon cœur fit un bond dans ma poitrine et que mon estomac se noua.
- Oui, répondis-je en reposant mon dos contre le dossier de la chaise, le visage impassible.
- Qui est-ce ?
- Mon frère.

L'Auror s'attendait à cette réponse et se détendit, m'imitant en s'enfonçant sur sa chaise. Le psychomage, en revanche, ne semblait pas éprouver autant de satisfaction.
- Peut-être que vous devriez nous laisser, Mr. MacDonald.
- Vous êtes sûr ? demanda l'Auror.
Menard lança un regard entendu à MacDonald, qui soupira avant de sortir de la salle. Je me tournais alors vers le psychomage.
- Et maintenant quoi, vous allez changer cette chaise miteuse en divan pour que je m'y allonge et vous parle de mes problèmes affectifs ou de l'influence de la météo sur mon moral ?
- Non, pas vraiment, dit sobrement mon interlocuteur, qui esquissa un sourire en coin, sauf si vous avez des problèmes affectifs ou un moral influencé par la météo.
- Très drôle, celle-là, disais-je sans la moindre touche d'humour. Que voulez-vous que nous fassions, du coup ?
- J'espérais que vous me parleriez plus de vous.
- Dans quel but ? Vous savez que mon frère est mort, après avoir passé des années dans les rangs des Mangemorts, mais je ne vois pas en quoi je suis responsable de ce que cet imbécile a fait. Et puis, il y a ma sœur, qui travaille avec vous, alors pourquoi ne pas lui parler à elle ?
- Elle est très occupée, en ce moment.
- Ca je m'en doutais, dis-je en tournant les yeux vers un pan du mur opposé à la porte de la salle. Cela faisait quelques semaines que je n'avais pas eu de nouvelles de Destiny, ma sœur aînée. Je savais que son travail de consultante lui prenait beaucoup de son temps, mais j'étais très déçue de ne pas avoir autant de nouvelles de ma famille.
- Peut-être devriez-vous commencer par votre enfance.
- Je ne vois pas en quoi...
- C'est très important, coupa Menard. Je soupirais avant de fermer les yeux. Les souvenirs défilaient dans ma tête, le noir de mes paupières étant remplacé par des images floues, puis de plus en plus nettes, tandis que des odeurs fantômatiques de gumbo et de crevettes frites parvenaient à mes narines. J'étais transportée dans le passé.
« Je suis née à la Nouvelle-Orléans. Mes deux parents étaient des sorciers, et mes frères et sœurs en étaient aussi. Je baignais dans la culture vaudou, de même que la magie qui en découle. Tandis que mes frères et moi ne pouvions pas aller à l'école, ségrégation oblige, nos parents s'occupaient de tenir la boutique : mon père s'amusait à maudire ses ennemis ou ceux de clients, tandis que ma mère invoquait toutes sortes de démons pour accomplir ses charmes, vendus ensuite à des clients. Ma sœur et mon frère semblaient fascinés par les actes de mes parents. Pas moi.
- Que faisiez-vous alors ?
- Si vous ne m'interrompiez pas je pourrais peut-être vous le dire, répondis-je avec aigreur.
- Autant pour moi. Continuez.
« Je passais souvent mes journées dans le bayou, à récolter des fleurs, parler aux cours d'eau, essayer de comprendre ce qui m'entourait. Voyez-vous, ma famille adorait la magie, et ils en ont, je crois, chacun payé le prix, mais moi... J'étais fascinée par la vie. »
- Comme tout le monde.
- Vous voulez raconter à ma place peut-être, Mr. Menard ?
- Non, ça ira, continuez.
« Je ne parlais pas de la vie comme un état philosophique. Je préférais laisser ce genre de questionnements aux philosophes et aux têtes-en-l'air. Moi, ce qui m'intéressait, c'était la vie, au niveau biologique : ce qui faisait que les êtres vivants étaient des mécanismes qui faisaient qu'ils étaient là, tout simplement. De même, j'entendais partout des histoires de vie après la mort. Je ne vous cache pas que, si la vie me fascinait, la vie après la mort m'obsédait. Une fois, j'ai tenté d'espionner ma mère lorsqu'elle « parlait » à ses « invités », mais je l'ai très vite regretté.
Quoi qu'il en était, je vivais une enfance plutôt paisible, où j'étais libre de flâner à travers les rues de la Nouvelle-Orléans, dansant au rythme des musiques jouées par les musiciens de rues, écoutant avec passion les légendes d'esprits vengeurs, ou lisant de vieux livres sur le vaudou moldu dans les librairies qui m'étaient autorisées. Puis, arriva mon inscription à Salem. »

Je m'interrompis. Menard ne prenait pas de notes, et je savais qu'il n'y avait pas d'enregistreur magique ou tout instrument de ce genre. Le sourire discret qui s'était glissé sur son visage s'était légèrement affaissé, mais le souvenir toujours présent de ses années à l'Institut de Salem continuait de m'enchanter. Mon interruption l'encouragea à demander :
- Vous n'aimiez pas cette école ?
- Au contraire. Ce furent les meilleures années de ma vie.
« Ma sœur avait déjà passé deux ans à l'école de Salem. C'était une volonté de la part du gouvernement magique à lutter contre la haine raciale. S'il y avait bien quelque chose à propos duquel le monde magique était en avance, c'était la lutte contre la ségrégation. Mes parents ne furent pas surpris de recevoir une deuxième fois la visite d'un de leurs professeurs : Madame Favreaux. Elle m'emmena en transplanant à l'Institut de Sorcellerie de Salem. »
- Vous pourriez me décrire plus en détails cette fameuse école ?
- Bien sûr, Menard, je vous montrerais même où elle se trouve, ainsi qu'une liste détaillée de ses passages secrets, et, oui, pourquoi pas l'emplacement de ses archives secrètes, répondis-je sur un ton exagéré, faisant comprendre à mon interlocuteur le sarcasme dont je faisais preuve.
- Cela ne sera pas nécessaire. J'ai juste un grand intérêt à propos de la vie dans les écoles étrangères. Vous comprenez, je n'ai visité que Poudlard.
Je soupirais, avant de reprendre. Cette fois, c'était un doux parfum floral qui s'élevait autour de moi, tandis qu'un tourbillon de noir et de blanc apparaissait dans ma tête. Le deuxième concerto pour piano de Schubert retentissait en écho dans ma tête, me rappelant mon entrée dans l'école de Salem. Je m'avançais, du haut de mes onze ans, le long d'une allée de la ville, puis je disparaissais dans le bois. Les élèves se rendaient à l'Institut de Sorcellerie séparément, pour éviter d'attirer la curiosité des citadins. Escortée par Madame Favreaux à travers la forêt obscure, illuminée seulement par la lumière lunaire, je voyais les silhouettes sombres des autres élèves marcher à travers les arbres. Puis, c'était là que je la voyais.
« L'école n'était pas très grande, mais peut aisément accueillir les quelques dizaines d'élèves qui y étudient (aux Etats-Unis, peu d'élèves se rendent à une école de sorcellerie et reçoivent un enseignement auprès d'un professeur particulier ou dans un groupe de jeunes du coin). C'était une bâtisse à l'architecture typique des temps coloniaux, rappelant par bien des aspects les anciennes maisons que j'avais eu le loisir d'observer dans les rues du Quartier français de la Nouvelle-Orléans. La façade était d'une blancheur nacrée, et le toit était d'ardoise. L'entrée était précédée d'une terrasse couverte, jalonnée de colonnes de marbre. Lorsqu'on entrait, un couloir s'étendait jusqu'au hall central, arrondi, qui laissait accès à l'escalier qui menait aux étages supérieurs, et aux parties communes du rez-de-chaussée.
Comme les effectifs étaient très réduits (moins d'une cinquantaine d'élèves, surtout des filles), la bâtisse n'avait guère besoin d'être trop grande : la salle à manger consistait en une grande salle aux murs recouverts de portraits d'anciens élèves et de martyrs de l'époque de la chasse aux sorcières, une longue table qui permettait d'accueillir tous les couverts nécessaires, voire un peu plus lorsque des invités venaient rendre visite à la directrice, Madame Pauline Deschamps. Cette femme était mon modèle : elle avait une classe incroyable, avec une connaissance parfaite de l'étiquette, et était capable de véritables prouesses magiques. Ce sont ces valeurs que notre directrice a tenté de nous communiquer, à nous les élèves, notamment en autorisant les enseignantes à user de la magie pour sanctionner les élèves, ou en instaurant un style vestimentaire strict et souple à la fois, qu'aujourd'hui encore je suis. Malgré le fait que ce fut un régime autoritaire, je me plaisais là-bas, et tous ensembles, nous sommes devenus une véritable famille.
Là-bas, j'y ai appris l'art de la magie, tout en comprenant le sens de l'amitié, et en ayant la preuve que l'orientation morale de mes parents était mauvaise, néfaste. Aussi, je parvenais de plus en plus à m'éloigner d'eux, restant même pour certaines vacances à l'Institut. Cependant, j'ai finalement commencé à m'engager sur le chemin de la magie noire. Lors de ma sixième année, j'ai commencé à étudier les arts de la Légilimencie et de l'Occlumencie auprès d'un des seuls professeurs homme de l'école. Il s'avéra finalement qu'il avait une très mauvaise influence sur moi, je l'admets aujourd'hui. Il m'a montré les profondeurs abyssales de la magie noire, et m'a révélé le secret de la nécromancie, tandis que j’acquérais les connaissances relatives à la magie vaudoue. C'est en septième année que j'ai pu me défaire de cette emprise, en reprenant les habitudes que j'avais étant enfant : m'isoler dans les bois, à la recherche de la vie. C'est comme ça que j'ai su que je voulais servir la vie, et non la mort.

Malheureusement, si j'ai pu partir de l'Institut avec toutes les cartes en main, je savais que je laissais derrière moi les meilleures années de ma vie, le seul endroit que j'avais apprécié en ce monde. De plus, ces cartes, je les ai perdues lorsqu'il a fallu que je trouve comment me former aux arts de la guérison, et que je me suis mise à aider mes parents dans leur macabre commerce. Je « permettais » à des gens de revoir leurs proches disparus une dernière fois, en leur offrant une vision de leur proche animé par une vie et une conscience illusoire, car c'était moi qui tirait les ficelles, telle une marionnettiste. Mais finalement, il fallait bien que le bien triomphe, et c'est ainsi que mon très cher père fut arrêté pour ses méfaits. Je ne l'ai plus jamais vu depuis que ces gardes l'emmenaient à cette prison au nord de l'Alaska, ce dont je ne me plains pas vraiment. Ma mère a réussit à échapper à l'arrestation en faisant en sorte de faire croire que son temps était compté. Mais elle finit par être victime d'une vengeance d'une de ses multiples victimes, devenant une lycanthrope. Pour éviter de mettre en péril sa vie et le Code du Secret, elle partit rejoindre une réserve de loups-garous dans le désert. Malheureusement, ce n'est pas les seuls méfaits que j'ai accomplis. Car il a fallut que ma sœur se compromette avec un groupe de sorciers malfaisants, ayant un peu les mêmes buts que les Mangemorts de ces dernières années. Je me suis donc lancée à sa rescousse, allant même jusqu'à m'enrôler parmi eux, pour mieux les trahir. Finalement, j'ai découvert ce qu'ils avaient fait subir à ma sœur lorsqu'elle avait tenté de les quitter. Ma réaction ? J'ai suivi un instinct qui fut prépondérant dans ma famille : la vengeance. Je me suis vengée sur eux, jusqu'au dernier. Décidant que nous n'avions plus rien à faire en ces lieux, nous avons dit « Adieux » à la Nouvelle-Orléans, et sommes arrivés ici. »

Je m'interrompais à nouveau, observant la réaction de Menard. Ce dernier semblait impassible, toujours sans prendre de notes, mais je pouvais sentir, même sans avoir à entrer dans sa tête, qu'il éprouvait de la colère, face à ce que j'avais accompli il y avait de cela 30 ans. J'étais honteuse. Je détournais le regard, fermant les yeux pour m'empêcher d'afficher ce que je pensais. J'inspirais profondément, avant de reprendre :
- Mon frère partit à Poudlard, tandis que ma sœur tentait de s'en sortir du mieux qu'elle pouvait. Et, honnêtement, je suis admirative devant la force dont elle a fait preuve pour remonter la pente et intégrer le Ministère.
- Et vous ?
- J'ai pu devenir l'assistante d'une boutiquière du Chemin de Traverse, spécialisée dans les magies dites matérielles, comme les runes, ou justement, la magie vaudoue. Elle a finit par me confier sa boutique, et j'ai spécialisé la boutique en magie vaudoue. Cela me permettait de garder une vie digne, mais je n'aimais pas cela. Baigner dans ce genre de milieu me rappelait trop ce que j'avais commis, et j'étais rongée par le remord. Il a fallu que j'attende un peu. Ce n'est qu'il y a vingt ans que j'ai pu entrer à Sainte-Mangouste. J'y ai appris tout ce que je voulais savoir, comment guérir, sauver des vies. J'avais l'impression d'atteindre enfin mon but, la raison pour laquelle j'étais apparue en ce monde. Bien évidemment, avec mes habitudes vestimentaires, et mon poste (je m'occupais de guérir les blessés suite à des combats, de veiller sur les mourants, ainsi que de soutenir les proches des disparus), on m'appela rapidement l'Ange de la Mort. Je m'y suis pris au jeu, allant même jusqu'à prendre le réflexe de rabattre ma capuche avant de prendre soin des corps, bien que je me disais que c'était pour garder une sorte de distance face à la mort, que j'avais déjà trop de fois croisée.
- Et qu'est-il advenu de votre frère à sa sortie de Poudlard ?
- Les dernières nouvelles que j'ai eues de lui furent qu'il s'enrôlait aux côtés du Seigneur des Ténèbres. J'ai déchiré la lettre, avant de commencer à nourrir une haine contre cet idiot, qui avait définitivement gâché sa vie.
- Je crois que vous avez un fils.
- Louis. Il a 21 ans actuellement. Il est aux Hébrides, à étudier les dragons. Le brave petit. J'aurais aimé que son père...
Je m'interrompais. Je senti les larmes me monter aux yeux, et le nez me picoter. Menard nota cette réaction, et en profita :
- Et si vous me parliez de votre mari.
- Mort. Il n'y a rien à dire à ce propos.
- Je suis sûr que si.
- J'ai rencontré David en 1975, ajoutai-je, une once de colère dans le regard. Il était éditeur pour Obscurus Books à l'époque, et je l'avais déjà vu fureter devant ma boutique. Au bout d'un moment, nous avons commencé à parler, et est arrivé ce qui est arrivé. Nous nous sommes mariés, et deux ans après, Louis est né. Nous avons vécu une vie à deux magnifique. Tout allait bien. Il a finalement intégré la Gazette du Sorcier, jusqu'à ce que le jeune Potter donne l'alerte à propos du retour du mage noir – je répugnais à prononcer son nom, tant la haine m'envahissait alors. Il a tenté de convaincre ses collègues, mais il finit par démissionner pour créer un journal indépendant, avec la collaboration de nombreux autres sorciers. Malheureusement, lors de l'été 1996, il disparu. Sa sœur, qui était une très grande amie pour moi, parti à sa recherche. Pendant un an, j'ai eu une correspondance assidue avec elle, pour en savoir plus sur ses recherches, jusqu'à ce que je reçoive un colis, un jour...

Je m'interrompais. J'avais trop de mal à retenir mes larmes. Et le pire était à venir. Menard restait silencieux. Sa colère s'était évanouie, laissant place à de la pitié.
- Puis, ce fut au tour de Louis de se faire enlever. C'en fut trop pour moi. Reprenant mes anciens vices, je brandis ma baguette, et, après avoir retrouvé sa trace grâce à un sortilège vaudou complexe, je transplanais. La suite, vous vous en doutez... Je n'ai pas combattu à Poudlard, parce que j'étais trop occupée à faire payer aux Rafleurs le kidnapping de mon fils, avant de réapparaître chez ma belle-soeur, pour lui confier mon fils, avant de partir pour Poudlard, où j'ai servit pour guérir les blessés, et m'occuper des morts : ce que je fais de mieux, au fond.

MacDonald ouvrit la porte, l'air affairé.
- Alors, Menard, convient-elle ?
- Une petite minute. Miss Jones, que savez-vous sur ce qu'a fait votre frère au sein des Mangemorts ?
- Rien, Menard.
- Vous pourriez tout de même nous aider, affirma MacDonald.
- Et en quoi, voudrais-je aider le Ministère ? Celui-là même qui a couvert le Seigneur des Ténèbres ?
- Nous ne sommes plus en guerre contre Vous-Savez-Qui, Angelica. Kingsley Shacklebot est notre Ministre, et il a combattu Voldemort, dès qu'il a entendu Potter hurler son retour.
Je me décrispais. Maintenant qu'il en parlait, je me disais que, finalement, il avait raison. Cependant, je restais toujours méfiante.
- Nous avons besoin de votre aide. Il semblerait qu'un nouveau groupe de Mangemorts aie enrôlé votre frère, jusqu'à ce que... - MacDonald désigna la photo post-mortem – Et nous pensons que vous pourriez être un atout de poids pour nous.
- Et en quoi ? Je ne suis pas consultante. Si vous avez une question, posez-la à ma sœur.
- Le problème, c'est que nous avons besoin d'une infirmière.
Je haussais le sourcil, l'air légèrement surpris.
- Ne me dites pas que vous espérez...
- Vous avez le profil type.
- … que je passe ma vie dans une école, à guérir des adolescents de leurs problèmes d'acné !
- Vous avez de grandes connaissances en psychomagie, vous êtes une légilimens talentueuse, et vous pourriez être une excellente infirmière, dit Menard.
- Et pourquoi auriez-vous besoin d'une infirmière à Poudlard ?
- Nous pensons que Poudlard pourrait jouer un rôle important dans les prochains conflits, répondit MacDonald. Nous avons besoin d'un infiltré, pour que nous puissions défendre discrètement cette position. Et vous, vous pourriez être la personne parfaite, car vous avez déjà eu affaire à la magie noire.
- Hors de question.
- Miss Jones, vous n'avez toujours pas répondu de vos crimes passés. Bien que vous avez sûrement aidé beaucoup de gens, vous n'avez toujours pas payé la conséquence de vos actes. Considérez cette proposition comme un moyen de vous racheter.
MacDonald avait fait vibré la corde sensible. Il avait de toute évidence en connaissance les confidences que venait de faire Angelica, et avait pu les tourner à son avantage. C'était le prix à payer pour Angelica pour savoir vraiment ce qu'ils avaient pour elle.
- Je n'accepterai, qu'à certaines conditions: la première, est que vous me laissiez faire mon travail, car, si vous m'avez choisi, c'est que vous savez que je sais ce que je fais ; la deuxième, est que vous gardiez un œil sur mon fils. S'il lui arrive quelque chose, je mets fin à notre accord.
- Alors, dans ce cas, marché conclus.

Et vous ?
► Où avez-vous connu le forum ? Un prof m'en a parlé u.u
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► Niveau RP : Le même que ce fameux prof, j'imagine :p


Dernière édition par Angelica Jones le Dim 12 Oct - 13:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Angelica Erin Jones   Sam 4 Oct - 17:31

♦ Woooawh, la classe *__* Bienvenue o/ !
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MessageSujet: Re: Angelica Erin Jones   Sam 4 Oct - 18:00

Welcome super infirmière qui a trop la classe


Bon courage pour la rédaction de ta fichette,
à bientôt en RP ou sur la CB j'espère Smile
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MessageSujet: Re: Angelica Erin Jones   Sam 4 Oct - 23:18

Rebienvenue ! **

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MessageSujet: Re: Angelica Erin Jones   Dim 5 Oct - 9:27

Bienvenue parmi nous Wink
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MessageSujet: Re: Angelica Erin Jones   Dim 5 Oct - 10:21

Bienvenue Angelica !
J'ai hâte d'en savoir plus sur ton perso, bon courage pour l'écriture de ton histoire et à très vite Smile

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    « COMMENT CA C'EST MA TÊTE QUI ATTIRE LES COGNARDS ?»
    JE PARLE EN #DC143C ET J'AIME CA
    Now touch the Rainbow  :Mavis:
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MessageSujet: Re: Angelica Erin Jones   Dim 12 Oct - 11:15

Merci à vous tous^^ !

EDIT : Fiche terminéééeee !^^
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MessageSujet: Re: Angelica Erin Jones   Dim 12 Oct - 14:52

Félicitations ! Te voilà validé. Encore une fois bienvenue. Voici quelques clefs du forum.

► Tu peux d'ores et déjà ouvrir ta fiche de lien ici. Si tu veux, il existe un code à disposition, mais tu peux bien entendu en faire un toi-même, en prendre un déjà fait ou même en demander un personnalisé à notre graphiste dévouée. Le modèle disponible se trouve ici.

► Te voilà prêt à rp, tu peux en faire la demande ici

► Dans la foulée, tu peux également ouvrir ton journal de bord ici, là aussi un modèle est à ta disposition. N'oublie pas, quand tu ouvres un rp, de bien mettre la date et d'indiquer son ouverture ici.

► Si tu désires être parrainé par un membre pour prendre pied sur le forum, comme il t'a déjà été proposé pour ta fiche, n'hésite pas à en faire la demande ici. De même, si tu es à l'aise sur le forum et désire aidé les futurs nouveaux, tu peux postuler comme parrain au même endroit.

► Pour la vie du forum, il est important de voter régulièrement aux topsites, peut-être même que c'est ainsi que tu es arrivé ici. Il y a des liens pour nos quatre topsites un peu partout, que ce soit sur la page d'accueil ou en bas, à droite, partout sur le forum. Tu gagnes un point RP tous les quatre votes, n'oublies pas d'indiquer ton nom sur la page de vote pour obtenir les points, qui sont comptabilisés chaque semaine. Les points servent entre autre à obtenir un double compte ou l'accès à des endroits spéciaux sur le forum.

► Si tu es un élève et que ça n'a pas encore été fait, je t'invite à aller indiquer ton année d'étude dans le champs de ton profil prévu à cet effet.

Il me semble avoir tout dit, si ce n'est, encore bienvenue et bon jeu parmi nous !
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Angelica Erin Jones

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