Nox Aeterna

La guerre est enfin finie. Harry Potter et Lord Voldemort y ont néanmoins laissé la vie. Tout semble être rentré dans l'ordre. Mais est-ce vraiment le cas...?
 

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 Curriculum Vitae - Isobel Catharina Selwyn

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MessageSujet: Curriculum Vitae - Isobel Catharina Selwyn   Lun 17 Nov - 16:57

Isobel Catharina Selwyn


► Âge : 29 ans
► Née le : 18 Décembre 1970
► Née à : Oxford, Londres
► Maison : Serpentard
► Année d'étude : //
► Metier : Professeur de Potions à Poudlard
► Particularité : Occlumens  
► Niveau de son don : Niveau 3
► Baguette :  Bois de Chêne rouge et poignée d’Orme – Ventricule de Pansedefer Ukrainien – 29¾cm – Particulièrement rigide et lisse, pointue en son extrémité
► Animal :  Plusieurs rapaces de grande envergures dont ses préférés, un balbuzard et un aigle répondant respectivement aux noms de Dion et Sylde.
► Avatar : Jennifer Lawrence

Famille et relations
Gédéus Selwyn • Père. Un homme d’affaire et de pouvoir descendant d’une lignée aux desseins obscurs. Il se battit férocement aux côtés de son maître lors de la Bataille de Poudlard et personne ne pourra jamais dire de lui qu’il fut traître à son sang. Le Baiser du Détraqueur lui était réservé à sa sortie de l’hôpital Sainte-Mangouste, heureusement ou malheureusement, il succomba à ses blessures, seul et persuadé d’avoir accompli son devoir.

Eléonice Selwyn  • Mère.  Une sorcière aigrie, austère, qui ne tient son rôle de mère que des neuf mois qu’elle passa à se plaindre et à maudire ces petits bouts de vie qui avilissait son corps. Elle ne se préoccupa jamais de sa progéniture, laissant cette basse corvée à des gouvernantes toutes plus strictes les unes que les autres. En revanche elle était toujours la première à punir, à réprimander quand l’occasion se présentait. Comme son mari et le reste de sa famille Eléonice est une partisante de Voldemort. L’absence de preuve et son beau visage implorant lui évitèrent Azkaban. De peu. Aujourd’hui elle profite de sa liberté dans le fin fond de l’Angleterre.

Moriana Fairbank, anciennement, Selwyn • Décédée Sa sœur aînée et elle n’ont jamais été aussi proches que deux sœurs peuvent l’être. Sans doute en raison de l’éducation stérile qui fut la leur et de la différence d’âge. Quand Isobel vint au monde sa sœur fêtait déjà ses douze ans et tout laisse à penser que ce deuxième enfant n’était, pour ses parents, qu’une deuxième chance d’assurer une descendance honorable à leur rang. L’héritière des Selwyn ne pouvait décemment pas porter les couleurs de Godric Gryffondor. Gédéus ne l’aurait pas permis. Étrangement Moriana ne lui en tint jamais rigueur au contraire, elle sembla… la plaindre.

Judith Fairbank & Siobhan I. Fairbank  • Neveu et nièce. La seule famille qui compte à ses yeux désormais. La dernière de leur rencontre remonte à presque onze ans et aujourd’hui Isobel est bien décidée à renouer définitivement le contact, qu’importe l’aversion que lui voue leur père, Sullivan. Depuis quelques mois elle correspond avec son neveu et sa nièce par hiboux interposés et l’idée de les revoir, dans le cadre de Poudlard qui plus est, la rempli de joie et d'appréhension.

Physique
Tout commence par un claquement sec et régulier. Vous ne savez pas encore à quoi il correspond et pour certains c’est un métronome des plus désagréables qui n’est pas sans rappeler le tic-tac obsédant d’une horloge trop bruyante. Pour d’autres, plus aguerris ce tintement n’est autre que la douce annonce d’une femme, une femme perchée sur des talons hauts. Ils auraient raison.

Les romantiques vous diront que l’ont peut deviner une femme simplement en l’écoutant marcher, que le balancement de ses hanches transparait dans le martèlement de sa foulée. La hauteur, la matière et même la forme du talon sont autant de variables qui influencent le son. Sec ou assourdissant, vif ou bien lent ; transparait même parfois la légèreté. En particulier sur ces petits escarpins italiens qui se vendent si bien la saison douce venue. Ceux que possèdent Isobel Catharina Selwyn provoquent un claquement rigide, implacable qui vient raisonner dans le marbre du grand hall comme un pincement au cœur. La foulée est rapide, empressée. Ce sont les foulées de quelqu’un qui n’a pas de temps à perdre, pour rien ni personne. Les foulées d’une femme qui ne vous prêtera pas la moindre attention, quand bien même vous passerez des heures à l’écouter marcher, à la regarder déambuler. Au mieux elle jettera un regard mi-agacé mi-curieux dans votre direction en percevant votre insistance.

Qu’à cela ne tienne, vous aurez eu le temps de parcourir sa silhouette et de vous rendre compte que cet homme-à-femme, ce rêveur utopique, ne mentait pas finalement. En l’écoutant marcher vous l’aviez deviner. Isobel est une jolie femme, c’est indéniable. La nature est plus gracieuse avec certains qu’avec d’autres et de ce côté-là Gédéus n’eut jamais à se plaindre de ses enfants. De taille moyenne pour une corpulence tout à fait honorable. Un corps de femme avec des hanches un peu larges et une taille fortement marquée, un décolleté avantageux qui n’est cependant jamais mis en avant.

Depuis l’enfance Isobel est habillée et apprêtée avec le plus grand soin, pas question de faire tâche devant le gratin du Ministère. Jamais un cheveu de travers, à l’époque elle jouissait d’une longue crinière blonde, légèrement ondulée que ses gouvernantes s’évertuaient à natter avec de cruels sortilèges de resserrement et de maintient. La fillette en avait les yeux perlant de larmes tout au long des réceptions. Sa majorité venue elle jeta rubans, nœuds, peignes et se rua chez le coiffeur. Elle en ressortie allégée avec un carré long.

Cela n’effaça cependant jamais les années passées tirée à quatre épingles et Isobel ne peut s’empêcher de se préparer avec la même rigueur que si le Magenmagot au grand complet allait s’inviter chez elle pour dîner. Ses cheveux sont soigneusement peignés, bouche peinte, œil de biche et vêtements de qualité. Même si au fil des années elle s’est assouplie, délaissant les robes coutures pour des jeans et des chemises bien plus adaptés à son métier. Rien n’est laissé au hasard résultat d’une éducation quasi militaire.

Vous l’aurez deviné Isobel ne fait pas partie de cette catégorie de femme vivifiante par leur dynamisme et leur joie de vivre. C’est une beauté froide quasi inexpressive pour qui n’y prête guère attention. Il est rare de voir un sourire fleurir son visage aux traits harmonieux, tout comme il est plus rare encore de pouvoir y lire ses émotions. Pas question pour une Selwyn de laisser parler ses sentiments à tout vas. Maîtrise et retenue sont de mises, ses colères, ses peurs et ses chagrins resteront muet, bien à l’abri derrière ce visage fermé dans une expression d’indifférence polie ou de mépris désintéressé. Subsiste un tic dans les grands moments de confusion ; elle mordille sa lèvre inférieure, discrètement, là tout près de la commissure des lèvres. Petit à petit elle se déride à mesure que la vie fait son office, loin des sangs-purs, loin des apparences, dans un monde où l’on a plus besoin de se cacher. Pour le moment du moins.

Caractère
Ce n’est qu’un regard, qui se veut froid et inexpressif qui plus est. Pourtant c’est un regard qui signifie tout. Et pas seulement l’indifférence polie à laquelle il se borne obstinément. Pour qui fait preuve d’un peu d’observation c’est sans doute là le masque de quelqu’un qui refuse d’être si aisément dévoilé, d’être froidement mis à nu par un simple coup d’œil.

Le premier rempart d’une méfiance imposée depuis l’enfance par des parents absents, un manque de confiance envers autrui. Elle se traduit par une certaine froideur. Ce n’est pas de l’indifférence mais une distance. Une distance qui se cultive, se travaille, avec un soin tout particulier tous les jours, comme une fleur fragile dont il faut prendre soin. Il est si facile de berner la vigilance, contourner les barrières et tromper la confiance de quelqu’un qui ne prend aucune précaution. L’Occlumencie n’est que l’une d’elles.

Revenons à ce regard, certes froid mais loin d’être fuyant. Bien au contraire, c’est un regard scrutateur, intense. Qui juge ou qui défie. Et si vous vous risquiez à répondre c’est la bouche qui vous réprimandera. Les mots ne sont qu’un outil, une arme de plus que l’on met très tôt dans les mains des enfants nobles au travers de l’apprentissage délicat de la rhétorique. Le vocabulaire, choisi avec un soin tout particulier, ne laisse place à aucune ambiguïté. Quant au discours ; il est si bien ficelé, si bien pensé qu’il ne souffre d’aucune réplique. Isobel n’a pas pour habitude de parler pour ne rien dire, pas même pour les commérages du Chaudron Baveur – aussi intéressants fussent-ils.

Ses collègues lui trouvent un quelque chose d’hautain. Un air supérieur qui n’est pas sans rappeler l’attitude des sangs-purs envers ceux qu’ils considéraient comme ‘qualité négligeable’ à l’époque où Vous-savez-qui régnait. Pourtant il n’en est rien et face à un interlocuteur pertinent sa compagnie peut s’avérer des plus charmantes. Une conversation intéressante, ou même une question judicieuse, attise la curiosité qui est la sienne et éclaire ce regard polaire d’une lueur fugace qui n’est autre que de l’intérêt.

Nombre de sorciers et de sorcières, en raison du peu de jovialité dont elle fait preuve, pensent à tord qu’Isobel partagent les idéaux de son Mangemort de père. Elle fut même, à un épisode sombre de sa vie, soupçonnée d’en avoir les agissements. Aujourd’hui à l’aube d’une ère nouvelle et à la vue des événements récents les rumeurs sont plus nombreuses que jamais. Pour la simple raison qu’en dehors de la sphère, très restreinte, de La Cour de Justice Magique elle n’a jamais démenti ces propos, ne ressentant jamais le besoin de se justifier devant quiconque s’octroya le droit de porter un jugement aveugle. Simplement car les histoires de famille ont ceci de particulier qu’elles ne devraient jamais, justement, sortir du cercle familial et se répandre en tissus de mensonges au travers toute l’Angleterre.

Cela étant, Isobel n’a jamais partagé l’adoration de certains sorciers pour les Moldus. Non pas en raison d’un quelconque sentiment de supériorité vis-à-vis de ceux qui ne pratiquent ni ne sentent la Magie mais bien pour leur étroitesse d’esprit. Depuis toujours les sorciers ont la sympathie, qui n’est autre  qu’une question de bon sens, d’accepter l’absence de pouvoirs des Moldus là où ces derniers, non content d’en ignorer l’existence, méprisent férocement tout ce qui ne rentre pas dans leur confortable sphère de connaissance. Pire, ils en sont effrayés. Une attitude qui manque cruellement de jugeote et la stupidité ne trouve aucune grâce à ses yeux.

Notes

Astronomie : A/EE
Botanique : EE/EE
DCFM : EE/O
Histoire de la Magie : A/EE
Métamorphose :  EE / O
Potions : O/O
Sortilèges : O/O
Option 1 – Arithmancie : EE/EE
Option 2 – Etude de Runes : EE/EE
Option 3 – SaCM : A/EE

Histoire
Spoiler:
 
Contrairement à de nombreuses existences celle-ci ne débute pas comme on pourrait s’y attendre au dix-huit décembre 1970, date à laquelle l’enfant qui fut baptisée plus tard Isobel Catharina Selwyn vint au monde durant un froid et pluvieux mois de Décembre. Non, notre histoire commence onze ans plus tard, lors d’un mois de Décembre tout aussi humide et glacial que le précédent. Oxford, qu’importe sa beauté, jouit d’un climat hivernal particulièrement exécrable et cette année là ne fit pas exception, quand bien même fut-il le jour le plus merveilleux, le plus grandiose d’une petite fille de onze ans. Le jour où elle recevrait sa propre baguette magique.

Cette petite fille n’était autre que la cadette de la très respectable et respectée famille de sorciers de sang-pur qu’est la famille Selwyn. Loin de se réjouir pour la naissance de leur seconde fillette, M. et Mme Selwyn, respectivement connus sous les prénoms de Gédéus et Eléonice, accueillirent cet événement, pourtant extraordinaire, avec autant de flegme qu’à leur habitude. Gédéus leva à peine les yeux de son journal et Eléonice chassa tout simplement sa fille et son excitation volubile de son salon. Après tout n’était-ce pas simplement ce qu’on attendait d’une Selwyn ? Si, bien évidemment. Ce fameux soir de Décembre 1981 Isobel comprit qu’elle ne trouverait jamais en ses parents l’écho auquel tout enfant de son âge pouvait prétendre.

Elle acheva à Poudlard un premier cycle brillant, couronné de succès par la validation de dix matières aux ASPICS et des notes mirobolantes, pas unes ne tombaient en dessous de l’Effort Exceptionnel et elle ne décrocha pas moins de quatre Optimal. Une récompense à la hauteur du travail titanesque fourni pendant les sept longues années d’études passées au Château. M. et Mme Selwyn accueillirent la nouvelle avec le désintérêt et la nonchalance qui les avaient toujours caractérisés au moyen d’une lettre, impersonnelle et poinçonnée du sceau familial. Quelques mots jetés à un Elfe de Maison qui avait eu la sympathie d’y ajouter, de son écriture tremblante et malhabile, ses «  Felcitassions Mademoizelle » qui eurent plus d’impact que le discours grandiloquent de son père sur l’importance de faire toujours honneur à son rang.

L’année de ses dix-neuf ans, tandis qu’elle préparait ses études futures à contre courant de l’administration Ministérielle, Gédéus et Eléonice Selwyn crurent de bon ton de rappeler à leur cadette, l’aînée n’existait plus depuis quelques année déjà après son mariage avec un bon à rien, qu’il faudrait aux Selwyn… une descendance. Et ils s’y prirent de la plus grossière des façons. Alors qu’Isobel se pliait, bon gré mal gré, aux mondanités d’une petite soirée en l’honneur d’on ne sait quelle futilité on lui présenta un jeune homme. Un sorcier du nom de Nathanaël Avery d’un rang équivalent au sien. Bien que sa compagnie se révéla, en tout bien tout honneur, plutôt agréable (il s’agissait d’un garçon cultivé), l’annonce de leurs futures fiançailles se solda par dispute mémorable qui rompit définitivement les liens déjà faibles qui subsistaient entre le couple Selwyn et leur fille.

Furieuse contre ses parents elle se rendit chez son ainée, alors mère de deux adorables garnements, Judith et Siobhan respectivement âgés de cinq et quatre ans. Malheureusement les conseils de Moriana ne lui furent d’aucune aide et qui plus est, furent très mal reçus. Quelques semaines plus tard elle quittait le pays, direction l’Europe du Nord.

Elle ne revit jamais Nathanaël.
Ni Moriana.


Isobel Selwyn ne reverrait les contrées verdoyantes et humides de sa terre natale que huit longues années plus tard. Les plaines gelées de la Norvège l’accueillirent à bras ouverts et jamais, malgré ses nombreux voyages, elle ne trouva contrée plus resplendissante qu’Oslo recouverte de son manteau hivernal.  Elle y termina ses études en partenariat avec l’Institut Durmstrang, tristement célèbre pour son enseignement des Forces du Mal et alors dirigé par le très estimé Igor Karkaroff, ancien Mangemort. Malgré son passif de criminel avéré il semblait avoir définitivement tiré un trait sur la marque des Ténèbres  et s’investissait corps et âme pour la prospérité de son Ecole. Cependant personne n’était dupe et surement pas la fille d’un autre Mangemort. La réputation de Gédéus Selwyn précédait sa fille par delà les mers et lui ouvrit les portes de Durmstrang où Karkaroff l’y accueillit en grandes pompes.

Elle étudia pendant cinq ans à la Bibliothèque Magique d’Oslo et de Durmstrang en compagnie de plusieurs autres jeunes gens, tous issus de familles de sang bleu. Elle ne noua avec eux guère plus que de simples relations cordiales qui s’arrêtaient bien souvent à quelques politesses comme on le lui avait si soigneusement appris. De toute façon d’aucun ne jouissait du temps nécessaire à l’élaboration de liens  sociaux et ceux qui s’y risquèrent ne parvinrent pas au quart de leur programme. Isobel n’en fit bien évidemment pas partie, loin s’en faut.

Durant ce laps de temps elle approfondit la plupart des connaissances déjà acquises à Poudlard dans les domaines de base ; sortilèges, soins aux créatures magiques et procédés runiques. De nombreux stages d’observation et même pratiques lui permirent de se constituer un bagage solide pour la suite de sa carrière, elle découvrit notamment quelques uns des dragons norvégiens particulièrement véloces qu’abritaient les montagnes. Cependant, malgré la fascination qu’exerçaient sur elle les créatures magiques et le plaisir que lui procurait l’étude des sortilèges Isobel se spécialisa principalement en Magie Noire et en Alchimie, le climat, si proche des pôles, permettait la manipulation et surtout la découverte de nombreuses plantes que les herboristeries Anglaises n’importaient pas à l’époque ou dans des conditions si mauvaises que la matière première en perdait toutes ses vertus.

Néanmoins c’est la pratique des Arts Obscurs qui retint son attention, particulièrement dans l’environnement de Durmstrang où l’on apprend la Magie Noire aux élèves dès les premières années. Après avoir acquis un niveau plus que correct dans cette discipline elle s’attela à l’écriture d’une thèse sur la corrélation entre Magie Noire et Criminalité dans laquelle elle s’appliqua à corriger l’image erronée que divulguait l’Angleterre. Les élèves de Durmstrang ne seraient pas tous de futurs résidents à Azkaban tout comme Poudlard peut, et a d’ailleurs, produit de grands sorciers maléfiques. Le plus grand d’entre tous même. D’où la nécessité absolue, selon elle, d’apprendre la Magie Noire pour pouvoir s’en défendre efficacement quand celle-ci est retournée contre vous. A terme ses travaux provoquèrent un impressionnant grabuge au sein de la communauté Magique, l’idée de réformer la pratique des Défenses Contre les Forces du Mal scandalisant le Ministère.

Sa thèse fut néanmoins validée d’un Effort Exceptionnel pour son « originalité avant-gardiste et l’impressionnant travail fourni » accompagné d’un très élégant post-scriptum « D’une grande pertinence. Prière cependant de ne plus jeter de pierres dans la fourmilière. Salutations ; Albus Dumbledore. » Satisfaite elle rangea ses kilomètres de parchemin dans un coin de son bureau et n’embêta plus le ministère avec ses idéaux, Dumbledore avait suffisamment à faire avec la préparation du Tournois des Trois Sorciers.

A la même période elle fit la connaissance d’Alastor Maugrey, alors à la retraite, au détour d’une ruelle à Oslo. Peu importe ce qu’il fichait dans le coin, probablement était-il à la poursuite d’un de ses nombreux démons, il la félicita à grand renfort d’insultes à l’égard du ministère ; trop étriqué, trop stupide et trop aveugle. A la rentrée il serait Professeur à l’école de Magie Poudlard et ne paraissait pas emballé à l’idée de « préparer à la guerre des adolescents encore en couche-culotte ». A l’époque elle en avait souri, amusée par la touchante paranoïa de l’ancien Auror, bien loin d’imaginer à quel point Fol Œil avait visé juste, une fois encore.

Cette fameuse rencontre lui donna envie de devenir Auror à son tour. Les tests, bien que difficiles, se révélèrent à sa mesure et c’est ainsi qu’Isobel Catharina Selwyn, envers et contre l’avis de son père, entra en formation durant l’automne 1994. Un an plus tard, alors que sa formation suivait son cours, Moriana s’évaporait dans la nature. Personne ne savait ce qu’il était arrivé, on avait simplement retrouvé sa baguette et un peu de sang. Après des semaines de recherches infructueuses on annonça son décès, ce fut la douche froide. A vingt-cinq ans elle nia l’évidence dans le déni le plus total. Choquée, meurtrie, elle ne viendra pas aux funérailles. C’était au dessus de ses forces. La dernière fois qu’elle avait  vu sa sœur remontait à cette fameuse histoire de fiançailles, elle n’en détestera que plus ses parents. Injustement pour une fois. Sullivan ne lui pardonnera jamais cette absence le jour de l’enterrement. Une absence qu’elle essaye encore aujourd’hui de compenser.

Plus déterminée que jamais Isobel se jeta alors tête baissée dans ses études, deux ans plus tard ses efforts furent récompensés par l’obtention de son diplôme. Étrangement ce minuscule parchemin rutilant et la broche d’or et de platine qu’on accrocha à sa cape ne lui procurèrent aucune joie. Seulement cette désinvolture courtoise.

Du reste ce diplôme ne lui servira jamais, nous sommes rendu en 1997 et à l’aube de la Guerre les Mangemorts sont partout, y compris dans Poudlard même. Le Ministère ne veut pas de leur progéniture au sein de son dernier rempart. A la même période Isobel est accusée d’abord du meurtre de sa sœur et ensuite de vouloir infiltrer le ministère pour le compte de Vous-savez-qui. Elle est jugée à la Cour de Justice Magique puis acquittée devant le manque de preuve et l’innocence manifeste. Cependant le mal est fait, humiliation cuisante et son habilitation à la Brigade de Police Magique ne changea en rien son amertume. Elle occupa ce poste jusqu’à la disparition de Voldemort et Harry Potter. Sur les ruines du champ de bataille qu’était devenu Poudlard elle se fit le serment que plus jamais une telle chose se produirait.

A sa sortie de Sainte-Mangouste Isobel retourna quelques temps en Norvège où elle fit son deuil. Bien que tentée d’oublier les horreurs de la guerre dans son chalet nordique elle ressentait le besoin impérieux de rentrer en Angleterre, ne serait-ce que pour son neveu et sa nièce. Elle ne garda de cette époque que son accent aux sonorités slaves dont elle ne parvenait pas à se défaire.

Son père mort et sa mère enfuie elle vendit la propriété Selwyn ainsi que tous les biens inutiles qu’elle contenait. Avec l’argent ainsi obtenu elle acheta une maison de campagne en bord de mer près Newport et plaça le reste en banque. Seule et ainsi débarrassée de ses vieux démons elle retrouva suffisamment de force pour affronter ce que la vie avait encore à lui réserver.


24 Février 2000

En un an et des poussières les choses sont peu à peu rentrées dans l’ordre, avec la reconstruction de Poudlard l’école s’est vu pourvoir de nouveaux enseignants, un sang neuf qui ne peut que faire du bien à cette vieille école. J’ai encore du mal à réaliser, parfois, que tout ceci a vraiment eu lieu. La guerre. Les morts. Dumbledore et Harry Potter ne reviendront pas, jamais. Et cette pensée remplit toujours ma bouche d’un goût acide, douceâtre, que même le meilleur et le plus parfumé des thés ne parviendra jamais à chasser. C’est comme si, du jour au lendemain, l’un d’eux pouvaient se promener dans la rue et me saluer devant Fleurus et Bott. Harry sourirait gaiement, ses petites lunettes rondes sur le nez accompagné d’Albus qui trouverait bien une bêtise à faire. Comme accepter les dragées de Fred Weasley, lui aussi victime des Mangemorts.

Rares sont ceux à n’avoir rien perdu dans cette Guerre. Je peux m’estimer heureuse d’être encore en vie. Moi et ceux qui me sont chers. Mais pour une raison que j’ignore les choses changent. Comme si deux ans de sursis suffisaient à panser les plaies béantes que nous a infligé le passé.

Alors que tout un chacun n’aspire qu’à un peu de cette routine coutumière le monde Magique semble de nouveau en proie aux bouleversements. Pour commencer la disparition des Elfes de maison et maintenant la mort d’un adolescent, tout juste dix-sept ans, peut-être même moins, l’âge de Judith. Les temps changent et la roue tourne sans que nous n’y sachions rien changer. Le mieux que nous puissions faire est d’anticiper pour ne laisser personne nous prendre au dépourvu.


Quelques jours après la parution de James Omeara pour le Cabot Enragé Isobel reçut la visite d’un très beau hibou au pelage brillant qui lui remit une grande enveloppe d’un papier glacé de très bonne qualité. Le sceau rouge et cireux du Ministère de la Magie y était soigneusement apposé en plein centre. Le poste de Professeur de Potions était vacant à Poudlard depuis quelques temps et Minerva Mc.Gonagall, la nouvelle directrice, cherchait urgemment un remplaçant pour assurer les cours et permettre aux élèves de passer leurs BUSEs et leurs ASPICs dans cette matière délicate. Dans l’espoir de trouver au plus vite un professeur habilité le Ministère avait fait remettre cette missive à ses anciens agents susceptibles de remplir les conditions requises.

C’est ainsi que près de douze ans plus tard Isobel foulait de nouveau les grands couloirs de Poudlard, ses talons martelant impitoyablement les grandes dalles de marbres sombres, usées par les années. Elle embrassa du regard les tableaux et les escaliers farceurs. Cette fois elle n’était plus élève mais bel et bien Professeur.  Au début du mois de Mars elle ferait la connaissance de ses collègues et dispenserait ses premiers cours. Une nouvelle carrière débutait et elle comptait bien exceller dans celle-ci comme dans la précédente…

Et vous ?
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Dernière édition par Isobel C. Selwyn le Ven 21 Nov - 21:55, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Curriculum Vitae - Isobel Catharina Selwyn   Lun 17 Nov - 17:46

Bienvenue, Potion Lady !

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MessageSujet: Re: Curriculum Vitae - Isobel Catharina Selwyn   Lun 17 Nov - 19:48

Bienvenue à vous professeur !
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MessageSujet: Re: Curriculum Vitae - Isobel Catharina Selwyn   Lun 17 Nov - 21:11

Salut, tu vas me haïr ♥
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MessageSujet: Re: Curriculum Vitae - Isobel Catharina Selwyn   Lun 17 Nov - 21:29

(re)Bienvenue à toi ♥
Fiiiight pour cette fiche qui vend du rêve~
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MessageSujet: Re: Curriculum Vitae - Isobel Catharina Selwyn   Mar 18 Nov - 15:41

(Re)bienvenue, j'aime beaucoup le début de ta fiche ♥
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MessageSujet: Re: Curriculum Vitae - Isobel Catharina Selwyn   Ven 21 Nov - 8:57

Bienvenue consœur Smile ! Bonne chance pour ta validation et à très vite !
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MessageSujet: Re: Curriculum Vitae - Isobel Catharina Selwyn   Ven 21 Nov - 14:41

♦ Merci à vous tous vous êtes trop mignons ♥♥♥

J'en profite pour dire... que j'ai terminé et ... les admins ont le droit de vont me taper dessus parce que j'ai fait un pâté-histoire éè.

Enfin, j'espère que ça ira sinon je modifierais ! (:
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MessageSujet: Re: Curriculum Vitae - Isobel Catharina Selwyn   Ven 21 Nov - 19:45

Re bienvenue collègue
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MessageSujet: Re: Curriculum Vitae - Isobel Catharina Selwyn   Ven 21 Nov - 23:10

Félicitations ! Te voilà validé. Encore une fois bienvenue. Voici quelques clefs du forum.

► Tu peux d'ores et déjà ouvrir ta fiche de lien ici. Si tu veux, il existe un code à disposition, mais tu peux bien entendu en faire un toi-même, en prendre un déjà fait ou même en demander un personnalisé à notre graphiste dévouée. Le modèle disponible se trouve ici.

► Te voilà prêt à rp, tu peux en faire la demande ici

► Dans la foulée, tu peux également ouvrir ton journal de bord ici, là aussi un modèle est à ta disposition. N'oublie pas, quand tu ouvres un rp, de bien mettre la date et d'indiquer son ouverture ici.

► Si tu désires être parrainé par un membre pour prendre pied sur le forum, comme il t'a déjà été proposé pour ta fiche, n'hésite pas à en faire la demande ici. De même, si tu es à l'aise sur le forum et désire aidé les futurs nouveaux, tu peux postuler comme parrain au même endroit.

► Pour la vie du forum, il est important de voter régulièrement aux topsites, peut-être même que c'est ainsi que tu es arrivé ici. Il y a des liens pour nos quatre topsites un peu partout, que ce soit sur la page d'accueil ou en bas, à droite, partout sur le forum. Tu gagnes un point RP tous les quatre votes, n'oublies pas d'indiquer ton nom sur la page de vote pour obtenir les points, qui sont comptabilisés chaque semaine. Les points servent entre autre à obtenir un double compte ou l'accès à des endroits spéciaux sur le forum.

► Si tu es un élève et que ça n'a pas encore été fait, je t'invite à aller indiquer ton année d'étude dans le champs de ton profil prévu à cet effet.

Il me semble avoir tout dit, si ce n'est, encore bienvenue et bon jeu parmi nous !
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