Nox Aeterna

La guerre est enfin finie. Harry Potter et Lord Voldemort y ont néanmoins laissé la vie. Tout semble être rentré dans l'ordre. Mais est-ce vraiment le cas...?
 

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 L’Ombre des Semper Fidelis

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MessageSujet: L’Ombre des Semper Fidelis   Jeu 5 Fév - 13:08

L’Ombre des Semper Fidelis
Le 24 février | Avec Rigel & Drago

« Je pense que nous n’obtiendrons rien de plus d’eux. Votre témoignage aura été d’autant plus précieux, Miss Black. » « C’était le moins que je puisse faire. Ma présence sera requise pour le procès ? » « Non, William suffira. J’imagine que vous préférez garder vos distances. » « Précisément, je vous remercie. » Je saluais Jon Kyran, le directeur des aurors, qui avait eu l’amabilité de me tenir au courant de la suite des évènements après que William et moi aient été attaqués par trois Semper Fidelis. Sur ces entrefaites, je pris congés et pris la direction du département de la coopération magique internationale. Il y avait encore quelqu’un que je désirais voir ici et je me hâtais, je n’aimais pas passer trop de temps en ces lieux. Le ministère de la magie ramenait en moi certains souvenirs dont le sentiment de culpabilité dominait et me poursuivrait sans doute à jamais. Bien que personne ici ne sache ma responsabilité, je ne pouvais arpenter ces couloirs sans ressentir un profond malaise. Malheureusement, j’étais amenée bien souvent à m’y rendre, surtout ces derniers jours. Voilà ce qui arrivait quand la moitié de mes proches travaillaient ici, entre William, Lucius ou Drago, c’était d’ailleurs ce dernier que je voulais voir. Il ne se trouvait pas dans son bureau, ne désirant pas m’éterniser, je me contentais de lui laisser un message sur un bout de parchemin.

Drago,
Jamais à ton bureau, n’est-ce-pas ? J’aimerais te voir au plus vite. Je t’attendrais ce soir dans l’atrium. Bonne journée, déserteur.
R.A.B.


Je quittais les lieux sans plus tarder et rentrais chez moi. Finalement, à peine rentrée, je reçu un message par cheminée de Sainte Mangouste me disant qu’ils avaient un léger manque de personnel pour l’après-midi et, étant disponible, je repartis aussi vite pour les rejoindre. La journée se déroula sans heurt, aucun cas grave ne se présenta, pas d’urgence ni de drame, une bonne journée, en somme. Je finis ma journée en levant un maléfice sur un patient qui s’était retrouvé avec le bras gauche transformé en un long tentacule dont les ventouses s’agrippaient sur toutes les surfaces lisses. Une tentative de métamorphose ratée qui me fit beaucoup rire sous cape. Au moins, cela me fit oublier quelques heures mes inquiétudes. Je quittais enfin Sainte Mangouste avec une tache d’encre de pieuvre sur la joue que je n’étais pas encore parvenue à effacer complètement et m’en retourna au ministère où je patientais, comme prévu, dans l’atrium. Je n’attendis pas très longtemps, bientôt je vis sortir de l’ascenseur un visage familier surmonté de ses célèbres cheveux blond. Je lui souris en le saluant.

« Bonsoir, tu as eu mon message ? Dis-moi, ça t’arrive d’être là où tu devrais quand j’ai besoin de toi ? » Je lui emboîtais le pas et baissais le ton, perdant mon air enjoué et léger. « Je suis assez inquiète, je voulais te voir assez vite. C’est à propos des Semper Fidelis… »

Ces derniers mots, je les avais à peine soufflés de façon à ce que ça ne soit audible que de lui seul. Pour le moment, très rares étaient ceux qui avaient connaissance de ce nom et, d’après Kyran, même au sein du ministère peu de gens avaient eu vent de l’attaque. Pour le moment, la version officielle était une incartade dans un bar qui avait impliqué un membre du ministère. Personne ne savait que j’étais concernée et encore moins que les trois agresseurs portaient la marque des ténèbres. En réalité, les cinq concernés la portaient, mais là n’était pas l’information prioritaire. En réalité, je n’avais pas encore eu le temps de parler à qui que ce soit de cette attaque. Depuis l’explosion d’Obscurus Book (dont on n’était pas certain que c’était un coup des Semper Fidelis) il n’y avait plus eu d’incident. Qu’ils sortent n'augurait rien de bon. « Tu penses avoir un peu de temps devant toi ? »

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MessageSujet: Re: L’Ombre des Semper Fidelis   Jeu 5 Fév - 16:03

L’Ombre des Semper Fidelis
Le 24 février | Avec Rigel & Drago


En ce jeudi d'hiver, Drago avait beaucoup de travail. Il ne cessait d'être occupé par les accusations norvégiennes d'avoir perturbé l'ordre parmi leur communauté Gobeline. Bien sur, il savait que le ministère anglais y était pour quelque chose mais il employait toute sa verve et ses contacts sur place à, d'une part tirer profit de la situation et d'autre part effacer toutes les preuves de leur responsabilité. Son collègue et ami, Rufus Geeling, un homme malin d'une trentaine d'année qui reconnaissait l'ambition et les ressources de Drago, gérait cette affaire efficacement, mais ni l'un ni l'autre ne pouvait assurer s'en sortir indemne. Il jouait leur avenir au ministère sur ce coup et savait tous deux qu'ils risquaient d'y laisser beaucoup si on les accusait d'organisation mafieuse. Geeling avait d'habitude un comportement calme et sarcastique, il avait un humour piquant qui plaisait à Drago, d'autant qu'il en était rarement la cible, mais pour l'heure, il hurlait à l'autre bout du département sur un de ces collègues :

«Tu as dix minutes pour que les italiens prétendent que j'étais en visite officielle à Rome le 11 Janvier, et tu as intérêt qu'ils soient convaincants ! Parce que mon petit gars, je t'assure que tu n'as pas envie que je tombe à cause de toi !»

Drago savait qu'il était tendu. Pas autant qu'il voulait le laisser paraître, son apparence avait pour principal but de donner des ailes aux incapables qui lui servaient de collègues. Néanmoins il l'était. Et Drago le savait plus efficace l'esprit reposé, il fallait qu'il lui apporte son soutien. Il avait toujours su être un allié de poids et dès l'entrée au Département de la Coopération Magique Internationale, Rufus Geeling s'était rapproché de Drago, probablement pour nourrir ses propres ambitions mais il s'était avéré très utile. Il s'approcha calmement de lui et l'interpella d'une voix qu'il voulait détendue :

«Rufus, vous prendrez bien un café avec moi dans mon bureau ?»

L'autre homme approuva et Drago claqua des doigts pour se faire servir deux cafés. Il avait besoin de lui pour ce travail et il savait qu'il avait besoin de lui remettre les idées en place s'il voulait qu'il reste efficace. L'affaire était grave et il ne fallait pas céder à la panique. Drago savait que s'ils échouaient, il serait forcé de se désolidariser de lui pour le jeter en proie au rapaces du Ministère. Le cas échéant, il craignait les représailles de l'homme qui semblait lui faire confiance. Ils prirent tout deux places et disposèrent à leur guise lait et sucre dans leur café. Quand il voulait paraître sur de lui, Drago ne mettait que peu de lait dans son café. Le liquide marron était brûlant et Drago se trahit à n'en boire qu'un légère gorgée. Sous le regard amusé de son collègue, il dit :

«Aaarh, ils sont incapables de faire un café qui ne vous brûle pas la trachée ! Pas surpris que tout le monde soit irascible dans ce bâtiment !»

Drago reposa la tasse de café sur son bureau, remis en place sa chevelure blonde et entama :

«En revenant du travail, mon père me disait souvent à quel point il n'en pouvait plus en fin de journée de l'incapacité de ses collègues. Et vous et moi savons à quel point ceux-ci sont pénibles, mais il est à peine dix heures moins le quart. Ne pensez-vous pas qu'il soit prématuré pour être aussi affecté par la bêtise de notre ami italien ?»

À vrai dire, Drago n'aurait pu, quelque fut son courage, passer autant de temps avec le responsable de la diplomatie italienne. L'homme était insipide et passablement stupide. Il faisait rarement son travail correctement, jamais preuve de la moindre bonne initiative et, quelques fois, Malefoy se demandait s'il n'était pas espion au crédit du ministère italien. En effet, il ne devait pas être possible d'être involontairement doté d'un si faible talent de communication.

«Quoi qu'il en soit, vous et moi savons l'un comme l'autre que cette affaire est capitale. Mais, si jusque là elle vous apparaît plus comme une mission suicide, j'ai de bonnes nouvelles. Notre ami commun en Norvège m'a envoyé un hibou récemment. Il apparaît de toute évidence que cet hibou a été intercepté et il ne peut l'avoir été que par les services secrets de la magie Norvégiens. Si tel est le cas, ils disposent là officieusement d'une information de transfert de fonds importante. Elle est peut-être l'occasion de nous blanchir. Nous savons qu'ils savent mais ils ne savent pas que nous savons qu'il savent. C'est un coup d'avance. Vous me suivez ?»

C'était typiquement ce que son père lui avait enseigné. Chaque toute petite information dont on dispose sans que quelqu'un le sache est une arme redoutable, dès qu'on sait comment s'en servir. Drago n'était pas le plus doué pour ça, en fait il espérait que Rufus lui donne un coup de main. Tout ce qu'il avait à faire, c'était donner confiance en cette information et attendre que le cerveau de son collègue produisent une solution intéressante. Le plus fort, c'est que son collègue lui en serait probablement redevable.

«Vous savez, Drago, que je soupçonne ce rital d'être quelqu'un d'autre que celui qu'il prétend être» dit très discrètement Rufus «Si comme je le pense il est agent double au service du Ministère italien, nous avons peut-être là une occasion de faire d'une pierre deux coups !»

Et voilà. Son collègue venait d'amener une bonne solution et Drago n'avait en fait qu'à hocher de la tête, prétendre que c'était ce qu'il avait en tête depuis le début et le tour était joué, il s'appropriait l'idée, achevait de l'exprimer et une fois de plus en récupérait tout le crédit. Et Geeling lui-même allait le remercier. Drago enchaînât sans tarder, pour ne pas laisser à son interlocuteur l'occasion de poursuivre son projet :

«Exactement, c'est précisément ce que j'avais en tête. Si vous laissez échapper, sous l'air d'une parole en trop sur le coup de l'énervement, de quoi faire venir le gouvernement italien à notre place au point de rendez-vous, les Norvégiens vont sans aucun doute plonger dans le panneau et notre bouc-émissaire est tout trouvé ! Et qui sera le responsable, pour les italiens eux-même, ce stupide espion.»

Drago avait un air satisfait. S'il appréciait sa place, c'était surtout par cette qualité qu'elle lui donnait de manipuler l'entièreté du département, de la racine au fruit, sans jamais prendre la moindre responsabilité. Et il prenait bien soin de s'attirer les éloges et de rappeler son implication quand une affaire finissait bien. Le jeune homme, dont la chevelure faisait la fierté de sa famille, se leva alors et indiqua la sortie de son bureau poliment :

«Je vous laisse mettre à exécution ce programme, j'ai à faire. Bon travail, Rufus.»

Sur un sourire calme et entendu, tout deux quittèrent l'endroit, Drago devait passer au département des Jeux et Sports Magiques, pour une stupide histoire de règles et d'arbitrage d'un sport dont il n'avait pas même retenu le nom. S'il appréciait le Quidditch, collaborer avec le DJSM était une véritable plaie. Aucun de ses membres n'était doué du moindre sens politique et tous savaient poser les questions inutiles.

Une fois la question réglée, il revint à son bureau, d'abord pour s'entretenir avec son patron sur ses autres dossiers. Il croisa Rufus Geeling qui venait de maladroitement laisser à vue de Leone, le préposé à la diplomatie avec l'Italie, un parchemin sur lequel Drago devinait qu'il devait se trouver tout un tas d'informations susceptibles de nuire. Il voulut sourire, content de voir son plan se dérouler à merveille, mais il était encore trop énervé par son récent entretien avec un ancien joueur de Quidditch qu'il aurait apprécié voir capable d'un peu plus d'esprit. En entrant dans son bureau, il vit tout de suite un petit mot et devina quasi instantanément qui l'avait posé là. Il l'ouvrit et en effet, il ne faisait pas erreur :

Drago,
Jamais à ton bureau, n’est-ce-pas ? J’aimerais te voir au plus vite. Je t’attendrais ce soir dans l’atrium. Bonne journée, déserteur.
R.A.B.


Sa cousine avait le talent pour venir le voir précisément quand il n'était pas là. Ou était-ce lui qui était doué pour être absent quand on voulait le voir, il n'aurait su le dire. Elle voulait le voir au plus vite. Rigel n'avait pas l'habitude d'être aussi incisive, aussi Drago espérait que l'affaire n'était pas trop importante. Quoiqu'il en soit, il avait d'autres soucis en tête et saurait bien assez tôt ce qu'il en retournait, Drago passerait par l'atrium dans tous les cas à la fin de la journée, il n'avait pas de soucis à se faire pour retenir. Il se replongea dans son travail, passant en revue les dernières transactions magiques intercontinentale d'importance que son patron lui avait préalablement demandé d'observer. Ils soupçonnaient un sorcier de s'être réfugié en Amérique du Sud pour échapper au ministère, et on ne trompait pas si facilement un Malefoy.

La fin de sa journée se poursuivit sans encombre, malgré quelques rebondissement attendus dans l'affaire de Geeling, et Drago put enfin, sa journée de travail achevée prendre le chemin de la sortie. Il avait signalé qu'il ne ferait que peu de temps de travail supplémentaire ce soir étant donné qu'il avait un rendez-vous important. Comme à son habitude, Malefoy salua dans l'ascenseur les gens qu'il gagnait à connaître et, d'un air arrogant, se positionna au milieu de l'endroit exigu. Il connaissait chaque mouvement de l'ascenseur par cœur et se plaisait à craner au milieu, sans se tenir à quelques poignée que ce soit. En sortant en premier de l'ascenseur, il aperçut tout de suite la chevelure brune et les yeux alerte de sa cousine. Elle avait toutes les caractéristiques d'une vraie Black. Fine et gracieuse, elle avait cet air détendu de la jeune fille qui a vu trop de choses, blasée, que Drago appréciait chez elle. Elle l'interpella, et ils se saluèrent, puis, sans cesser de marcher, elle lui parla une seconde des Semper Fidelis, Drago n'était pas sur d'avoir bien entendu.

«Tu as bien dit ce que j'ai cru entendre ?» dit tout de suite Drago d'un air grave.

La jeune fille confirma :

« Tu penses avoir un peu de temps devant toi ? »

Elle semblait tourmentée, Drago l'avait rarement vue dans cette état et la situation devait être sérieuse. Il n'était pas sur de lui mais il lui en devait bien une, aussi il répondit tout de suite :

«J'ai eu une journée éprouvante et j'ai encore plein de hiboux à envoyer mais j'imagine que je te dois bien ça. Tu peux en parler ici même ?»

Il s'attendait à une réponse négative presque autant qu'à ce qu'elle lui dise que c'était une farce et rie de son air surpris, presque effrayé. Drago essaya de reprendre un visage calme, mais l’appellation Semper Fidelis savait le faire quelques peu trembler.

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MessageSujet: Re: L’Ombre des Semper Fidelis   Ven 6 Fév - 10:37

L’Ombre des Semper Fidelis
Le 24 février | Avec Rigel & Drago

J’entendis dans sa voix qu’il s’attendait presque à une plaisanterie de ma part. Honnêtement, ça aurait été bien mon genre de faire croire à quelque chose de grave, faire toute une mise en scène et jouer mon rôle avec brio juste pour le plaisir de le faire tourner en bourrique. J’avais beau être quelqu’un de très placide et digne, j’aimais beaucoup ce type d'espièglerie et inventer des histoires était pour moi une seconde nature. Drago avait toujours été l’une de mes cibles de prédilection pour ces tours, si je n’avais pas été de cette lignée si attachée à l’image, j’aurais sans doute pu briller comme actrice. Ces petits dons m’avaient sans aucun doute sauvé la vie quand je devais faire croire à l’ensemble des mangemorts que j’étais complètement investie dans la Cause. Pas étonnant que je me sois, par la suite, naturellement tournée vers l’occlumencie. Dans l’art de faire croire n’importe quoi aux autres, c’était un prérequis.

Malheureusement ce n’était pas une plaisanterie et je gardais mon air grave. Une tension palpable s’était installée à la simple évocation des mots incriminés, je ne revins pas sur mes propos et jeta un furtif regard autour de nous. Sa journée éprouvante était, à mon grand regret, loin d’être achevée. Je fis un signe de dénégation. “Je crains que non. Ni ici, ni dans la rue. Chez moi. J’ai du thé et aucune oreille indiscrète.” Dis-je en poursuivant ma route, me lançant dans un innocent badinage à propos de la tâche d’encre qui ornait mon visage ainsi que de l’épopée qui l’avait menée là. Je ne vivais pas très loin, le Chemin de Traverse n’était pas illimité et en une poignée de minutes nous étions au chaud dans mon appartement. A vrai dire, il me semblait que Drago n’était pas encore venu ici. Je n’y vivais pas depuis très longtemps, à peine deux mois en fait. Le moins que l’on puisse dire était que le changement avec le manoir familial de ma mère était assez radical. Déjà, l’endroit n’était pas très grand, bien que les pièces fussent séparées et que j’avais deux chambres. Mon chat, Samy, vint nous accueillir sans manquer de venir se frotter contre les jambes de Drago en ronronnant avec insistance. Betsy sortit le nez de la cuisine, prête à me saluer avec chaleur, avant de voir que je n’étais pas seule. Dans le dos de mon cousin, je vis le regard de mon elfe de maison se poser sur lui et filer dans son antre sans dire un mot. La réputation du comportement des Malefoy envers les elfes était bien connue et je soupçonnais Betsy d’avoir peur du père comme du fils, malgré le fait que je ne les laisserais en aucun cas lui faire du mal. “Pardonnes-moi tout ce mystère mais je n’ai pas confiance en certaines personnes du ministère. Sans être paranoïaque, s’ils n’ont pas déjà infiltré les lieux, ça serait faire montre d’une incroyable incompétence.”

Betsy nous apporta aussi vite un plateau avec deux tasses de thé. J’invitais Drago à se mettre à l’aise et m’installa face à lui, ma tasse dans les mains. La simple chaleur qui s’en émanait me rasséréna, bien que je paraisse très calme, j’avais besoin de ces petits réconforts dans ces gestes simples tels que l’apaisement de la tradition du thé. Bien, il était temps de passer au vif du sujet, je me lançais. “Pour commencer, il faut que je te dise qu’il y a quelques jours, William et moi avons été attaqués, ici, à Londres. Ils étaient trois et avaient la marque des Ténèbres. Je compte bien entendu sur ta discrétion, pour le moment le chef des aurors essaye de ne pas ébruiter l’affaire. Ne serait-ce que pour nous protéger, à vrai dire. Le nom du Puritatem Idealis commence à avoir un peu d’échos et certains sorciers seraient prompts à nous montrer du doigt si des mangemorts sévissaient de nouveau. ” Je marquais une pause en reportant mon attention sur le liquide ambré de ma tasse. Il était parfait et, pour moi, pas excessivement chaud : Betsy savait que j’avais tendance à craindre la chaleur et que je redoutais les brûlures… Étonnamment. Aussi veillait-elle à ce que rien de ce qu’elle préparait pour moi ne puisse me faire mal, j’avais indiscutablement l’elfe de maison la plus attentionnée qu’on puisse imaginer. “Mais j’ai le pressentiment que cette attaque n’était pas un cas isolé et que nous étions clairement visés. Si nos informations sont vraies, Rodolphus serait derrière les Semper Fidelis et je suis convaincue que ces trois agresseurs ont agi sous ses ordres.” J’avais également confié tous mes doutes à William, même si les sorciers n’avaient rien révélé, j’avais la certitude qu’ils étaient liés à ce regroupement. Et si Rodolphus essayait de mettre la main sur moi, je ne devais pas me faire d’illusion, il finirait par y parvenir. “Je sais que Lucius et toi êtes sur le point de faire accepter la reconnaissance du mouvement Puritatem Idealis. J’ai conscience de l’importance du projet, mais je me demande s’il est judicieux de précipiter les choses. Avec cette attaque, j’ai peur que d’autres suivent et nous restons liés dans l’esprit collectif aux mangemort en général, y compris ceux qui représentent une menace. A mon sens, le moment n’est pas encore venu.”

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