Nox Aeterna

La guerre est enfin finie. Harry Potter et Lord Voldemort y ont néanmoins laissé la vie. Tout semble être rentré dans l'ordre. Mais est-ce vraiment le cas...?
 

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 A la marge de nos choix

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MessageSujet: A la marge de nos choix   Mer 25 Fév - 23:34


A la marge de nos choix
Le 15 Mars | Avec Rigel A. Black & Astoria Greengrass

Le soleil était faible à l'horizon, j'émergeais lentement malgré la température fraîche qui régnait dans ma chambre. Me redressant sur le bord de mon lit, je m'étirais avant d'enfiler mon peignoir et de tirer mes rideaux épais. Je n'avais pas fermé mes volets pour apercevoir ce spectacle merveilleusement reposant qu'était le lever de soleil en hiver. Quoi de mieux pour bien commencer la journée que de voir que le ciel ne sera pas pourri pas des nuages noirâtres, comme imprégnés de suie. Mais visiblement tout serait clair aujourd'hui, mais la température ne semblait pas vouloir augmenter à voir la couleur blanche qui recouvrait la pelouse dans l'immense jardin de la propriété. Souriant légèrement, je me décidais à passer rapidement sous la douche avant de me dépêcher d'enfiler une robe pull dont le blanc nacré rappelait presque les reflets du soleil sur l'herbe glacée. Je mis prestement des collants noirs et une paire de bottes à talons en cuir de la même couleur. Je descendis les escaliers sans bruit, m'affairant par la même occasion à tresser mes cheveux. Une fois en bas, je me fis un chocolat chaud avant d'enfiler mon épais manteau noir. Sortant, le soleil éclairant maintenant clairement la propriété, j'eus un petit soupir de tranquillité alors que je savourais mon chocolat brûlant. Mon sac à main sur l'épaule, je m'asseyais sur un banc un peu plus loin dans le jardin, savourant le calme de ce début de journée.
Je reposais, quelques instants plus tard, ma tasse à l'intérieur avant de me rendre au magasin. Je n'ouvrais pas aujourd'hui, mais je voulais profiter de moment sans client pour remettre de l'ordre dans monmagasin. Je le faisais tout le temps, je le savais bien, mais j'avais besoin que tout sot clair et rangé comme je le voulais, quitte à recommencer plusieurs fois d'affiler. J'étais un peu maniaque à ce propos, je l'avouais volontiers et m'en amusais.

Arrivant au magasin, je me mis donc à faire les poussières, les comptes, les commandes et autres paperasseries du genre. Aux alentours de 10h, je m'accordais une pause, allant me chercher un thé digne de ce nom dans une boutique à côté.
Après cela, je m'accordais quelques instants pour feuilleter, une fois rentrée à la boutique, un nouvel ouvrage qui venait d'arriver. Le sujet était la magie médicale. Assez classique diront certains, mais, il y avait tellement d'ouvrages et de points de vues différents, ce qui paraît improbable puisque le secteur du médical demande une impartialité totale pour pouvoir se faire correctement, que cela m'étonnait toujours. Alors peut-être que je comprenais tout cela de travers, mais à vrai dire, j'aimais tellement lire et découvrir que je ne me privais pas de passer les pages des nouveaux arrivages. C'était un plaisir plus qu'une réelle étude du sujet, enfin cela dépendait de quoi, mais je devais avouer que la médecine n'était pas mon fort. Je laissais plutôt cela à Rigel.

D'ailleurs, je devais la voir à midi. Nous allions passer un peu de temps ensemble, si ce n'est déjeuné. À vrai dire, on s'était juste donné rendez-vous rapidement puisque c'était plus une rencontre amicale que formelle. Et puis, ça ne nous ferait jamais de mal de nous revoir, cela faisait quelques temps que l'on ne s'était pas croisé et à vrai dire, ça m'ennuyait un peu parce que j'appréciais et j'apprécie toujours autant Rigel que je trouve passionnante lorsque nous nous mettons à discuter de sujets sérieux. C'est une femme réfléchie et qui a des points de vue qui me plaisent, enfin pas toujours, mais qui permettent la discussion et l'ouverture d'esprit.
Pour être honnête, c'est véritablement agréable de parler avec quelqu'un et de ne pas avoir à s'énerver pour lui faire comprendre un point de vue ou un argument différent du sien. C'est aussi cela que j'apprécie chez elle. En bref, c'est une bonne amie, que je ne vois que trop peu souvent, mais qu'il me plaît de retrouver à chaque fois.

Après avoir fini de regarder en diagonal ce petit bijou, car pour moi tous les livres sont des bijoux de culture et de savoirs, même s'ils ne sont pas forcément recommandables, je regardais l'heure et me rendis compte que j'allais être en retard à force.
Me levant de mon fauteuil, je rangeais le livre à sa place, pris le temps de me maquiller un petit peu pour paraître plus présentable avant de remettre mon manteau. Il ne fallait pas que j'oublie le petit cadeau que j'avais cherché spécialement pour Rigel : un livre sur la magie médicale, ce qui était plutôt logique jusque-là, mais celui-ci était rare dans sa version originale, puisqu'il n'y en avait que 15 exemplaires. Autant dire que j'ai plutôt lutté pour le trouver et faire craquer son propriétaire pour qu'il veuille bien me le céder. Mais j'avais réussi. Alors j'espérais que ça lui ferait plaisir.

Je fermais donc mon petit magasin avant de prendre le chemin du Pré-au-Lard. Nous nous étions données rendez-vous à l'orée du village, histoire de pouvoir se retrouver facilement et de choisir quelle destination ou quelle activité allait occuper notre temps. Je me plaçais donc sur le chemin, le livre, soigneusement empaqueté dans du papier, dans les bras, attendant l'arrivée de Rigel. Je bougeais légèrement pour ne pas trop me refroidir pendant que je patientais.
Puis, je vis au bout de quelques instants, la silhouette familière de Rigel se diriger vers moi. Je lui souriais alors, lui faisant signe. Quand elle arriva à mon niveau, j'engageais calmement la discussion :

« Bonjour Rigel ! Comment vas-tu ? Tiens, j'ai un petit cadeau pour toi. » affirmais-je gentiment en lui tendant le petit paquet
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MessageSujet: Re: A la marge de nos choix   Jeu 26 Fév - 18:16


A la marge de nos choix
Le 15 Mars | Avec Rigel A. Black & Astoria Greengrass

De manière très surprenante, je dormais bien mieux depuis mon passage chez les Semper Fidelis. Depuis des mois, depuis, en fait, que nous avions la certitude que des mangemorts se réunissaient autour de Rodolphus, j'avais à nouveau perdu le sommeil comme avant la chute de Voldemort. Mes nuits étaient peuplées de cauchemars, revenant aussi bien sur les périodes passées les moins agréables que de l'anticipation de ce qui risquait fort d'arriver. J'avais cru que cet évènement marquait une fin, pourtant, j'avais rarement été aussi calme depuis. Je m'endormais sans peine, avait des rêves paisibles et parfois délicieusement déjantés, me réveillais reposée, en pleine forme. Je ne me l'expliquais pas, mais Merlin que je l'appréciais. Entre mon sommeil retrouvé et mon retour à Poudlard, en réalité, j'allais mieux que jamais. Je terminais, ce matin-là, mon petit déjeuner à la table des professeurs, plaisantant avec Damon Jenkins, professeur d'arithmancie, sur une anecdote de mon expérience à Sainte Mangouste assez révélatrice du degrés d'incompétences de certains dirigeants : on m'avait récemment passé commande d'une potion dont l'un des ingrédients était à peu près autant interdit que le sang de licorne. Sans entrer dans les détails, le seul endroit où j'aurais pu m'en procurer aurait été dans une tombe fraiche. Après quelques recherches, il s'était avéré que le commanditaire était à des lieux d'imaginer qu'il en fallait et ne savait même pas les effets de cette potion, "on" lui en avait parler, c'était tout.

Je finis mon thé et quitta la table pour rejoindre l'infirmerie où je passai la matinée à achever l'inventaire demandé par Angelica Jones, la nouvelle infirmière qui était, par conséquent, en quelques sortes ma maître de stage, bien que le terme de "stage" n'existait pas dans mon cursus, plutôt "expérience en situation réelle", ce qui, honnêtement, présentait assez peu de nuances. Une demi-douzaine de crises d'éternuements plus tard, j'achevais enfin de mettre à jour la liste des potions utilisable, rangées, dépoussiérés et les mixtures passées de dates dans un coin pour être supprimées. Midi approchait, je donnais une friandise pour serpent au gros reptile de l'infirmière qui m'adressa un sifflement amical (bien plus avenant que Nagini, les serpents pouvaient être très aimables quand ils n'avaient pas une part d'âme de Voldemort les squattant). Enfin, je mis ma cape et pris congé de ma collègue pour me diriger vers Près-au-Lard. C'était d'ailleurs pour cela que je m'étais empressée de terminer mon inventaire et d'avoir du temps libre devant moi, ce temps, j'avais prévu de le consacrer le plus possible à Astoria.

J'étais ravie que nous ayons pu nous prévoir un peu de temps ensemble, la jeune commerçante était mon amie depuis Poudlard, plus jeune que moi mais faisant partie du groupe d'amis de Drago, j'avais très vite apprécié la cadette des Greengrass et vu en elle une jeune sorcière brillante, douce et pleine de ressources. A sa sortie de Poudlard, elle avait lancé son magasin de livres et objets magiques et j'avais pu ajouter "cliente régulière" à notre amitié. Cependant, depuis quelques temps les occasions nous manquaient, j'étais fort prise par mes études de medicomagie, souvent en vadrouille avec mon maître et Astoria avait beaucoup de travail également avec son affaire.

Au bout du chemin, je ne tardais pas à apercevoir la forme menue de la jeune femme, oscillant d'un pied sur l'autre pour se réchauffer. Je n'étais pourtant pas en retard, je me hâtais pour écouter son attente. Elle avait un paquet à la main et mon intuition se confirma… Avais-je omis de dire qu'elle était incroyablement prévenante et prompte à faire des cadeaux ? Elle avait un véritable don pour cerner ce qui plairait aux gens, c'était d'ailleurs pour cela que je ne doutais pas que ses affaires prospéreraient. Ajoutons à cela le fait qu'elle aimait faire plaisir, dans ces conditions, il n'était pas rare de la voir annoncer ainsi qu'elle avait ramené quelque chose en cadeau. C'était pour moi quelque chose d'assez gênant, au début, étant bien moins douée qu'elle pour ces choses-là et ne pensant pas spontanément à offrir, non pas que je n'aime pas, je n'y pensais juste pas. Comme toujours, je me dis que je me rattraperais la prochaine fois.

"Bonjour ! Oh Astoria, tu ne peux vraiment pas t'en empêcher n'est-ce pas ?" Dis-je en riant et prenant le paquet. "Je vais très bien, et toi ? Je suis désolée, je crains de ne pas pouvoir te rendre la pareille, le truc le plus captivant que j'ai vu de la journée était une pâte de stangulot à la conservation très douteuse…" Ajoutais-je avec un sourire contrit. "Mais pour me rattraper, je t'offre un verre de ce que tu voudras." Je soupesais le paquet en reconnaissant la forme familière d'un livre. "Voire même plusieurs en fait. Les trois Balais, ça te convient ?" Suite à son approbation, nous nous dirigeâmes vers la taverne bien connue et je commandais nos boissons avant d'aller m'installer face à elle. Je déballais le paquet qu'elle m'avait remis. "Merlin !" M'exclamais-je en découvrant l'ouvrage, et non des moindres. Histoire et principes des soins magiques avancés était déjà rare en soi, j'avais eu l'occasion d'en feuilleter une copie, mais j'avais dans les mains l'un des originaux, bon sang, avec des annotations de l'auteur non retranscrites dans les copies ! Ce livre traitait des sorts et de leurs principes théoriques sur des domaines allant de la pédiatrie magique à la neuromagie en passant par les utilisations alternatives des runes de soins. "Comment tu l'as trouvé ! C'est extraordinaire, merci ! Ce n'est pas un verre que je devrais t'offrir mais toute la taverne pour être à la hauteur !" Je me retins de ne pas le lire immédiatement, ce qui aurait été terriblement impoli, et m'occupais les mains avec ma choppe d'hydromel. "Je suis sérieuse, merci. Si je peux faire quoi que ce soit pour toi, ce serait le moins que je puisse faire, je te dois une faveur."

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MessageSujet: Re: A la marge de nos choix   Jeu 26 Fév - 22:51


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Le 15 Mars | Avec Rigel A. Black & Astoria Greengrass

J'étais vraiment très pressée de retrouver Rigel. En fait, je pouvais être certaine que nous allions passer un bon moment ensemble, car avec elle tout se passait toujours bien, même si le temps nous manquait parfois pour nous voir.
Trépignant d'impatience, car après tout, cela faisait plus deux semaines que nous ne nous étions pas vues, ce qui n'allait pas du tout de mon point de vue. Je sais que cela paraît un peu excessif, mais j'avoue que quand j'apprécie quelqu'un, je pourrais passer tout mon temps avec elle sans jamais m'en lasser. J'étais comme ça et je l'avais toujours été. Du temps que l'on ne me décevait ou ne me trahissait pas, j'étais une amie fidèle.

Je fermais donc mon commerce avant de partir en direction du Pré-au-Lard. Cela me ravissait vraiment que Rigel ait réussi à se libérer un peu pour moi, alors je ne faisais pas ma difficile. Peu importe le temps que cela durerait, cela serait déjà très bien. Et puis je pense que nous avions des tonnes de choses à nous raconter, donc bon, nous n'allions pas perdre une seconde toutes les deux.
Je me postais à l'entrée du village, attendant dans le froid encore très hivernal. Elle n'allait pas tarder, j'en étais certaine.

C'est d'ailleurs sur cette pensée, je vis arriver sa fine et grande silhouette au loin. Je me mis donc à sourire, lui faisant un petit signe de bonjour. Elle était toujours aussi grande, ça m'affolait de voir à quel point je me sentais petit avec mes petits 1,57m... Mais ça malheureusement, je ne pouvais plus rien y faire. Heureusement que les talons existaient.
Elle se pressa pour arriver à ma hauteur quand je la saluais gentiment :

« Bonjour Rigel ! Comment vas-tu ? Tiens, j'ai un petit cadeau pour toi. »

Je lui tendais alors le paquet alors qu'elle me rétorquait en rigolant :

"Bonjour ! Oh Astoria, tu ne peux vraiment pas t'en empêcher n'est-ce pas ?"

« Et non, je ne peux pas, tu me connais. » continuais-je en riant

Elle continua alors :

"Je vais très bien, et toi ? Je suis désolée, je crains de ne pas pouvoir te rendre la pareille, le truc, le plus captivant que j'ai vu de la journée était une pâte de stangulot à la conservation très douteuse..."

Affichant une mine plus qu'enthousiaste face à son début de journée, je ne fis pas de commentaires. Cette histoire allait me filer des envies de rendre mon petit-déjeuner si l'on s'étendait sur le sujet.

"Mais pour me rattraper, je t'offre un verre de ce que tu voudras." dit-elle avant d'ajouter, "Voire même plusieurs en fait. Les trois Balais, ça te convient ?"

Je souriais avant de hocher la tête en signe d'approbation. Nous entrâmes donc dans la chaumière, nous installant tranquillement à une table. À peine avions-nous poser nos affaires que Rigel ouvrit son cadeau, visiblement impatiente. Je devais avouer, qu'en plus d'être son amie, j'étais un peu devenue sa fournisseuse officielle de livres. Alors bon... Elle savait à quoi s'attendre.

"Merlin ! Comment tu l'as trouvé ! C'est extraordinaire, merci ! Ce n'est pas un verre que je devrais t'offrir mais toute la taverne pour être à la hauteur !"

Je souriais franchement face à son enthousiasme. Apparemment, j'avais fait un bon choix en cherchant ce livre. J'étais fière de lui faire un cadeau qui lui faisait, apparemment, si plaisir.

"Je suis sérieuse, merci. Si je peux faire quoi que ce soit pour toi, ce serait le moins que je puisse faire, je te dois une faveur."

Hochant la tête de gauche à droit et levant les yeux au ciel, je lui rétorquais :

« Arrête un peu, c'est un cadeau. Tu n'as pas à me devoir quelque chose. J'avais entendu dire qu'un commerçant en avait un, alors comme tu m'avais déjà dit que tu aimerais vrai en voir un original un jour et bien, j'ai juste été te l'acheter. »

Je pris mon verre de bierreaubeurre avant de le lever et de lui dire :

« A notre amitié et à ton nouveau livre, tout beau, tout vieux ! »

Je trinquais donc avec elle avant de boire une gorgée et de lui demander :

« Alors, comment se passe ta mise en situation à Poudlard ? Ça se passe bien ? T'as eu des cas intéressants ? »
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MessageSujet: Re: A la marge de nos choix   Ven 6 Mar - 10:27


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"Oh, ça se passe bien, lentement mais je prends mes marques." Sous la table, j'allongeais ma jambe un instant, encore fragile malgré les trois semaines qui s'étaient écoulés depuis sa blessure, elle restait sensible et me lançait parfois quand elle restait pliée. Ma prise de fonction à Poudlard était directement liée à cet incident, il était prévu que j'y sois à cette date, mais mon arrivée avait été quelque peu bousculée. D'après mon contrat, j'aurais dû commencer seulement en début du mois, j'étais arrivée avec plus d'une semaine d'avance. Même si, la première semaine, j'aurais été parfaitement incapable de faire mon travail. Je repliais ma jambe en cachant une petite grimace discrète avant de poser le livre sur le côté de la table, de peur de le tâcher avec mon verre, et bus un peu d'hydromel, appréciant la texture sirupeuse et la sensation de sucrée s'attardant sur mes lèvres. "Disons que ce sont des adolescents dont je m'occupe, j'ai beaucoup moins de cas originaux comme à Sainte Mangouste. Ce n'est certes pas ici que je pourrais voir arriver un type dont le bras devient un arbre et abrite déjà un nid et ses oiseaux. Là on a surtout des rhumes, des résultats de sorts ratés ou de duels improvisés." Expliquais-je, mais je ne regrettais pas de ne plus faire mes preuves à l’hôpital des sorciers, si les cas étaient plus variés, le cadre me plaisait moins. Trop rigides et pas de réelle supervision ni d'apprentissage. Je m'entendais bien mieux avec Angelica Jones et ce dès mon premier entretiens avec elle. Elle me formait sur les soins mais aussi tout ce qu'il y avait autour. "D'autant que je suis apprentie, il est rare que je m'occupe des patients, déjà parce qu'il n'y a pas foule non plus. Je fais beaucoup de maintenance et de préparation. Mais bon, j'aime beaucoup ça aussi. Et toi, quoi de neuf chez Charmed and Mysteries ?"

Un verre et demis plus tard, le sujet se déplaçait tout doucement vers une autre question qui me taraudait et sur laquelle j'avais besoin d'en parler avec elle : celle des prétendants. J'avais récemment surpris ma mère en correspondance avec certaines personnes aux noms assez prestigieux et son empressement à éviter le sujet m'avait bien fait comprendre que j'étais la concernée. J'avais besoin d'en parler avec quelqu'un et, plus précisément, avec Astoria. Elle venait du même milieu que moi, les sangs-pur, l’aristocratie sorcière. Elle était un peu plus jeune que moi et en plein dans l'âge où la question risquait de vite se poser, en réalité, il n'était pas rare, même, que cela arrive plus tôt. J'avais ving ans, enfin, dans quelques jours mais je pouvais le considérer comme acquis. A cet âge, la plupart des femmes de notre monde étaient déjà engagée, certaines, même, déjà mères. J'avais eu la "chance" d'avoir vu cette échéance retardée, pour ma part. Ma mère étant mangemort, au moment où elle aurait pu commencer ses recherches sur futur époux, Voldemort revenait à la vie, elle reprenait ses fonctions et moi je devenais mangemort à mon tour. Dans le cadre de la guerre, nous n'avions pas la tête à ça. Après la guerre, j'avais eu le droit à un répit certain de par ma convalescence, mes parents étaient trop heureux que je sois encore en vie.

Mais à présent, les choses s'étaient tassées, j'étais remise, nos vies prenaient un tournant plus classique et ma mère semblait se rappeler qu'elle avait une fille qui n'était même pas fiancée. Bien sur, il y avait eu Théodore Nott qui aurait été parfait, si son père ne s'était pas fermement opposé à notre liaison. Quant au reste, je n'avais même pas une petite idée des plans de ma mère. "J'ai essayé de la cuisiner un peu et de savoir au moins qui cela concernait, impossible d'avoir une réponse claire !" Expliquais-je en achevant mon verre. "S'il est question de Goyle ou Zabini, inutile de dire que ce n'est même pas envisageable. Qu'est ce que je suis censée faire ? Me trouver un homme, de sang-pur, le plus vite possible pour avoir l'opportunité de choisir avant qu'elle ne le fasse à ma place ?" Un grognement derrière moi me répondit, je jetais un coup d’œil par-dessus mon épaule pour voir l'homme à la table d'à côté achever un geste pour se détourner. Notre conversation l'ennuierait-elle ? Je ne relevais pas et revint à mon verre, vide. "Sérieusement, je serais toi, je me réserverais Drago avant qu'on ne veuille te mettre dans les pattes d'un autre ! Des hommes de notre rang et de notre génération, ça se fait rare." Dis-je avec un sourire assez équivoque, je connaissais la proximité d'Astoria et de mon cousin, c'est précisément grâce à lui que nous nous étions réellement rencontrée, passant de camarades de Poudlard à réelles amies. "Ou avant que Pansy ne passe à l'attaque." Ajoutais-je, un rien mesquine.

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MessageSujet: Re: A la marge de nos choix   Dim 8 Mar - 15:29


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Alors que je venais de demander à Rigel comment se passait son intégration à Poudlard, elle me répondit rapidement :

"Oh, ça se passe bien, lentement mais je prends mes marques." me dit-elle alors qu'elle mettait mon cadeau de côté avant de boire un peu d'hydromel et de continuer, "Disons que ce sont des adolescents dont je m'occupe, j'ai beaucoup moins de cas originaux comme à Sainte Mangouste. Ce n'est certes pas ici que je pourrais voir arriver un type dont le bras devient un arbre et abrite déjà un nid et ses oiseaux. Là on a surtout des rhumes, des résultats de sorts ratés ou de duels improvisés."

Visiblement, le travail semblait lui convenir puisqu'elle continua :

"D'autant que je suis apprentie, il est rare que je m'occupe des patients, déjà parce qu'il n'y a pas foule non plus. Je fais beaucoup de maintenance et de préparation. Mais bon, j'aime beaucoup ça aussi. Et toi, quoi de neuf chez Charmed and Mysteries ?"

Je finissais ma gorgée de bierreaubeurre avant de lui répondre :

« Si tu t'y sens bien tant mieux, puis je me mis à soupirer avant de reprendre, Bin du côté de mon magasin, pas grand chose. C'est plutôt calme quoi qu'il y a quelques jours, j'ai eu une grosse commande de livres pour un amateur d'art moldu. »

Me redressant un peu, je lui fis dans grand yeux avant de reprendre :

« J'ai dû aller jusqu'à Paris pour lui trouver ces livres, parce qu'évidemment, il les voulait en français. Mais bon, le voyage était sympa et le lever de Soleil sur la capitale, magnifique. Alors je ne me plains pas ! »

La conversation partit, alors un peu, sur tous les sujets. Nous nous racontions la moindre petite anecdote, rigolote ou glauque, histoire de faire passer le temps. Et il défila très vite, vu qu'au bout d'une bonne demi-heure, nous avions déjà presque fini notre deuxième tournée.
Et évidemment, vint le moment où Rigel commença à me dire que sa mère commençait sérieusement à lui chercher un mari de Sang-Pur. Rien que cette idée me fit soupirer un grand coup. Heureusement que ma mère se contre-fichait totalement de ma tête, au moins, elle ne me prenait pas le chou avec ça. Mais malheureusement, il faudrait bien que j'y songe un jour. J'avais dix-huit ans et je savais très bien que je n'allais pas y couper. Évidemment, je ne me voyais pas me marier si jeune, à part si la perle rare se présentait. Pourtant, les Sang-Purs de notre âge, se faisait bien rare.

"J'ai essayé de la cuisiner un peu et de savoir au moins qui cela concernait, impossible d'avoir une réponse claire !" continuais Rigel, visiblement persuadée qu'elle n'y couperait pas, "S'il est question de Goyle ou Zabini, inutile de dire que ce n'est même pas envisageable. Qu'est ce que je suis censée faire ? Me trouver un homme, de sang-pur, le plus vite possible pour avoir l'opportunité de choisir avant qu'elle ne le fasse à ma place ?"

Haussant les épaules, je finissais, moi aussi, mon verre avant de lui dire :

« Je pense que le seul moyen d'être sûr de ce que tu vas obtenir, c'est de voir avec elle. Au moins, vous serez toutes les deux d'accord sur les critères et tu auras certainement moins de mauvaises surprises. »

Et évidemment, ce qui devait arriver, arriva, puisque Rigel continua alors :

"Sérieusement, je serais toi, je me réserverais Drago avant qu'on ne veuille te mettre dans les pattes d'un autre ! Des hommes de notre rang et de notre génération, ça se fait rare.", avant de rire en ajoutant, "Ou avant que Pansy ne passe à l'attaque."

Je levais la tête et les yeux au ciel. J'étais certaine, qu'encore une fois, elle allait essayer de me caser avec. Je n'étais pas née de la dernière pluie et savais pertinemment que mademoiselle Black trouvait que la complicité entre Drago et moi était trop grande pour que ce ne soit que de la simple amitié. Je ne niais pas que lui et moi sommes proches, mais de là à sortir ensemble, peut-être pas.

« Pourquoi il faut toujours que tu veuilles me caser avec ton cousin ? T'es terrible toi ! Tu ne veux, visiblement, pas qu'il finisse avec Pansy. Honnêtement je ne vois pas pourquoi !, rigolais-je avant de reprendre d'un air plus sérieux, Non, très sincèrement, Drago et moi on est de vrais bons amis. Je ne vois pas pourquoi ça irait plus loin entre nous. Il a certainement d'autres filles en vue et puis, je ne suis pas sûre que ces parents apprécieraient qu'il sorte avec la rejetée des Greengrass » finis-je en pouffant

L'homme qui avait visiblement mal réagi aux vues de son grognement contre Rigel, il y a quelques instants, nous fixait d'un air malsain. Je ne dis rien, n'ayant clairement pas envie de me prendre la tête et cherchant surtout à profiter de ce moment en la compagnie de Rigel.

« Bon, mais sinon, il n'y aurait pas quelqu'un de libre qui t'intéresserait ? Si c'est le cas, saute-lui dessus, kidnappe-le, je ne sais pas, mais débrouille-toi pour être la première ! » affirmais-je d'un air faussement sérieux.
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MessageSujet: Re: A la marge de nos choix   Ven 27 Mar - 17:35


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L'homme fulminait, essayant vainement de faire abstraction de la conversation des deux femmes à la table d'à côté. Comment pouvait-il être autorisé pour ces gens de se montrer au grand jour ? Pourquoi n'était-il juste pas interdit d'utiliser certains mots tels que "sang-pur" ? Et ces deux "ladies" se pavanaient en public, parlant sans complexe de leur rang, de leur sang soit disant pur, de ces termes qui avaient servi de prétextes aux pires horreurs. Son poing se serra sur sa choppe avec force et ne devait plus être loin du point de rupture où le verre éclaterait. Il s'était retourné, voulant voir qui tenait de tels propos, mais l'une des jeunes femmes se tourna également, elle avait dû l'entendre grogner. Il se détourna aussitôt, en proie à une rage plus grande encore. Beaucoup de sorciers avaient suivi avec attention les procès qui avaient suivi la guerre et le visage qu'il venait de voir en faisait partie. Il y avait une mangemort derrière lui, le magenmagot l'avait relâchée, sans doute suite à de lâches manipulations comme les gens de cette espèce savaient si bien le faire. Pour confirmer ses pensées, ladite mangemort prononça un prénom, toutes deux connaissaient Drago Malefoy. L'autre aristocrate était, certes, inconnue, mais n'était pas sans lien avec cette bande de dégénéré. Et dire que ces gens avaient désormais une voix au gouvernement…

*****

J'entendis du mouvement derrière mon dos. Après avoir croisé le regard de notre désagréable voisin, je restais attentive à tout geste de sa part, bien que rien ne le fasse transparaitre, occupée comme je l'étais à rire de bon cœur en écoutant mon amie demander une fois de plus pourquoi je voulais tant la caser avec Drago. Oui, l'homme au grognement venait de se lever, je ne me tournais pas, mon regard ne le suivit pas, mais je devinais ses pas lourds allant vers la sortie. Il y avait quelque chose d'hostile chez lui, j'avais ressenti quelque chose de menaçant émanant de lui, je n'étais pas fâchée qu'il s'en aille, à vrai dire. Si les circonstances n'étaient pas ce qu'elles étaient, j'aurais simplement mis cette impression sur le compte de cette prudence naturelle qu'à n'importe quelle femme croisant un regard masculin peu rassurant, mais voilà, ni moi ni Astoria n'étions des femmes comme les autres. Et si cette dernière n'avait pas été impliquée directement dans cette guerre, j'avais, pour ma part, une marque sur le bras qui justifiait à elle seule bien des hostilités franches. Je pouvais difficilement les en blâmer, mais ce n'était pas pour autant que je me laisserais faire si cela devait poser problèmes. Ici, je n'étais pas à Londres où on commençait à me connaitre comme Rigel, la jeune apprentie medicomage toujours très polie et agréable, qui faisait oublier son passé trouble. Non, ailleurs et pour beaucoup je ne restais qu'une mangemort qui avait eu la chance de m'en sortir. Après, peut être que j'étais juste nerveuse au moindre signe de danger, ce n'était pas infondé non plus, après tout.

Mais de tout cela, je n'en montrais rien, pas même un froncement de sourcil. Mon expression restait enjoué et mes yeux plissés d'amusement. "Ses parents doivent surtout se désespérer de ne voir aucune femme ne trouver réellement grâce à ses yeux ! Et quoi que tu en dises, tu restes tout à fait respectable." Avant de rire de plus belle en écoutant les conseils de séduction d'Astoria. "Je jour où j'aurais quelqu'un en vue, j'espère que je ne serais pas obligée d'en venir là et que mon petit charme suffira !" Je balayais le sujet d'un geste de la main. "Mais ça n'est pas vraiment dans mes objectifs pour le moment,  la seule chose qui me pousse à y penser, c'est l'insistance de ma mère… J'ai déjà assez à penser avec mes études et tout le reste." Par cela, J'entendais les récentes attaques qui m'avaient affectée personnellement. Encore quelques jours auparavant, je devais m'aider d'une béquille pour marcher. D'ailleurs j'étais encore incapable de marcher trop longtemps, le trajet de Poudlard à Près Au Lard était mon extrême limite et je commençais à se demander dans quel état je ferais le retour. Par ailleurs, cela me permettais d'éviter le sujet de quelqu'un pour moi, de mes nouveaux collègues, rares étaient ceux dont le nom pourrait convenir, et de ces rares restants, ils avaient au moins le double de mon âge. Voilà qui, au moins, règlerait la question tant que je travaillerais ici. "Dis, tu n'aurais pas envie d'aller manger ? Je commence à avoir faim." Demandai-je d'un ton innocent, achevant mon habile esquive de ce sujet épineux. C'était d'autant plus suspect que n'importe qui me connaissant un peu savait que je n'étais pas vraiment quelqu'un d'attachée aux repas, ni dotée d'un grand appétit.

Néanmoins, nous fûmes rapidement en route vers un petit restaurant à l'autre bout du village dont on m'avait souvent dit du bien. Je n'avais encore jamais eu l'occasion de le tester, c'était Elwyn qui me l'avait recommandé, l'occasion était parfaite. Je regrettais juste ma fichue fierté qui m'avait poussée à ne pas prendre mes béquilles. Ah oui, j'avais voulu faire comme si j'allais bien. Et bien j'avais bien mal surtout. J'essayais de ne rien en laissait paraitre malgré une gêne dans la jambe qui se muait peu à peu en franche douleur, tout en tachant de tenir la conversation d'une voix parfaitement naturelle. Aussi, quand notre ami des Trois Balais surgit, accompagné d'un sorcier l'air aussi peu ravi de nous voir, je ne fus absolument pas en mesure de réagir avec ma vélocité habituelle. "Hey !" Fut ma seule réaction quand il m'empoigna pour me trainer dans une petite rue adjacente pendant que son pote s'emparait d'Astoria. Je manquais de trébucher et me rattrapais de justesse en essayant de me libérer du bras qui m'enserrait les épaules. "Non mais… Je peux vous aider ?" "On veut juste vous faire passer l'envie de vous pavaner, idiote. A clamer son "sang pur", il faut bien que quelqu'un finisse par réagir !" Je l'entendis grogner. Hum, délicate halène de bière, et pas de la bièreaubeurre. Beurré mais cependant lucide, il eut la présence d'esprit de me déposséder de ma baguette alors que je voulais la saisir et son bras raffermit son emprise. "Je suis vraiment désolée de mon inconvenance, mais nous n'avons pas été présentés, il me semble." Dis-je d'une voix étouffée mais gardant son aplomb. Par Merlin, j'avais tenu tête à des menaces autrement plus sérieuses que deux sorciers hargneux et visiblement éméchés dans une ruelle. Par contre, son pote qui avait un regard un peu trop équivoque sur mon amie, ça, il fallait arrêter de déconner une minute. "Nous savons qui tu es, Black, ça suffit amplement." Je souris malicieusement, ma jambe intacte avait trouvé un appui stable sur le sol. "Visiblement, non." "Non ?" "Non, vous ne savez pas qui je suis." Sans préavis, je mordis son bras de toutes mes forces, il poussa un cri en relâchant légèrement sa poigne, me permettant de donner un coup sur le mur face à nous, assez fort pour que je le pousse du dos vers la paroi adjacente où il s'écrasa, achevant de me relâcher. Je repris ma baguette et la pointais vers son compère. "Messieurs, vous êtes ivres." Prononçais-je calmement mais fermement. "Maintenant, vous là, vous allez lâcher mon amie si vous ne voulez pas avoir d'ennuis. Vous savez ce que vous risquez comme condamnation pour ce type d'agression ? Moi non plus. Mais soyez certains que, si nous oublierons l'affaire avec vos excuses, je m'assurerais personnellement que les choses serons désagréable pour vous si vous ne vous reprenez pas immédiatement."

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