Nox Aeterna

La guerre est enfin finie. Harry Potter et Lord Voldemort y ont néanmoins laissé la vie. Tout semble être rentré dans l'ordre. Mais est-ce vraiment le cas...?
 

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 L'étrange affaire du poulpe en kilt

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MessageSujet: L'étrange affaire du poulpe en kilt   Dim 18 Oct - 15:40

L'étrange affaire du poulpe en kilt
Le 3 Août | Avec Rigel Black et Hécate Morwënn

L'année scolaire était finie et c'est avec un sentiment assez curieux de décalage que je réintégrais mon appartement de Londres pour l'été. Ce ne fut d'ailleurs que très provisoire car je n'avais plus beaucoup vu mes parents depuis mon affectation à Poudlard, aussi je n'y passais que quelques jours le temps de régler quelques affaires avant de repartir pour quelques vacances bien mérités dans la demeure familiale. J'y reçu un accueil réellement royal, avec les événements du Chemin de Traverse, mes parents avaient eu tout le loisir de se faire un sang d'encre pour moi et jamais encore je n'avais entendu mon père proférer autant d'insultes à la suite concernant Rodolphus. Plus encore quand il me vit pour la première fois en robe à manche courte où les marques que je m'étais moi-même infligée sous la torture étaient encore terriblement voyante, incandescente, même. J'avais été prévenue pourtant, si je me blessais, jamais les cicatrices ne partiraient. Cela faisait des mois et je conservait encore des traces aussi nettes et sensibles que si cela datait de la semaine dernière. Cependant, entre les stigmates de la Bataille de Poudlard, ces dernières et la Marque des Ténèbres toujours terriblement visible sur mon bras gauche, j'étais arrivée à un point ou je ne me souciait plus de cacher toutes traces de ces blessures, cela faisait partie de moi et de mon histoire.

Passés les premiers jours où je ne parvint pas à m'ouvrir sur ce sujet auprès de mes parents, je fini par trouver la force et leur raconta mon "entrevue" chez les Semper Fidelis. Je dû cependant me contenter de la version officielle, si j'avais du leur révéler que je devais désormais œuvrer pour mes kidnappeurs, j'aurais eu deux réactions opposées : mon père aurait refusé en bloc, estimant (à juste titre) que j'avais déjà bien assez donné de ma personne lors de la guerre. Et ma mère m'aurait approuvé sans réserve et cela aurait été sans doute pour elle un bon prétexte pour me soutenir dans cette démarche. Je savais bien qu'elle ne serait pas contre le fait de reprendre du service comme mangemort et que la seule chose qui la raisonnait, c'était son époux et moi-même. Enfin, ce n'était pas comme si c'était mon premier mensonge. Je faillis malgré tout s'étouffer à la fin de mon réçit quand ma mère exprima avec un peu trop de sous-entendu à quel point mon sauveteur, Birgerjarl, semblait quelqu'un de très respectable. Je savais parfaitement ce qu'elle avait en tête et répliqua d'un "Maman, il a plus du double de mon age !" offusqué, passant sous silence que mon sauveteur était surtout l'auteur de mes blessures.

Passé ce moment un peu difficile, je profitais donc bien du premier mois d'été où je me contentais de profiter du parc du domaine, installée sous les arbres à potasser mes manuels médicaux, bavarder avec mes parents et jouer avec Samy. Puis Août arriva avec une missive de Sainte Mangouste. Fini les vacances, j'étais envoyée au fin fond de l'Écosse pour étudier un cas d'affection magique non répertorié. Je n'en appris pas plus dans la lettre, juste assez pour piquer ma curiosité. Je revint donc à Londres et me présentais à l’hôpital, où décidément je passais bien trop de temps à mon goût. Je croisais Adernal dans le couloir qui me sembla plus renfrogné que jamais en me voyant. D'un ton enjoué et quelque peu provocateur, je lui adressais un "Bonjour Docteur ! Maître Farrell m'a demandé de vous dire que votre "rapport d'insubordination" l'avait au moins bien fait rire. Il est sincèrement désolé que vos démarches pour m'exclure du cursus n'aient pas eu de suite. Bonne journée !" J'avais eu quelques démêlées avec ce guérisseur quand il avait voulu s'approprier mon travail et son aboutissement sur un nouveau contre-poison. Malgré tous ses efforts, il n'avait pu m'avoir et il l'avait pris comme un affront personnel. D’excellente humeur, j'entrais dans le bureau du responsable des medicomages externes, quelqu'un d'autre s'y trouvait déjà.

"Bonjour Chef. bonjour Mrs Morwënn ! C'est une bonne surprise."

"Miss Black. Parfait, donc comme vous l'avez lu, nous avons un cas à étudier dans le nord de l’Écosse. Nous n'en savons pas beaucoup plus pour le moment, sinon que le patient ne peut apparemment pas se déplacer, pas même par transplanage ou autre moyen magique. D'après le guérisseur déjà sur place, ce ne sont pas des symptômes connu. Hécate Morwënn, Rigel Black, je vous envoi donc sur place, avec la période estivale, comprenez que je ne peux pas déplacer d'internes de l’hôpital. Soyez prudentes, nous ignorons à quoi vous aurez affaire précisément. Miss Black, vous êtes bien entendu sous la tutelle de Mrs Morwënn pour cette intervention. Bien, bonne journée."

Sitôt fini, il les congédia sans plus de détails qu'un papier avec le nom et l'adresse du patient.

"Il aurait pu directement préciser ça dans son courrier." Commenta la jeune femme, fronçant un sourcil septique, avant qu'elles ne transplanent de concert.

C'était une petite ville reculée dans une zone manifestement marécageuse. Le temps était morose, à croire que l'été avait oublié de se rendre jusqu'ici, une fine brume se tenait au raz du sol, conférant aux maisons un air de ville fantôme. L'adresse nous mena à la sortie de la ville, sur un sentier de terre, du moins de boue, vue la météo récente, jusqu'à une maison d'allure peu reluisante et assez isolée pour laisser deviner qu'un sorcier devait probablement y vivre. Un sorcier au sens de l’esthétique et de la rénovation assez discutable. Je franchis ce que je sentit être une barrière magique, probablement des sorts repousse-moldu, mais cela ne leva en rien une éventuelle illusion de délabrement : l'habitation était bel est bien ainsi. Seul un gargouillis suspect indiqua qu'il devait y avoir une présence à l’intérieur.

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MessageSujet: Re: L'étrange affaire du poulpe en kilt   Mar 30 Aoû - 16:09

L'étrange affaire du poulpe en kilt
ft. Rigel A. Black

Passer une nuit complète au sein de Ste. Mangouste ne semblait pas suffisant pour se voir épargner un « charmant petit voyage » afin d’enquêter sur un cas assez particulier. Cela étant, leur grand chef avait plutôt bien joué son coup : son message ne comportait aucune indication à ce sujet et était plus que courtois. Une chance car il savait très bien ce qu’il risquait d’encourir si jamais il passait outre certaines règles. Enfin, passons… l’on était sur l’instant présent, le passé appartenait à ceux qui regardent en arrière et aiment à se morfondre.

Hécate arriva donc non sans avoir légèrement abusé sur le café matinale à la cafétéria. Il fallait ce qu’il fallait. Elle inclina légèrement sa tête afin de saluer son interlocuteur qui lui signifia qu’ils attendaient une autre personne afin de pouvoir commencer le briefing. Une certaine… Tiens, elle n’avait pas entendu ce nom depuis quelques semaines : Rigel Black. Un léger sourire ourla les lèvres de la jeune femme. Bien ! Au moins n’allait-elle pas perdre son temps avec un incompétent à l’intelligence aussi proche que celle d’une limace.

Elle prit place dans le fauteuil que l’on lui proposait et accepta avec plaisir la délicieuse tasse de thé. Ses lèvres purent goûter et savourer pleinement sa boisson lorsque sa comparse arriva enfin. Déposant la soucoupe avec la tasse dessus, elle se leva afin de saluer la jeune demoiselle.

- Miss Black, quel plaisir. Cela faisait longtemps.

La Guérisseuse reporta ensuite son attention sur leur interlocuteur.  Les instructeurs étaient on ne peut plus claires, quoiqu’elles firent tout de même hausser légèrement un sourcil à la Sorcière. Elle ne peut s’empêcher d’approuver d’un bref signe de tête le commentaire de sa jeune protégée du moment. En effet, et cela leur aurait fait même gagner du temps.

Transplanant à son tour, Hécate ne put s’empêcher d’avoir une légère grimace quant à l’odeur qui régnait au sein du marécage. Boueuse, nauséabonde… comme si des animaux morts et des plantes dans le même état avaient macérés pendant des heures en plein soleil. En dehors du fait que le soleil était totalement absent en ce lieu et que l’odeur était bien réelle. Elle emboîta le pas de la jeune femme, observant avec attention les diverses bâtisses devant lesquelles elles passèrent.

- Étrange. On dirait que cette ville a été abandonnée depuis des années. Personne dans les rues, pas même un chat. Et ce silence…

C’était louche. Plus que louche. Même dans un marécage ordinaire, il y avait un minimum de bruit. Ici, il n’y avait rien. Le néant. La jeune femme secoua légèrement sa tête pour éclaircir ses idées. Sa main effleura sa baguette qu’elle gardait toujours à portée.

Rigel ouvrait la marche, Hécate préférait la couvrir. Simple précaution. D’autant que la demeure devant laquelle elles se trouvaient n’inspirait nullement confiance. La Guérisseuse fit signe à la demoiselle de se tenir légèrement en arrière. Le gargouillis, elle l’avait aussi entendu. De même qu’elle avait aperçu un mouvement à travers les fenêtres embuées de crasse verdâtre.

Elle posa un doigt sur ses propres lèvres pour lui intimer le silence, ainsi que la prudence. De sa main libre, elle poussa légèrement la porte d’entrée qui ne fit aucune résistance. Malheureusement, celle-ci émit un long grincement semblable à un animal souffrant le martyr. Si elles avaient désiré passer inaperçu, c’était raté. Ses doigts se refermèrent sur sa baguette qu’elle tira hors de son étui de protection. Mieux valait prévenir que guérir. Elle fit signe à Rigel qu’elle entrait dans le hall, ce qu’elle fit.

L’endroit était tout aussi calme et sentait l’humidité et la moisissure à plein nez. Le ménage n’avait pas été fait depuis longtemps, vu la couche de poussière qui se trouvait sur les meubles.

- Quel silence, murmura-t-elle. Où peut bien être ce Guérisseur censé être sur place ?
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