Nox Aeterna

La guerre est enfin finie. Harry Potter et Lord Voldemort y ont néanmoins laissé la vie. Tout semble être rentré dans l'ordre. Mais est-ce vraiment le cas...?
 

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 [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...

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MessageSujet: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Lun 24 Juin - 22:46

    30 novembre 1999

    Les cours viennent de se terminer. Certains d’entre vous reviennent de cours de soins aux créatures magiques, ou de botanique. D’autres ont juste décidé de se promener tranquillement dans le parc, ou même de s’entraîner au Quidditch. Vous, vous avez décidé de flâner dans les couloirs, ou de rentrer dans votre salle commune.
    Le temps est froid ! La nuit dernière, quelques flocons ont même fait leur apparition, tapissant l’herbe d’une petite couche de neige. Heureusement, le froid n’a pas encore pénétré dans l’école. Cependant, les nuages rendent les couloirs sombres : les flambeaux illuminent les couloirs, et un bon feu ronronne dans la cheminée de votre salle commune.

    Soudain, tout semble se taire : les armures ne grincent plus, alors même qu’elles continuent à bouger, et vos pas ne se font plus entendre. C’est étrange, vous ne comprenez pas. Avant même que vous ne vous posiez la question, ou même à votre ami à vos côtés, la lumière disparaît lentement, comme si une éclipse venait vous priver de la lumière du soleil. Un froid vous tordant vos entrailles s’empare de vous, devenant de plus en plus tranchant, au fur et à mesure que l’obscurité se glisse sur le sol sous vos pieds

    Vos plus mauvais souvenirs refont alors surface. Certains d’entre vous entendent même des cris, des pleurs et des rires venant d’on ne sait où.

    Les plus téméraires tenteront bien entendu un sort de « Lumos ». Mais votre baguette ne s’illuminera que quelques instants, n’éclairant rien, pas même votre visage, et finira par s’éteindre…

    La lumière ne revient pas.

    Je vous l’avais bien dit, de profiter du temps qu’il vous restait…

    C’est à vous ! Vos réponses vous feront bien entendu gagner des points RP / de maison, suivant vos déductions. Attention néanmoins, je peux décider de vous enlever des points si cela me chante…
    Aussi, il est bien noté que certains entendent cris, pleurs, etc. Vous ne pouvez pas TOUS les entendre. Si c’est le cas, je n’hésiterai pas à sanctionner.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Lun 1 Juil - 23:57

HS: Je tiens à préciser que Rigel m'a donnée la permission de participer à l'intrigue à condition de justifier de manière cohérente la présence de mon personnage dans Poudlard. Merci!

Alice avait été chargée de rapporter en main propre à Poudlard la liste des anciens élèves travaillant aujourd'hui au Ministère de la Magie qui acceptaient de venir intervenir auprès des sixièmes et septièmes années au cours de l'année scolaire pour les renseigner et leur donner des pistes sur leur future orientation, ainsi que leur faire part de leur propre expérience. Ce type de regroupements était une innovation à Poudlard que l'on n'avait pas connu sous la direction de Albus Dumbledore. Alice s'était donc fait une joie d'accepter. Mais son enjouement n'était pas uniquement dû à l'envie de se rendre utile auprès de l'école et d'aider les élèves dans leur choix d'orientation. Elle avait aussi hâte de retourner à Poudlard au moins une fois. Ce qui ne lui aurait pas été permis dans une autre situation. C'est donc pour cela qu'elle s'était également proposée pour rapporter les formulaires. Il aurait été plus simple de les envoyer par hibou mais le choix avait été fait qu'ils soient rapportés en main propre. De même, elle avait encore une semaine avant que la date limitée de retour des documents ne soit passée mais elle avait choisi de s'y rendre ce soir là. C'était dans un soucis de commodité. Une fois cette tâche effectuée, elle en serait débarrassée. Attitude que la ramena alors vers une expression  moldue très appréciée de sa grand-mère maternelle et qui disait: "Ne pas reporter au lendemain ce que l'on peut faire le jour même".

Une fois sa journée de travail terminée, elle avait donc transplané depuis l'une des cheminées de l'Atrium du Ministère directement devant le grand portail de l'école de sorcellerie, puisqu'elle ne pouvait le faire dans l'enceinte même de l'école. Après avoir signalé sa présence en envoyant un patronus, elle dut attendre plus d'une demi-heure dans le froid. Une petite couche de neige recouvrait le sol après les quelques flocons tombés la nuit précédente. Venant mettre fin à son atteinte devenue interminable et pénible en raison du froid, elle vit s'approcher d'elle une lumière qui émanait de la lanterne que le concierge Rusard tenait devant lui. Elle dut alors attendre encore cinq bonnes minutes avant que ce dernier n'atteigne le portail et qu'elle puisse lui expliquer ensuite la raison de sa présence. Lorsqu'il lui fut permis d'entrer, elle remercia l'homme et le parcours du chemin menant au château en sa compagnie lui parut une éternité tant le silence et la pauvreté de leur conversation se faisaient pesants. Elle l'écouta toutefois avec attention lorsqu'il lui indiqua qu'elle devrait se rendre directement dans le bureau de la directrice qui se trouvait au septième étage et l'attendre devant. Cette dernière avait, selon ses dires, des affaires à régler aux sous-sols. Affaires causées par Peeves. Elle acquiesça d'un signe de la tête et emprunta les escaliers. Elle n'avait aucun hésitation concernant la trajectoire à suivre. Après tout, elle n'avait pas quitté le château depuis si longtemps...
Constatant que de nombreux élèves parcouraient les couloirs en lui jetant des regards interloqués, elle supposa qu'ils devaient tout juste sortir de cours. Puis, elle arriva enfin dans le couloir du septième étage qui la conduirait jusqu'au bureau de la directrice. Et, bien que des flambeaux illuminent en différents points le couloir, les murs de ce dernier restaient très sombres et elle vit un groupe d'élèves la croiser en lui adressant un « Bonsoir Mademoiselle » poli auquel elle répondit par un signe de tête.

Soudain, Alice sentit s'installer un étrange silence. Comme si elle avait perdu l'ouïe ou que le monde entier s'était tu. Elle avait presque le sentiment d'avancer au ralentie. Mais, avant même qu'elle ait pu se demander qu'elle en était la cause, la lumière des flambeaux s'atténua jusqu'à disparaître complètement. Elle entendit l'un des élèves gémir et se retourna, tandis qu'une sensation de froid s'emparait de tout son corps. Bien plus que du froid, elle eut le sentiment que son sang venait de se figer dans ses veines et qu'elle ne pourrait plus jamais rien ressentir. Du désespoir. Uniquement du désespoir.
Un flot de souvenirs l'envahit, accompagnant ainsi l'impression de terreur. La brûlure qu'elle avait ressenti à l'annonce du décès de ses grands-parents paternels se raviva en elle. Non, ce ne pouvait pas être possible. Elle s'était battue pour de plus jamais ressentir çà. Çà ne pouvait donc pas refaire surface aussi facilement.  
Ne prenant plus conscience que de sa propre détresse, elle fut ramener à la réalité lorsqu'un élève présent dans le couloir demanda d'une voix faible, faisant tressaillir la jeune femme, qui venait de crier. Elle n'avait rien entendue...
C'est alors qu'elle comprit. Ou du moins, qu'elle supposa ce qui pouvait se passer. Tout ce qui se produisaient: le froid, la peur, la disparition de tout sentiment d'espoir ou de bonheur, le réveil des pires souvenirs, témoignaient sans aucun doute de la présence de Détraqueurs. Regardant le même élève tentait un « Lumos » en vain, elle sortit sa propre baguette. Quoi qu'il se passe, elle ne pouvait rester sans rien faire. Elle tendit sa baguette et, en un éclair, il en sortit un magnifique écureuil doré. Ce dernier se dissipa toutefois bien vite, ramenant les occupants du couloir dans l'obscurité la plus totale. Alice avait usé de ses facilités à effectuer des sortilèges informulés pour produire son patronus. Mais peut-être que cela n'avait pas été suffisant cette fois. Elle réessaya donc en s'exclamant cette fois « Spero Patronum ». Mais le même effet se produisit. Ne sachant pour le moment pas quoi tenter d'autres, elle lança aux élèves présents de s'approcher d'elle mais ils ne bougèrent pas. Ils étaient terrifiés et l’atmosphère pesante qui s'était installée devait avoir pris possession de leur corps. S'approchant d'eux, Alice ajouta d'un voix aussi ferme qu'elle le pouvait: « Je fais partie du Ministère de la Magie. Regroupez-vous près de moi. Vite! » Tandis qu'elle faisait un pas vers eux, elle les entendit s'exécuter. Alice s'était sentie obligée de faire preuve d'assurance pour les rassurer. Elle ne pouvait se montrer faible en cette instant et mit de côté sa peur et ses faiblesses pour laisser place à une concentration sans failles.

Une fois les élèves prés d'elle, elle osa une ultime tentative pour essayer, au moins, de les protéger. Faisant des tours autours du groupe tout en brandissant sa baguette au dessus d'elle, le bras tendu vers le plafond, elle lança dans un murmure trois sorts de protection enfin de créer une bulle protectrice. Le silence ne laissant plus place qu'à sa voix qu'elle retenait difficilement de trembler. « Protego horribilis... Protego Maxima... Protego totalum... Assurdiato... » En choisissant de lancer le dernier sort, elle espérait que leur présence et leur respiration ne puisse pas être entendue d'un potentiel attaquant. La protection lui avait semblé, en cet instant, la meilleure des défenses puisque si la personne qui avait causé tout ceci était un mage puissant, elle n'aurait pas été en mesure de protéger seule un groupe d'élèves.
Se plaçant devant eux pour les protéger, sa baguette brandit en prévention d'une attaque imminente, elle sentit une élève se rapprocher d'elle et serrer son bras. A en juger par sa taille, elle devait être dans les premières années. Alice dégagea son bras de l'étreinte de l'élève pour le placer autours de ses épaules. Ce geste pouvait paraître protecteur mais il n'était pas dénué d'un certain intérêt personnel. En effet, sentir la présence de l'élève à côté d'elle permettait à Alice de garder conscience de la réalité et de se souvenir qu'elle ne devait pas se laisser submerger par la peur.
Elle s'abstint pourtant de leur dire que tout allait bien se passer et qu'ils n'avaient rien à dire. Elle ne pouvait pas mentir alors qu'elle n'avait aucune idée de ce qui allait arriver.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mar 2 Juil - 16:33

Sybille se trouvais dans sa tour, bien assise sur ses coussins moelleux, entourée d'effluves d'encens et de gris-gris. Elle venait de terminer son cours et, les étudiants parti, elle avait décidé de se plonger le nez dans sa boule de cristal. Rien de telle qu'une petite séance pour donner faim ! Puis, avouons-le, Sybille n'avait pas grand chose à faire d'autre de son temps.

La sorcière, le nez tellement collé sur le cristal qu'elle pouvait presque distinguer les pores de sa peau dans le reflet de la boule, plissa les yeux. Il lui avait semblé voir quelque chose. Une sorte de mouvement presque imperceptible. D'une main, elle avait réajustée ses lunettes sur son nez avant de coller un peu plus celui-ci sur le cristal. Oui, oui ... il y avait quelque chose. En tâtonnant, Sybille prit sa tasse de thé -- elle avait soif, hum -- avant de la lâcher soudainement au sol. La porcelaine éclata en morceaux, le thé odorant se répandant sur les pierres. Elle avait vu ... quelque chose. Une chose noire. Une chose sombre. Qui bougeait lentement, très lentement, comme de la fumée diffuse. Et, soudain, alors qu'elle se reculait vivement de sa boule de cristal, le noir total était descendu. Ça avait débuté par la boule même, qui était devenu d'un noir carbonisé. Puis, ce fut au tour des torches de s'éteindre, des murs de se voiler, du sol à se noircir ... puis le silence. Syb n'entendais strictement plus rien. On aurait dit que le monde venait de disparaitre dans une autre dimension, un autre lieu.

Sybille hurla -- mais s'entendit à peine crier -- avant de se relever précipitamment. Elle se prit les pieds dans ses coussins et retomba sur le derrière. De ce fait, elle se glissa sur les fesses, s'éloignant de la boule maudite le plus possible, la regardant; enfin regardant dans la direction où elle se trouvais, puisqu'il faisait aussi noir que dans les fesses d'un ours; avec des yeux immenses. Terrorisée et en perte totale de ses moyens, la sorcière se mit à se balancer d'avant en arrière en marmonnant :


" La vache, la vache, la crotte de vache, la crotte, la crrroooootttteeee ! "

Elle avait pourtant avisé Minerva ! Il y avait une crotte dans le bol, elle l'avait dit ! Mais non, personne ne la prenais au sérieux, ici ! Le dos contre le mur de pierres, Syb avait froid. Jamais elle n'avait eu aussi froid de toute sa vie. Son sang était glacé, ses membres comme des rocs. Oui, elle avait non seulement froid à l'extérieur mais elle avait aussi froid en dedans. Tout au fond de son âme. Et ce désespoir, cette tristesse, tous ces souvenirs malheureux et désolants qui lui remontaient à l'esprit. Noooooooooooonnnn ! Qu'est-ce qui se passait ? Elle n'entendais rien, ne voyais rien, avait froid, avait peur, était au désespoir ... c'était la pire des sensations. Pouvait-elle faire quelque chose ? Elle avait bien lancé des boules de cristal sur des Mangemorts, alors ... mais là, ce n'était pas du tout le même danger. C'était les ténèbres. On avait fait s'éteindre le soleil. Comment le rallumer ? Ce qui se passait ici, c'était de la Magie Noire. De la magie bien sombre, de la magie que nul ne pouvait combattre en lançant des boules ! Alors, que pouvait-elle faire ? Elle hurla. C'était le mieux qu'elle pouvait faire ! Hein ? Sa baguette ? Mais, elle pouvait à peine s'en servir tellement elle était nulle et ... sa théière !

" Ac ... Accio théière ! "

Elle allait lancer du thé bouillant au visage de quiconque allait l'approcher ! Après tout, si la chose était vivante, elle allait avoir mal. Magie Noire ou pas. Il ne restais plus qu'à espérer qu'il ne s'agissait pas d'une attaque des Enfers ou de Poltergheist, sinon ... bha, son thé n'allait lui servir à rien du tout ! Une vache des enfers, ça ne se brulait pas ! Non, c'était déjà en feu !
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mar 2 Juil - 21:56

A peine Alice venait-elle de lancer les sortilèges de protection et rejoint les élèves au centre de cette bulle protectrice qu'elle entendit un hurlement étrange. Bien plus qu'une hallucination, ce cri lui sembla affreusement réel et l'élève se tenant tout prés d'elle demanda: « C'était quoi ce cri? Un animal? » . A première vue, la jeune femme avait pensé exactement la même chose bien qu'elle ne comprenne pas vraiment ce qu'un créature magique pourrait faire au septième étage du château. L'obscurité toujours présente dans le couloir ne leur permettaient même pas de se distinguer les uns des autres, mais Alice quitta le cercle pour essayer de comprendre d'où venait le cri. Après tout, si ce n'était pas un animal, quelqu'un était peut-être en danger à l'instant même ou tout seul pour faire face aux évènements particulièrement étranges.

Cependant, une fois qu'elle eut quitté la bulle de protection, la première chose qui lui parvint et qui la bouleversa fut le bruit audible de la respiration haletante des élèves qu'elle avait tenté de protéger. Stupéfaite, elle dut se résoudre à admettre que ses sorts n'avaient pas marché ou tenu. Exactement comme le "Lumos" lancé par l'un des élèves et son patronus. C'était comme si la magie, qui venait de prendre possession de tout le château et amenait un froid glacial et une obscurité angoissante, empêchait et absorber le moindre sortilège.
La situation était donc plus grave qu'elle ne l'avait imaginé. Entendant à nouveau le même cri mais qui, cette fois, lui apparu comme humain, elle se tourna vers le groupe d'élèves et leur indiqua en chuchotant de la suivre.

«Il ne faut pas rester ici, suivez-moi. »

Le cri semblait provenir de la Tour de Divination. Et la seule personne susceptible de s'y trouver était le professeur Trelawney. Certes, il aurait pu s'agir d'un piège mais Alice considéra qu'elle n'avait pas d'autres options et que cela valait encore mieux que d'attendre, en plein milieu du couloir, une attaque qu'elle ne pourrait semblait-il, aux vues de l'effet quasi nulle des précédents sorts lancés, pas contrer. Elle se dirigea donc le long du couloir pour rejoindre ensuite l'escalier menant à la Tour et ceci uniquement en se fiant à ses souvenirs puisqu'elle ne pouvait plus rien voir. Les élèves la suivant de près, ils marchèrent en se suivant et se tenant les uns les autres par la main; formant ainsi une sorte de file. Une fois arrivée, après un temps qui lui sembla interminable, au sommet de la Tour, Alice entra la première dans la salle de Divination d'où semblait provenir les murmures qu'elle entendait à présent. Elle crut alors qu'elle se mettait à délirer en entendant parler de "crotte de vache" et la situation aurait même pu lui paraître comique dans un autre contexte. Passant par la trappe permettant d'accéder au lieu, elle brandit avec un dernier espoir sa baguette devant elle. C'est à tâtons qu'elle avait effectué tous ses gestes, ne sachant pas ce qui l'attendrait à chaque nouveau pas.

Le froid et la sensation de désespoir demeuraient. Elle s'en voulut alors de laisser les élèves le temps de voir ce qu'il se passait mais ne pouvait décemment pas les faire entrer s'il s'agissait d'un piège.
Une odeur prenante de xérès bon marché parvint à ses narines ainsi qu'une forte odeur d'encens et de thé. Dans l'obscurité, elle entendit une voix prononcer « Ac ... Accio théière ! » . Il n'y avait plus aucun doute, il s'agissait bien du professeur de Divination. Alice n'avait pas pris cette matière en option de son temps à Poudlard mais la voix si "particulière" de la sorcière la rendait reconnaissable quelles que soient les circonstances.
Bien qu'angoissée par la situation, Alice se demanda ce que la femme pourrait bien faire avec une théière et s'avança d'un pas, prudente. Pour une raison étrange, l'obscurité semblait devenir de plus en plus grande et la sensation de froid et de peur grandissante. Contrôlant à peine ses propres gestes, Alice demandant dans un murmure à peine audible:

« Professeur Trelawney, est-ce que c'est vous? »

La question, bien qu'elle lui ait échappé sans même qu'elle l'ai voulu, sembla résonner en écho dans la pièce. Elle aurait certainement mieux fait de se taire mais l’atmosphère et la sensation de détresse semblaient lui ôter peu à peu tout jugement.
De plus, l'angoisse qu'elle ressentait depuis qu'elle avait constaté que l'utilisation de la magie semblait inefficace et peu durable, ne lui avait permis de ne prononcer que ces quelques mots.
S'avançant de quelques pas, elle percuta quelque chose au sol et manqua de tomber.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mer 10 Juil - 20:57


    Miss Sayers,

    Alors que vous manquez de tomber, quelque chose vous envoie littéralement sur le sol. Vous tombez donc dans un bruit sourd sur la moquette. Soudain, un froid encore plus prononcé s'empare de la pièce.

    Vous avez l'impression qu'un voile vous effleure, puis une main humide, aux longs ongles. Vous pouvez aussi sentir des reliefs sur cette main, ainsi qu'une odeur rappelant la putréfaction.

    Q'est-ce donc que ceci, d'après vous ?

    Miss Trelawney, vous êtes toujours terrifiée. Vous sentez à peu près la même chose que Miss Sayers, sauf qu'il n'y a, heureusement pour vous, pas de main.

    Qu'allez-vous faire ?

    C'est à vous...
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mer 10 Juil - 22:20

A peine eut-elle le temps de se redresser et de retenir sa chute après avoir percuté un objet qu'Alice se sentit projetée au sol. Bien que l'action, se déroulant extrêmement rapidement, ne lui laissa pas le temps d'essayer de comprendre ce qui lui arrivait et ce qui l'avait envoyé au sol, elle comprit pertinemment que quelqu'un ou quelque chose venait de provoquer sa chute. Ce n'était pas dû uniquement à sa maladresse. Elle frappa l'objet, qu'elle avait percuté plus tôt, au front tandis qu'elle s'écroulait au sol et une odeur de xérès lui parvint; la dernière odeur qu'elle put sentir avant qu'une autre nettement plus détestable ne s’imprègne de la pièce. Elle devait se trouver non loin de l'endroit où le professeur Trelawney s'était réfugiée car l'un de ses châles effleura le bras de la jeune femme après que celle-ci, le côté droit du visage plaqué sur la moquette, ait senti un froid encore plus prononcé s'emparer de l'atmosphère de la pièce, devenue déjà si sombre presque une demi-heure plus tôt. Puis, tandis que l'impact de sa chute avait émis un bruit sourd, elle songea tout d'abord aux élèves qu'elle avait laissé derrière elle.

Mais un sentiment, autre que la culpabilité, prit bientôt possession de son esprit. Il s'agissait d'une horrible sensation de désespoir mêlée à une terreur grandissante. Soudain, elle eut le sentiment qu'un voile l'effleurait; à la texture presque visqueuse et humide. Elle tenta de se relever mais une sensation de vertige l'envahit. Elle s'était cognée à la tête et sentit un filet de sang chaud couler le long de sa joue. Elle fut plaquée de nouveau au sol et, venant remplacer le voile, une main humide avec de longs ongles et comme déformée la toucha et l'odeur si significative, et qui permettrait enfin à Alice de comprendre le sens des évènements qui se déroulaient ce soir dans le château, s'éleva. Une odeur rappelant étrangement la putréfaction. Mais, heureusement, tous ces éléments réunis ne laissaient plus aucun doute possible à la jeune femme. Il s'agissait bien de Détraqueurs.
Elle se sentit partir, vidée. L'espoir ayant disparu, elle n'avait plus aucune volonté et ne pouvait pas même penser. Pourtant, elle devait agir. Non pas pour sauver sa vie, mais avant tout pour les élèves. Peut-être... peut-être avaient-ils déjà subi le baiser du Détraqueur. Mais de çà, Alice n'en savait rien. Elle n'avait rien entendu arriver et elle n'avait pénétré la classe de Divination qu'à peine une minute plus tôt et les élèves n'avaient pas été seuls longtemps. Elle n'était pas restée très loin d'eux non plus.

Tout ce qui venait de se passer depuis qu'elle s'était retrouvée plaquée au sol avait eu lieu en un éclair. Avec tellement de rapidité qu'elle n'avait pas eu l'occasion de saisir sa baguette. Baguette qu'elle avait lâché lors de sa chute. Toujours allongé au sol, elle tendit le bras droit devant elle et tâtonna pour retrouver sa précieuse et seule arme. Elle sentait la présence du Détraqueur penché au dessus d'elle et n'avait plus que quelques secondes si elle souhaitait faire quelque chose. Elle l'attrapa enfin et la serra. En la tenant fermement, elle plaçait dans ce geste toute sa force et son courage.
Cependant, elle savait que l'utilisation de cette dernière serait certainement inutile. Les effets de tous les sorts lancés précédemment s'étaient estompés quasiment juste après que les sorts aient été lancés et rendaient alors inutile l'utilisation d'une baguette.
Elle ne devait pas non plus se retourner. Tout acte du Détraqueur serait alors rendu plus aisé et lui laisserait moins de temps.

Elle n'avait que quelques secondes et devait pourtant faire un choix. Un choix crucial. Lancer un sort en direction de la porte pour protéger le groupe d'élèves ou tenter de nouveau un patronus. Et puis, de nombreux autres Détraqueurs devaient être présents en différents endroits de Poudlard...
Elle releva légèrement le visage et en le tourna en direction du sol, puis rapprocha ses bras de son corps tout en les pliant. Ses points contre le sol et sa main droite tenant toujours sa baguette. Elle savait ce qu'elle devait faire et n'avait, à présent, plus aucun doute. Elle effectuerait peut-être cette action en vain, mais elle se devait de se battre et de faire preuve des quelques forces qui lui restaient et que l'aura accompagnant le Détraqueur n'avait pas encore aspiré. Elle se releva alors d'un bond pour se retrouver finalement en position assise et tendit sa baguette droit devant elle en direction de la créature des ténèbres, le visage tourné vers son épaule. Pourtant, elle n'avait pas pu se relever droit sur ses jambes, debout. C'était impossible en cet instant et elle n'était pas un surhomme. De plus, dire qu'elle n'était pas effrayée serait mentir...
Dépourvue de tout espoir, elle avait pourtant fait son choix et s'apprêtait à tenter de lancer le sort qui lui semblait en cet instant le plus adapté et le plus juste...
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Jeu 11 Juil - 19:44

Sybille était en train de devenir complètement folle. Si elle ne l'étais pas déjà ! Sa respiration était sifflante, saccadée, la peur l'empoignant telle une main glacée. La femme, qui tenait fortement sa théière si "précieuse" contre sa frêle poitrine n'en finissait plus de se balancer d'avant en arrière, ses grands yeux exorbités regardant dans la noirceur vague qui se trouvait devant elle. Il faisait froid, de plus en plus froid. Elle avait l'impression d'être vide, vide de son essence, vide de son sang, vide de son âme. Et, dans sa tête, se formait des images, des souvenirs douloureux et puissants. Elle les voyaient, tous ces enfants qui s'étaient moqués d'elle, la faisant trébucher, la pointant du doigt, riant de sa différence, lui criant des insultes alors que ses yeux humides et si friands de tendresse se remplissant de larmes. Un désespoir s'emparait de la sorcière, qui perdait de plus en plus la tête et ses moyens par le fait même. Jamais elle n'avait eu aussi peur de toute son existence. Jamais. Jamais elle n'avait ressentie de terreur aussi poignante. Même pas durant la grande bataille. Puis, soudain ... des pas. Des bruits de pas !

La voyante se recroquevilla dans un coin, poussant un léger cri de marmotte sur le point de se faire écraser par un gros camion. Des pas. Des pas venaient vers elle dans la noirceur de la pièce. En tout les cas, on aurait dit qu'ils venaient dans sa direction. Il était ardu de déterminer d'où provenait les sons quand notre vue nous était si subitement retirée. Syb était sur le poids de lancer sa théière en hurlant quand la "chose" nomma son nom. La chose savait qui elle était ! Stupéfaite, la femme ne bougea pas d'un pouce, coupant sa respiration, ses mains tremblantes serrées contre elle. Elle ne devait pas bouger, ne pas faire de bruit, ne pas ... Bang ! La chose sembla se prendre les tentacules à quelque part et l'odeur de Xérès lui monta au nez. Oui, du Xérès. Ce serait une excellente idée, ça ... une excellente idée. Mais, pour le moment ... quand elle avait entendu le bruit mat du meuble renversé, Sybille avait hurlé. Un puissant cri de désespoir profond, de panique la plus viscérale. Elle avait hurlé et lancé a théière de toute ses forces en direction du bruit. Zou ! Mais là ... elle n'avait plus d'arme. Et c'était embêtant.

La sorcière bougea, se déplaçant un peu. De ce fait, elle frôla l'auror venu l'aider mais elle ne s'en rendit même pas compte. Il faisait noir, elle ne l'avait qu'effleurée ... et elle avait trop peur pour remarquer quoi que ce soit. Sauf ... cette odeur. Une odeur de mort. Une odeur de MORT ! La mort était venue, elle était venue ! Le Sinistros, le siiiniiissstrrrooosssss !


" Le sinistros .... hooooo, le sinistros, il est là, le siiiiniiiissstrooossss ! "

Ça puait la mort à plein nez. Que faire ? Hormis attendre que le sinistros ne vienne la dévorer ? Hum ? Il faisait du coup encore plus froid, encore plus sombre si Merlin était permis et, en plus, l'ambiance était encore plus terrible, plus désespérée. Syb poussa un gémissement de souris, avant de se coucher au sol. Elle se roula en petite boule, les yeux totalement apeurés, des yeux aveugles qui regardaient devant elle, qui regardait quelque chose qu'elle ne pouvait pas voir. Ne lui demandez pas de faire quoique ce soit. C'était trop pour son petit cerveau. La femme était loin d'être d'un courage exemplaire, loin d'être assez forte mentalement pour réagir. Sauf pour lancer quelque chose et là, elle l'avait lancé sa théière ! Que pouvait-elle faire d'autre ?

Des pleurs. Quelqu'un pleurait. Des enfants. Il y avait des enfants tout près. Sybille se redressa sur son coude, regardant partout d'un air aveugle. C'était des élèves ?


" Les ... les enfants ? "

Le Professeur de divination se mit à quatre pattes et se déplaça à tâtons en direction des pleurs. Lentement. Elle se frappait partout s'entend et, à chaque fois, elle poussait des "iiiiiii" stridents. Des enfants pleuraient. Des élèves. Syb n'était peut-être pas ultra courageuse, mais en tant qu'ancienne Poufsouffle, elle était loyale. Des élèves pleuraient, elle était leur professeur ... elle devait les rejoindre. Bon. Hormis que les pleurs provenaient de la créature maléfique ? Que cette créature tentait de l'attirer en imitant des pleurs d'enfants ? Quelle créature pouvait faire ça ? Vite, son cerveau enraillé lui fit remonter quelques notions d'un cours lointain et fort brumeux de défenses contre les forces du mal. Une sirène ? Mais que ferait-elle hors de l'eau ? Une Harpie ? Non ... un vampire ? Oui, un vampire, c'était sûrement un vampire ! Sybille recula vivement, couinant à nouveau. Ho non, ho non ! Les vampires attaquaient ! Les vampires imitaient les pleurs des enfants et et ...

" Je ... mon sang n'est pas bon, il n'est pas booooonnnnn !"

De l'ail. Il lui fallait de l'ail. Ou alors, un pieux. Pouvait-elle briser une des pattes de son tabouret ou de sa petite table de divination pour en faire un pieu improvisé ? Il lui faudrait d'abord trouver ces meubles, ce qui n'était pas gagné.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Jeu 11 Juil - 19:58

    Miss Slayers, vous gagnez 5 points de maison car ce que vous pensez semble correct. Cependant, est-ce réellement des détraqueurs qui vous attaquent ?

    Quant à vous Miss Trelawney... vous êtes bien loin du compte... cependant, le fait que vous vous inquiétiez pour les élèves vous fait gagner à vous aussi 5 points de maison. Bravo.

    Maintenant Miss Slayers, qu'allez-vous faire ? Car à première vue, ce n'est pas l'enseignante en divination qui va vous aider.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Ven 12 Juil - 19:25

Alice s’apprêtait à tenter de lancer un sort de protection en direction de la porte qu'elle avait laissé ouverte en rentrant dans la salle de Divination et dont elle espérait grandement qu'elle n'ait pas été fermée entre temps. Se fiant à ses sens et ne se souvenant pas de l'avoir entendu se fermer, elle espéra alors qu'elle soit bien restée ouverte. Mais, il lui fallait aussi espérer que son sort marche bien cette fois-ci. Ce qui faisait, finalement, beaucoup d’espérance à fournir alors même que la créature présente dans la pièce répandait avec elle le pire sentiment de désespoir. Pourtant, la jeune femme n'avait pas le choix.
Toutefois, elle n'eut même pas le temps de s'exécuter qu'elle sentit un liquide brûlant se répandre sur son bras droit. Au même instant, un bruit de porcelaine cassée se fit entendre ainsi que le cri de douleur poussé par la créature. Plusieurs réactions de la part de la sorcière s'en suivirent alors. Réactions physiques mais aussi mentales.

Par réflexe, elle supprima la brûlure s'étant formée sur son bras d'un coup de baguette. Elle ne s'étonna toutefois pas devant l'incident. Elle se souvenait de s'être demandée lors de son entrée dans la pièce ce que l'enseignante pourrait bien faire d'une théière et elle comprenait à présent qu'elle souhaitait sans servir d'arme. Mais une réaction plus douloureuse lui parvint ensuite. La créature avait ressenti la douleur ainsi qu'en témoignait son cri. Mais, le fait était que les Détraqueurs ne pouvaient ressentir aucune douleur. C'étaient des êtres des ténèbres, se nourrissant des joies et sentiments positifs des humains, les aspirant sans pitié. Un Détraqueur ne pouvait donc pas réagir au fait de recevoir du thé chaud sur sa peau. Mais alors, de quoi s'agissait-il réellement... De plus, le cri avait paru étrangement humain; ce qui terrifia d'autant plus la jeune femme. Les Hommes pouvaient se montrer tellement cruels. Bien plus même que bon nombre de créatures ou animaux magiques.

Soudain un autre cri transperça le silence. Cette fois, il s'agissait du professeur Trelawney qui s'époumonait à propos du Sinistros. Jurant qu'il était à l'origine de tout ceci et que c'était lui même qui se trouvait là à présent. En tout autre situation, Alice aurait été exaspérée mais elle n'en avait en cet instant ni le cœur ni l'envie. L'angoisse qu'on lisait dans le ton de la voyante attrista la jeune femme et, égoïstement, la découragea encore plus. Elle aurait aimé se trouver en présence d'un tout autre professeur qui aurait pu l'aider... Mais, après tout, elle pouvait tout aussi bien l'aider à sa façon? Et surtout si ce qui venait de les attaquer n'était pas un Détraqueur.
De plus, le fait qu'Alice ait pu soigné sa brûlure grâce à la Magie montrait clairement que l'utilisation de cette dernière restait encore possible et efficace. Mais le peu de courage que cette idée insuffla à la jeune femme disparut bien vite quand l’écho de pleurs se fit entendre. Mais ces pleurs étaient d'autant plus effrayants qu'il s'agissait de ceux d'enfants. Immobile, Alice tressaillit. Ces pleurs étaient tout près. Il s'agissait certainement des élèves qui l'avaient accompagné et cette preuve terrible de leur présence lui indiquait qu'elle n'avait pas su les protéger.
En entendant Sybille Trelawney s’inquiéter pour ses élèves, Alice ressentit un élan d'affection à son égard. Sentiment peu étrange d'ailleurs en raison des circonstances puisque lorsque l'on se trouvait à deux face à une situation inexplicable et inquiétante, on développait forcément une forme d'affection pour la personne avec laquelle on endurait çà.

Puis, Alice entendit l'enseignante déblatérer à propos de sang. Elle devait visiblement croire qu'il s'agissait d'un vampire. Pourtant, Alice en doutait... Pour expliquer que la créature présente ressemble à un Détraqueur mais n'en soit pas un, Alice n'avait que quelques hypothèses en tête et elle n'était même pas sûr qu'elles soient bien fondées. En cet instant, elle n'avait de tout façon pas le loisir de se mettre à réfléchir pour établir une théorie parfaite et exacte.
Des choses horribles lui vinrent à l'esprit. Presque aussi horribles que pouvaient l'être les Horcruxes. Elle avait lu que des expériences auraient apparemment lieu dans un château délaissé en Irlande sur des créatures telles que les Détraqueurs. Des sorciers cherchant à les dénaturer ou à la croiser avec d'autres créatures. Mais, elle supposa également qu'il pouvait s'agir d'hallucinations créer pour les terrifier. Peut-être s'agissait-il alors simplement d'un sorcier. Cependant, une autre question se posait alors. A savoir qui pouvait bien avoir l'intention de s'attaquer ainsi à l'école. Des menaces se laissaient percevoir dans le Monde de la Magie. Concernant notamment d'anciens mangemorts souhaitant se venger de la mort de leur maître ou également sur un petit groupe se formant peu à peu dans l'ombre.
Ne sachant pas quoi faire mais poussée par un élan de courage, Alice se leva, bien que tremblante sur ses jambes, et lança en direction de la chose qui participait aux évènements sombres se déroulant dans le château un sort de blocage. Un bruit de meubles cassés et un grognement lui signifièrent alors que l'ennemi avait bien été envoyé à l'autre bout de la pièce et qu'il se trouvait à présent bloqué. Immobilisé comme par des chaînes.
Toutefois, Alice supposa que le sort ne ferait pas longtemps effet et se hâta de prendre la direction de la porte en faisant appel à sa mémoire. En raison de l'obscurité, elle percuta à plusieurs reprises des objets de la pièce et manqua de se prendre les pieds dans un pouf; mais continua néanmoins son ascension en direction de la sortie à grand renfort de sauts et de sortilèges pour se frayer plus facilement un passage. Lorsqu'il lui sembla qu'elle se rapprochait de la porte et des pleurs, elle lança à l'intention de sa compagne de combat:

« Professeur! Sortez vite! »

Tout à coup, les pleurs lui parurent alors comme étrangement lointains et presque irréels. S'agissait-il d'une illusion ou d'un piège?
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mar 16 Juil - 1:02

Dennis se trouvait dans les couloirs à déambuler sans réel but depuis quelques temps déjà et il avait terminé par atterrir au septième étage sans réellement savoir par où il était passé ou simplement comment il s’y était rendu.  Il n’avait rien de particulier à faire cette journée là et considérait cette balade comme une ronde.  Sans toutefois s’Attarder sur les faits et geste de tous, il représentait, d’un certain sens, l’autorité.  De plus, il ne songeait à rien.  Du moins il l’espérait.  C’était cette période de l’année ou le sol se couvre de givre la nuit pour offrir à ceux qui se lèvent tôt la beauté d’un sol luminescent s’où le soleil est reflété en plusieurs directions par les cristaux de glaces.  Fort heureusement, le froid n’avait pas encore pénétré réellement dans le château, permettant ainsi aux étudiants de profiter des paysages, des couloirs, des lieux, sans avoir besoin de porter tuque, mitaines, capes et autres.

Seul, il faisait presque pitié dans les couloirs, mais personne ne souhaitait le lui rappeler.  En fait, il était bien comme cela.  Pourquoi imposer sa présence alors qu’il n’avait aucunement l’envie de parler?  Sa démarche était raide, mais lente.  Son regard était vide, ailleurs.  Il n’en avait cure.  Alors qu’il avait décidé de s’arrêter près d’une torche pour observer par une fenêtre, une femme passa derrière lui.  Qui était-ce? Il l’ignorait.  Et… honnêtement, était-ce important?  Considérant la sécurité des élèves dans une situation ou une étrangère, du moins quelqu’un ne portant pas l’uniforme du collège, déambulait dans un couloir, il décida de l’observer plus attentivement.  C’est à cet instant qu’une vague de froid se fit sentir.  Ce n’était pas normal.  Puis, presqu’en même temps, un silence digne d’un enterrement se fit entendre.  Les bruits de pas étaient étouffés.  Plus rien ne bougeait.  Dennis se redressa vivement pour tenter de comprendre.  Du moins il le tenta jusqu’au moment ou tout vestige de quiétude le quitta pour faire place au désespoir.  Vous savez cette impression de n’être plus d’aucune utilité.  Cette culpabilité.  Ses pires souvenirs lui revinrent en tête.  Colin.  Le dernier moment où il l’avait vu.  Leurs dernières paroles.  « Veille sur ceux qui n’ont pu quitter, je reviendrai ».  Le moment où il le vit… étendu sur le marbre de la grande salle.  Sans vie.  Froid.  Son regard apeuré.  La souffrance perceptible sur ses traits.  Puis vinrent les souvenirs du moment où il dû l’annoncer à ses parents.  Alexander en rage.  Elizabeth en larmes.  À cet instant, son poignet se mit à le démanger.  Dans un réflexe anodin, Dennis se gratta, arrachant par la même occasion la galle qui commençait à se former sur sa blessure.

Quelqu’un, un élève, demanda alors qui avait crié.  Une voix féminine tenta un sortilège du patronus, mais rien n’y fit.  Il disparut aussitôt sans amener la protection ou le réconfort escompté.  Par la suite, cette même dame s’identifia comme étant du ministère de la magie et demanda à tous de s’approcher d’elle.  Dennis se raidit, mais finit par obtempérer tout en poussant les plus jeunes avec lui.  Lorsqu’ils firent un bloc compact d’étudiants, elle se mit à réciter quelques sorts de protections.  Tout ceci destiné, bien entendu, à les protéger des éventuels dangers.  Sans trop avoir entendu ni comprit pourquoi, Dennis remarqua que le groupe commençait à se déplacer.  À cet instant, il se mit à douter.  Où devait-il se mettre?  Dans la file, ou à la fin de celle-ci? Il ne voulait pas être la cause d’un autre décès…  c’est pourquoi il décida de fermer la marche.  Peut-être n’était-il pas le meilleur ou le plus rusé, mais, au moins, il n’y aurait pas de victimes chez les plus jeunes.  Du moins pas tant qu’il serait encore là parce que personne ne les atteindrait par derrière.  C’est ce qu’il espérait.

Le groupe se retrouva près de la classe de divination et la représentante du ministère de la magie décida de nous laisser là avant d’entrer dans la classe.  En effet, le professeur Trelawney devait s’y trouver et, au fait de ses talents, devait aussi être terrifiée.  Comme ils restaient là, Dennis prit sur lui de veiller sur le groupe.  Il sortit sa baguette malgré le fait qu’elle lui soit d’aucune utilité.  Plusieurs cris et bruits sourds leur parvint alors que le désespoir persistait.  Rester fort.  Il devait rester fort.  Ne pas faire preuve de faiblesse.  Ne pas céder.  Il était un gryffondor et devait agir comme tel.  Mais il va sans dire que les souvenirs lui revenaient en tête, tout comme sa culpabilité.  Que faire? Que dire? Il n’avait que l’intention de se mettre à courir pour se réfugier dans un coin, seul, de la salle de bain des préfets pour…  bref, pas en ce moment.  Il avait la responsabilité des plus jeunes.  Plus jeunes qui commençaient justement à pleurer.  Que faire…  il tenta de les réconforter brièvement.

-Restez calme et silencieux…  Je suis Dennis Crivey, préfet à Gryffondor.  

Il n’entendait pas clairement les paroles dites à l’intérieur de la classe en raison du silence encore irréel qui planait dans le château.  La représentante fini par dire au professeur de sortir, mais toutes deux restèrent dans la pièce.  Cela inquiéta le préfet qui se trouvait devant un dilemme.  En plus de devoir lutter pour ne pas sombrer immédiatement au désespoir, parce qu’avouons le, cela allait inévitablement arriver, il devait maintenant décider s’il allait rester avec les élèves pour tenter de les protéger ou au minimum tenter de les rassurer par sa présence ou bien aller voir si les deux dames étaient correcte.  Il fini par décider de rester avec les autres tout en élevant la voix pour s’enquérir de l’état de celles qui venaient de mener ce qui semblait être un combat pour le moins déroutant.  

-Madame, professeur Trelawney, êtes-vous correcte?

Sa voix était un peu plus haut perchée que d’habitude, mais il se surprit à maîtriser les tremblements qui lui parcourraient le corps pour ne pas les laisser transparaître.  Sa peur et son désespoir étaient aisément palpable dans le ton de sa voix et cela le dérangea, mais le temps n’était pas pour cela.  Sortir d’ici, aider ses aînées, protéger les jeunes.  Après viendrait la compréhension du phénomène.  Sans s’en rendre compte, il avait sorti sa baguette magique d’un geste fluide de sa main droite.  Il sentait le bois lisse sous ses doigts et ce simple contact lui insuffla un peu d’espoir.  Malgré l’inutilité prouvée de la magie, le fait de tenir son arme ainsi le sécurisait.  Un peu comme un policier tenant son arme lors d’une intervention.  Malgré la faiblesse du geste, sachant très bien que quelque chose l’observait, il était là, prouvant son désir de s’en sortir.  Jamais il ne l’aurait avoué, mais il aurait bien aimé pouvoir sentir que quelqu’un pouvait réellement le protéger en cet instant crucial.  Il s’avança d’un pas vers la porte en tendant l’oreille, tout en gardant le groupe près de lui.  Ses sens étaient aux aguets.  Si quelque chose approchait, il l’entendrait, le verrait… le saurait.  Mais, après tout, qu’est-ce qu’un élève de sixième année pourrait bien faire devant quelque chose qui troublait même un employé du ministère?



(désolé pour l'intrusion Wink)
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mar 16 Juil - 20:28


    Tout ceci semble irréel... oui, Miss Sayers... cependant, des détraqueurs sont sur vous, et n'attendent qu'une chose : vous donnez un dernier baiser. Ils s'approchent. Autant de vous, Miss Sayers, que de vous, Mister Crivey.

    Alors que dans un élan de courage -hum-, Professeur Trelawney vous réussissez à vous enfuir, vous percutez quelque chose. A première vue, il s'agit encore d'un détraqueur.

    Vous êtes entourés. Pauvre Mr Crivey, qui s'est lui-même enfermé avec la peur elle-même.

    Je réitère ma question... Que faites-vous ?
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mer 17 Juil - 16:45

Allez savoir pourquoi ou comment. Oui, allez savoir ! Sybille avait entendu une voix de femme lui intimer de s'enfuir; puis la voix d'un élève lui demandant si elle était correcte. Alors, allez savoir ce qui se passa dans son cerveau de la taille d'une guêpe, mais elle parvint à se redresser; non sans s'accrocher les pieds dans ses nombreuses jupes; pour se précipiter ... dans une direction quelconque qu'elle jugeait être celle de la porte de sortie. Courage ? Vous voulez rire ! Non, Syb n'était en rien courageuse. Non, si son corps avait décidé de répondre, c'était plus par la peur, la panique sourde qui faisait qu'on tentais de sauver notre peau coûte que coûte. Effectivement, si un vampire se trouvais dans la pièce -- Sybille était pratiquement incapable de penser par elle-même -- il fallait sortir. Pas de temps à perdre avec des lubies. Il fallait sortir. Parce que, contre des suceurs de sang en pleine noirceur, il était peu probable de s'en sortir indemne. Il fallait par conséquent fuir. Trouver refuge ... à quelque part.

La sorcière se leva par conséquent à demi, tomba sur ses genoux, rampa et termina sa "course" à quatre pattes, tâtonnant ici et là pour trouver son chemin. La peur et le désespoir profond la tenaillaient, l'empêchant presque d'avancer. Tout ce qu'elle voulait, c'était se rouler en boule et pleurer jusqu'à temps que les larmes se tarissent entièrement de son corps. Elle se sentais si vide, si désemparée, si cruellement seule. Jamais elle ne s'était rendu compte; jusqu'ici; que sa vie n'était que vide relationnel. Ho, peut-être qu'elle l'avait senti jadis, mais il y avait longtemps, très longtemps, qu'elle avait enfoui ces affreux sentiments de solitude derrière sa façade de "folle heureuse". Maintenant, maintenant, il ne restais plus que la tristesse sourde et cette envie d'aller se cacher pour, probablement, mourir.

Alors qu'elle se redressais pour le énième fois, la voyante percuta quelque chose. Bop. Oui, ça avait fait un "bop" mou. La femme se figea, geignante. Ça puait encore plus par ici. La mort, que ça sentais. Affreux. Lentement, Sybille releva la tête et entrevu dans la noirceur, une sorte d'ombrage flottante, une ombre menaçante dans laquelle perlait une odeur forte de pourriture et de ... elle hne voulait même pas penser au reste. Une nouvelle fois, le professeur de divination hurla avant de reculer vivement afin de s'éloigner de la créature. Ce qu'elle avait vu ... ça lui faisait penser à un détraqueur, mais .... mais ... elle n'en était pas trop certaine. Il faisait noir, c'était pas facile à voir. Pourtant, la sensation de tristesse, de désespoir, le froid ... ça ressemblait aux détraqueurs, mais les pleurs fantômes ... et le reste ... quelque chose clochait. Sybille n'étant que peu douée dans ses cours, vous vous imaginez qu'elle était pratiquement incapable de pouvoir clairement nommer ce qui se passait.


" J'ai vu ... j'ai vu ... j'ai vuuuuuuu ! Un ... un genre de ... détraqueur, mais ... hoooooooo ! "

Elle allait tomber dans les pommes ! Non, il ne fallait pas. Elle devait ... faire quelque chose. La créature lui bloquait la porte et elle devait sortir d'ici. Alors, pouvait-elle tenter un patronus ? Mouahhahaahhaaaa ! Elle, un patronus ? C'était comme pas donné à tous le monde, il fallait être assez doué en magie et bon, ça prenait un souvenir heureux. Est-ce que Sybille Patricia Trelawney possédait en elle, un seul souvenir assez heureux pour provoquer un quelconque patronus ? Oui, sûrement. Si Harry Potter avait put, elle le pouvait aussi. Alors ...

D'une main tremblante, la sorcière pointa sa baguette en direction de ce qu'elle avait cru prendre pour un détraqueur. Contrairement à la femme inconnue, elle n'avait pas réalisé que; un; la magie ici ne fonctionnais plus et; deux; que la dite créature avait crié de douleur, ce qui signifiait par là que la dite chose ne pouvait être un "véritable" détraqueur "en chair et en os", mettons. Quoiqu'il en soit, elle prononça d'une voix tremblante et plus chevrotante que d'habitude :


" Spero Patronum "

Rien. Rien du tout. Pas même une mince étincelle ne sortie de sa pauvre baguette. Je vous l'avais dit ... Le sortilège du Patronus étant un acte de magie très avancé, peu de sorciers sont capables de le lancer. Sybille n'était pas assez douée pour ça, hum. Mais, au moins, elle avait essayé. Maintenant, il fallait tenter autre chose.

Lorsqu'elle réalisa que rien ne se passait au niveau de sa baguette, la femme ne pu retenir une sorte de lamentation, un genre de pleurs plaintif. Elle était encore plus découragée qu'avant et la bestiole se trouvais encore à quelque part dans la pièce. Mais où ? La voyante, qui avait eu un genre de courage pour avancer, n'osait maintenant plus bouger de peur de foncer encore dans l'attaquant. L'attaquant qui était quoi ... un détraqueur ou ... une âme en peine ? Ce pourrait-il que la chose soit une âme en peine ? Un genre de fantôme dont l'individu est décédé par suicide et qui erre, ici et là, semant son propre désespoir au monde ? Comment diable est-ce que Sybille pouvait penser à ça, en cet instant précis ? Probablement parce que le désespoir dans lequel elle se trouvais lui donnait des idées d'en finir elle-même. Une prière lui vint alors à l'esprit, prière que sa mère lui récitais à toutes les fois où elle voyais le sinistros, où elle percevais la mort prochaine des autres. Une prière qui servait à la rassurer et à aider; selon sa mère; les âmes à accéder aux cieux. Alors ... tant qu'à y être !


La mort n'est rien. Je suis simplement passé dans la pièce à côté. Je suis moi. Tu es toi. Ce que nous étions l'un pour lautre, nous le sommes toujours. Donnes-moi le nom que tu m'as toujours donné. Parles-moi comme tu l'as toujours fait. N'emploie pas de ton différent. Ne prends pas un air solennel ou triste. Continue à rire de ce qui nous faisait vivre ensembles. Pries. Souris. Penses à moi. Pries pour moi. Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme il la toujours été. Sans emphase d'aucune sorte et sans trace d'ombre. La vie signifie ce quelle a toujours signifié. Elle reste ce quelle a toujours été. Le fil nest pas coupé. Pourquoi serais-je hors de ta pensée, simplement parce que je suis hors de ta vue ? Je t'attends. Je ne suis pas loin.
Juste de l'autre côté du chemin. Tu vois, tout est bien."


Puis, Sybille se tue. Son souffle rauque et saccadé la pourchassant. La noirceur l'entourant. Était-ce la chose à faire ? Est-ce que cela allait calmer la "chose" qu'elle croyait maintenant être une sorte d'âme errante, de fantôme cruel et sombre ? Est-ce qu'elle pourrait parvenir à s'enfuir à nouveau ? Est-ce qu'elle allait trouver un moyen plus "efficace" d'aider ? Est-ce que ... telles étaient les questions.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mer 17 Juil - 18:08

Aux bruits sourds qu'elle entendit derrière elle, Alice comprit que le professeur Trelawney tentait, tout comme elle, de se frayer un chemin vers la sortie. Puis, tandis qu'elle réussissait enfin à atteindre ce qui lui paraissait être l'entrée de la salle, elle entendit le son d'une voix. Le murmure, quasi inaudible, parvint jusqu'à elle et elle comprit difficilement les mots "Dennis Crivey" et "préfet à Gryffondor". Soit elle hallucinait, soit l'un des élèves qui l'avait accompagné en haut de la Tour se trouvait être un préfet et, qui plus est, un jeune élève faisant preuve de beaucoup de courage. Soulagée de constater que les élèves étaient toujours sains et saufs, elle raffermit encore plus son emprise sur sa baguette. Cette fois, c'était sûr. Elle ne se laisserait pas abandonner au désespoir et au découragement. Du moins c'est ce qu'elle espérait au plus profond d'elle même tout en sachant bien qu'elle n'y parviendrait peut-être pas...  
Une fois dans l'embrasure de la porte, elle entendit finalement le même élève s’enquérir de savoir si l'enseignante et elle se portaient bien. La seule réponse qui lui parvint de la part de l'autre femme fut une incantation. La formule d'un sort qu'elle avait elle-même tenté lorsqu'elle se trouvait encore dans le couloir. Un patronus. Se retournant, elle put constater que le patronus envoyé eut aussi peu d'effet qu'en avait eu le sien mais, au moins, cela eut l'avantage de lui ouvrir les yeux.
Elle n'était pas dans la tête du professeur de Divination et n'aurait jamais pu cerner ses doutes ou ce qu'elle avait comprit de la situation. Toutefois, la tentative de cette dernière avait permis d'éclaircir les idées de la jeune stagiaire du Ministère. Et, cette fois, elle en vint presque à être heureuse que ce ne soit pas un autre enseignant de Poudlard qui partage avec les élèves et elle ce cauchemar.
Face à la tentative plus que cohérente de Sybille Trelawney et à son avancée audible vers la sortie, Alice jugea bon de reporter son attention sur les élèves et demanda instinctivement:

« Où êtes-vous? »

Elle avait bien entendu le jeune préfet parler mais n'avait pas eu le temps de distinguer d'où provenait sa voix. En effet, à cet instant là, elle était encore en train de courir pour attendre la porte de la salle de Divination.
Toujours avec la même angoisse et le même désespoir, elle ne se concentra pas moins. Un sanglot lui parvint alors et elle comprit finalement où ils se trouvaient sans que l'un d'eux ait eu besoin de lui répondre. Elle se faufila à travers l'obscurité jusqu'à eux les mains tendues devant elle.
Au bout de quelques pas, elle sentit le toucher d'un tissu sur sa paume et ramena ses bras le long du corps. Elle percevait nettement à leur respiration accélérée la présence des élèves en face d'elle.

Soudain, un sentiment encore plus sombre de peur et de vide s'empara d'Alice qui ne fut plus capable de penser à autre chose. Toutes ses pensées se tournant vers la souffrance. Quelque chose approchait et n'était pas seul. A présent, elle était certaine qu'il s'agisse bien de Détraqueurs et la tentative du professeur Trelawney n'avait fait que la confirmer dans cette idée. Leurs souffles roques étaient de plus en plus perceptibles ainsi que la vague de désespoir qu'ils transportaient avec eux.
Elle comprit finalement que la vague de désespoir répandue par les Détraqueurs avait réussi à l'amener à douter de leur existence même ou qu'il s'agisse de l'un d'entre eux. A présent, plus aucun doute n'était possible et elle était certaine qu'il s'agisse bien de ces créatures des Ténèbres. Mais l'obscurité, qui laissait uniquement perceptibles les sons, rendait les évènements encore plus terrifiants.
Puis, comme pour se donner un ultime espoir, elle supposa que c'était le désespoir même qui avait fait échouer sa précédente tentative de patronus, ainsi que celle du professeur. Pour former un tel sort, il fallait placer en soi toute sa joie et se focaliser sur cette dernière, or elle-même n'en avait pas été capable précédemment.

Alice se détourna pour tourner le dos aux élèves et brandit sa baguette droit devant elle. Plaçant son bras gauche devant le groupe d'élèves, afin de les protéger du mieux que l'obscurité lui permettait. Elle s'exclama alors du plus fort qu'elle pouvait et en plaçant en elle tout son espoir et sa joie; se focalisant, comme elle l'avait appris, sur un évènement heureux, elle exécuta de nouveau le sort qui, elle le souhaitait grandement, réussirait à les protéger.

« Spero Patronum! »

Encore une fois, cela n'eut aucun effet mais le peu de temps où son patronus avait duré lui avait permis de distinguer un peu les contours de la pièce. Elle avait pu alors voir que Sybille Trelawney n'avait pas réussi à sortir de la salle de Divination et... aux cris d'horreur que poussa l'une des élèves, elle comprit que tous avait vu ce que son patronus, alors même qu'il n'avait duré que quelques secondes, avait permis d'éclairer. Une dizaine de Détraqueurs se trouvaient dans le couloir et s'approchaient peu à peu d'eux.
Alice constata alors qu'elle ne pourrait pas y arriver seule. Tout ce qu'elle connaissait sur ces créatures des Ténèbres n'était que de la théorie. Jamais elle n'avait eu à leur faire face et il était étrangement plus simple de réussir à réaliser un patronus dans une salle de classe ou d'examen que devant un vrai Détraqueur.
L'élève qui avait pris de leurs nouvelles quelques instants plus tôt avait mentionné être préfet d'après les souvenirs d'Alice. Il devait donc se trouver minimum en cinquième année et pourrait tout à fait être apte à réussir un Patronus. De tout façon, ils n'avaient plus le choix. Ils devaient tenter tout ce qui pourrait marcher. Elle s'apprêtait alors à lui indiquer clairement ce qu'il aurait à faire quand la voix du professeur Trelawney s'éleva à nouveau. Étrangement, tout autre bruit sembla disparaître au moment même où elle commençait à s'exprimer. Mais le ton de sa voix et ses paroles firent trembler Alice. Elle ne comprenait pas et cela la terrifia d'autant plus.
Après de longues minutes, les bruits sourds des Détraqueurs se firent de nouveau entendre et, comprenant qu'ils n'avaient plus une minute à perdre, elle cria cette fois:

« Professeur, Dennis Crivey, il nous faut tenter ensemble un Patronus! Concentrez-vous sur un souvenir heureux! »

Sa précision était plus qu'inutile mais elle servait à l'encourager elle-même. A se donner plus de force et de courage. Le fait de dire à haute voix ce que tous semblaient incapables de faire en cet instant permettait de saisir réellement la nécessité d'y parvenir et le plus rapidement possible.
Elle tendit sa baguette vers le ciel. Cette fois ils se devaient vraiment de réussir, sinon ils seraient tous perdus.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Jeu 18 Juil - 23:00

Alors que la représentante du ministère demandait au professeur de sortir de la salle de cours, Dennis poussa les enfants dans un coin du mur.  Pourquoi? Eh bien simplement parce qu’il allait y avoir moins d’angles pour les attaquer.  Sans trop comprendre la phrase, il entendit toutefois le mot « détraqueurs ».  Ah ces magnifiques bestioles qui gardaient la prison d’Askaban ne devraient-ils pas être, justement, à Askaban? Malgré qu’il n’ait pas encore pu en voir un seul, il comprit, en se remémorant les cours de défenses contre les forces du mal de l’AD, que cela faisait du sens.  Trop de sens.  Après plusieurs bruits de fracas et une incantation plus ou moins rassurante du professeur, il comprit que celle-ci ne savait plus du tout où donner de la tête.  Et lui non plus d’ailleurs.  Il s’en fallait de peu pour ne pas qu’il prenne ses jambes à son cou, mais il lui semblait plus important de protéger ses pairs.  Il avait, jadis, fait l’erreur de rester en retrait.  Il ne la reproduirait pas une seconde fois.  Puis, il entendit distinctement une question.  Simple, certe, mais cruciale.  « où êtes-vous? » il n’eut pas le temps de répondre qu’une main lui effleura le bras.  Instinctivement, il se retourna dans cette direction, baguette levée, mais se rendit compte aussitôt, en tenant compte des circonstances et de la provenance du dit bras que c’était l’employée du ministère.  Au fait, elle avait un nom? Elle ne l’avait toutefois pas mentionné.  Une lueur d’espoir refit surface quelques instants avant qu’une chute vertigineuse dans les tréfonds du désespoir vint tout balayer.  Si, plus tôt, il avait pensé s’en sortir, là, il croyait fermement qu’il n’y avait plus d’intérêt de lutter.  Lutter à cette pulsion…

Alors qu’un patronus fut lancé par la représentante du ministère, ne serait-ce que quelques instants, ils purent admirer le magnifique spectacle d’une dizaine de détraqueurs approchant lentement vers eux.  Le seul sort efficace connu contre les détraqueurs, c’est le Patronus, mais que faire quand celui-ci ne fonctionne pas…

« Professeur, Dennis Crivey, il nous faut tenter ensemble un Patronus! Concentrez-vous sur un souvenir heureux! »

Ah bien sur… un souvenir heureux…  il est évident que le préfet était en mesure d’y parvenir.  La situation l’exigeait, mais il faut préciser que, dans son état actuel, Dennis ne pourrait que très difficilement retrouver un souvenir assez heureux pour produire ne serais-ce qu’une pâle imitation d’un réel patronus.  Il tenta tout de même de s’y efforcer.  Quel moment heureux y avait-il eu dans sa vie jusqu’à maintenant? Le moment où il avait été le plus heureux était peut-être celui où il avait pu rejoindre Colin à Poudlard…  Mais comme il voudrait aller le rejoindre présentement…  une chute du septième étage devrait bien régler le tout hein? Puis il pensa aux enfants.  Que dirait Colin s’il les abandonnait une seconde fois… non.  Il n’en était pas question.  En sixième année, il était en mesure de produire quelque chose de tangible.  Qui plus est avec son entrainement avec l’AD.  Il devait le mettre en application.  Par le passé, il avait travaillé dans une pièce sécuritaire.  Maintenant, il devait faire ses preuves dans la réalité.  Était-il prêt? Probablement pas.  Avait-il ne choix? Encore moins.  Soit il contribuait de son mieux, soit ils échouaient tous et subiraient le baiser du détraqueurs.  À cette simple idée de perdre son âme, il se mit à trembler.

Il tenta de se laisser pénétrer par la joie qu’il avait ressentit quand il avait franchis les portes du château pour la première fois pour rejoindre son frère.  Quand il considéra être le plus prêt possible, il tendit sa baguette dandirection des détraqueurs et se mit en position de combat.  Il finit par se ressaisir avant de s'exclamer:

-À trois.  Un… Deux… Trois! Spero Patronum!

Une lueur bleutée se forma quelques instants avant que son chat ne prit forme tout en se dirigeant vers les détraqueurs.  Il savait qu’il ne durerait pas longtemps et espérait que ses alliées allaient être en mesure de produire quelque chose.  Il était même surprit d’être parvenu à en faire un dans son état actuel, mais considéra que l’adrénaline coulait bel et bien a flot dans ses veines.  Vite. Ils devaient réussir parce que ses forces le quittaient peu à peu.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mer 7 Aoû - 19:01


    Vous vous concentrez sur un souvenir heureux, oui. Heureusement que tout le monde ici présent sait faire un Patronus...

    Ça marche ! Votre sort à tous les trois, arrive à éloigner les détraqueurs. Mais cette fois, au lieu de les éloigner encore et encore, cette fois, ils ont l'air de se détruire et finissent même par éclater sous forme de poudre noire, qui retourne dans les Ténèbres.

    Alors que les détraqueurs ont disparus, les Ténèbres, elles sont toujours bien présentes. Cependant, vous arrivez à voir, cette fois ! Ce n'est plus le noir d'ébène, comme au début : vous arrivez à voir les silhouettes, un peu comme en pleine nuit.

    Maintenant, qu'allez-vous faire ?

    Vous avez tout de même fait gagner 10 points à chacune de vos maisons.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Sam 10 Aoû - 11:58

Tant les évènements s'étaient déroulés à une vitesse effrayante, Alice ne se souvenait même plus d'avoir dirigé sa baguette en direction des détraqueurs pour tenter de les repousser grâce à un énième et indispensable patronus. Seule résonnait dans sa tête le décompte clamé par le jeune Dennis Crivey. "Un... deux... trois...". Ils devaient réussir, ils n'avaient pas le choix. Mais Alice avait eu peur, tellement peur. Comment aurait-elle pu se concentrer sur un souvenir heureux alors même qu'elle avait le net sentiment que tous avaient disparu. Comme absorbés et effacés par les détraqueurs avant même qu'ils n'exécutent leur baiser mortel. Et pourtant, il avait fallu les empêcher. Elle n'était pas seule. Elle ne pouvait pas se laisser aller au désespoir et au découragement. Les élèves étaient toujours présents derrière elle. Ils avaient des parents, une famille, des amis et un avenir ! Un avenir à tracer et à découvrir et dont l'ancienne serdaigle  ne pouvait les priver en faisant preuve de faiblesse. De plus, il était deux ici à pouvoir normalement réaliser un tel sortilège; et un susceptible de pouvoir y arriver. Une vague d'espoir et de courage avait ranimé l'esprit endolori et fatigué d'Alice quand Dennis Crivey avait montré qu'il était prêt. Prêt à essayer. Prêt à tenter de réussir de son mieux. Et Alice ne pouvait, ou plutôt ne voulait pas, en douter. Il était tellement courageux qu'il en arrivait presque à chasser les moindres doutes de la jeune femme.

Elle avait ainsi fermé son esprit à toute tentative extérieur de le détourner, de l’apeurer, pour ne plus voir que le visage de sa mère à l'époque où elle souriait tout le temps. C'était fou comme la médicomage semblait passer son temps à rire avant que la guerre ne vienne briser une partie de leur famille et surtout son âme toujours enjouée. Alors, ce n'est que quand les détraqueurs, éclairés par trois patronus, semblèrent pendant un bref instant s'éloigner, qu'elle comprit qu'ils avaient réussi. Sybille Trelawney, Dennis Crivey et Alice Sayers, perdus tous les trois dans les couloirs du septième étage avec pour mission de sauver une poignée d'élèves, avaient réussi ensemble et en même temps à former un patronus.
Alors qu'Alice élevait la voix pour les féliciter, elle fut stoppée net dans sa lancée par un phénomène étrange.

« Félicitations Dennis ! Sans toi, nous n'aurions jamais pu y arriver... »

Au lieu d'être repoussés plus loin, les détraqueurs furent comme détruits pour se transformer en une poudre noire qui disparut tout aussi rapidement; laissant à peine le temps à la jeune femme d'exécuter un Tergeo ou un Evanesco pour faire disparaître cette poudre et éviter qu'il ne s'y reforme quelque chose. Au moment même où ces derniers éclatèrent, Alice recula d'un pas, percutant alors quelqu'un derrière elle. Bien que soucieuse devant cette réaction anormale, elle comprit qu'ils feraient mieux de rester sur leur garde. Mais elle voulait aussi redonner de l'espoir. Le château restait silencieux et ce sentiment était tous ce qu'il leur restait. Mais c'était aussi ce sentiment si puissant qui avait permis de les sauver.  Alors qu'elle se tournait vers les élèves avec un sourire rassurant sur le visage, l'obscurité sembla se faire moins totale. Bien que les ténèbres demeurent et que l'impression d'être en pleine nuit n'offrent pas une visibilité totale,  ils pouvaient néanmoins se discerner entre eux.

Loin de rassurer Alice, elle eut l'étrange sentiment que tout cela n'était qu'une mise en scène. Pourquoi donc les détraqueurs se seraient-ils évaporés ainsi ? Comme si quelque chose ou quelqu'un laissait une forme de suspense pour ne rendre ensuite son arrivée que plus grandiose et terrifiante. Dans ce cas, la menace ne serait que plus grande et, exécutant une nouvelle fois des sorts de protection, Alice marcha le long du couloir. Prudente, sa baguette devant elle, elle craignait à tout moment que quelque chose sorte à nouveau de l'ombre pour s'en prendre à eux.
Ne voulant pourtant pas inquiéter les plus jeunes élèves par son comportement, elle tenta de les rassurer.

« Tout va bien. Le plus dur semble être passé mais restez regroupés. Je vérifie seulement que nous n'avons plus rien à craindre.  »

Bien sûr, elle mentait. Elle n'était elle-même pas du tout rassurée et l'absence de signes rendait l'atmosphère d'autant plus pesante. Ils pouvaient se voir mais les ténèbres n'avaient pas disparu. Alice avait même l'intuition qu'elles approchaient...
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Jeu 15 Aoû - 21:48


    Vous restez quelques instants à attendre que quelque chose se passe. Mais à première vue, il n'y a rien. Juste un silence pesant.

    Vous décidez alors de sortir de là. Cependant, le Professeur Trelawney semble ne pas vouloir vous suivre : elle préfère rester chez elle, à l'abris de tous les dangers...

    Dès que vous sortez, vous remarquez que l'école entière est "dans la nuit". Cependant dehors, vous ne voyez rien : les Ténèbres sont toujours là... Qu'allez-vous faire, à présent ?


    [HRP : étant donné que Sybille a du être supprimée, j'ai décidé de la laisser là... Miss Sayers, je pense aussi que Mister Crivey est en ce moment absent. Donc, vous pouvez continuer seule, tout en disant qu'il vous suit.]
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Dim 25 Aoû - 0:31

    Voici les points RP que vous avez gagner durant cette intrigue :

    Alice : 30
    Dennis : 10

    Merci encore de votre participation,

    Game Master.

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