Nox Aeterna

La guerre est enfin finie. Harry Potter et Lord Voldemort y ont néanmoins laissé la vie. Tout semble être rentré dans l'ordre. Mais est-ce vraiment le cas...?
 

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 [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...

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MessageSujet: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Lun 24 Juin - 22:47

    30 novembre 1999

    Les cours viennent de se terminer. Certains d’entre vous reviennent de cours de soins aux créatures magiques, ou de botanique. D’autres ont juste décidé de se promener tranquillement dans le parc, ou même de s’entraîner au Quidditch. IVous, vous avez décidé de flâner dans les couloirs, ou de rentrer dans votre salle commune, ou encore, vous avez décidé d’envoyer un hibou à vos parents. Peut-être êtes-vous plutôt du genre à aimer étudier, et que vous êtes en train de faire vos devoirs à la bibliothèque.
    Le temps est froid ! La nuit dernière, quelques flocons ont même fait leur apparition, tapissant l’herbe d’une petite couche de neige. Heureusement, le froid n’a pas encore pénétré dans l’école. Cependant, les nuages rendent les couloirs sombres : les flambeaux illuminent les couloirs, et un bon feu ronronne dans la cheminée de votre salle commune.

    Soudain, tout semble se taire : les armures ne grincent plus, alors même qu’elles continuent à bouger, et vos pas ne se font plus entendre. C’est étrange, vous ne comprenez pas. Avant même que vous ne vous posiez la question, ou même à votre ami à vos côtés, la lumière disparaît lentement, comme si une éclipse venait vous priver de la lumière du soleil. Un froid vous tordant vos entrailles s’empare de vous, devenant de plus en plus tranchant, au fur et à mesure que l’obscurité se glisse sur le sol sous vos pieds

    Vos plus mauvais souvenirs refont alors surface. Certains d’entre vous entendent même des cris, des pleurs et des rires venant d’on ne sait où.

    Les plus téméraires tenteront bien entendu un sort de « Lumos ». Mais votre baguette ne s’illuminera que quelques instants, n’éclairant rien, pas même votre visage, et finira par s’éteindre…

    La lumière ne revient pas.

    Je vous l’avais bien dit, de profiter du temps qu’il vous restait…

    C’est à vous ! Vos réponses vous feront bien entendu gagner des points RP / de maison, suivant vos déductions. Attention néanmoins, je peux décider de vous enlever des points si cela me chante…
    Aussi, il est bien noté que certains entendent cris, pleurs, etc. Vous ne pouvez pas TOUS les entendre. Si c’est le cas, je n’hésiterai pas à sanctionner.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mer 26 Juin - 22:38

    Je connaissais tous les livres de la bibliothèque par cœur. Et ce, depuis ma troisième année. Tous les jours, j’avais lu. Absolument tous les jours. Cependant, il arrivait que de nouveaux bouquins arrivent. De ce fait, je sautais dessus pour les emprunter et les lire aussi. Pas que j’aimais tout connaître sur tout, mais il fallait avouer que c’était bien pratique pour les devoirs : je n’avais pas à aller chercher les livres à la bibliothèque. De plus, c’était aussi très pratique pour aider les autres et pour les examens. On n’en sait jamais trop, pas vrai ? Bref, après le cours de Sortilège, je me dirigeai vers la bibliothèque, en quête donc de nouvelles connaissances. D’après les rumeurs qui circulaient, de nouveaux livres devaient être livrés aujourd’hui. Il n’y avait pas trop de chemin à faire, entre la bibliothèque et la classe de sortilèges. J’allais donc ne pas prendre trop de temps pour m’y rendre.
    Le temps commençait à sérieusement se radoucir. En fait, on avait même eu droit à de la neige, la nuit dernière. J’aimais beaucoup la neige, mais si ça impliquait le froid. Et malheureusement, le château n’était pas vraiment chauffé. Enfin, je n’avais pas trop à me plaindre : j’avais vêtu une cape d’hiver, et elle me tenait chaud. Par contre, le ciel annonçait clairement qu’il allait encore neiger. J’allais bien rire en observant les batailles de boules de neige. Ou alors, j’allais même y participer. Je n’aimais pas non plus me prendre des boules de neige en plein dans la figure, mais fallait bien s’amuser un peu, non ?

    Bref, j’entrai dans la bibliothèque. Il y avait déjà d’autres personnes, étudiants sagement. Je m’avançai vers les rayons, sous le regard perçant de Madame Pince –elle portait vachement bien son nom, quand même ! Soudain, alors que j’allais arriver à la moitié du chemin vers les étagères contenant les précieux ouvrages, l’ombre fit place à la lumière. Cela se fit en à peine deux secondes, le temps de comprendre que ce n’était pas un nuage épais qui s’amusait assombrir le ciel. Je m’arrêtai net, regardant par la fenêtre. C’était étrange, vraiment, car c’était juste comme si… je perdais progressivement la vue. Et tandis que les ténèbres envahissaient la pièce, un froid à couper le souffle s’empara aussi de moi, en même temps que mes entrailles se contractaient. La dernière chose que je vis fut les autres, aussi complètement désemparés.

    Et puis plus rien. Il n’y avait plus que les paroles des autres personnes autour de moi. Quelqu’un s’écria « Il se passe quoi là ?! » Oui, je me posais très franchement la même question. Sans plus attendre, je pris ma baguette et lançai d’un ton clair :

    « Lumos ! »

    Le bout de ma baguette s’illumina, mais contrairement à toute attente, il n’éclaira rien. Pas même ma baguette, en fait. Et sans que je ne demande quoi que ce soit, la lumière s’éteignit. Le stress fit place à la peur : non mais vraiment, il se passait quoi, là ?
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Ven 28 Juin - 15:57

Il était bientôt l'heure d'aller dîner, et Ezechiel traînait encore et toujours à la bibliothèque. Un si bel endroit, pensez vous !

Pour la première fois depuis son arrivée à Poudlard, Ezechiel était content et joyeux. L'approche de Noël, sans doute. Ces quelques flocons tombés la veille avaient recouvert le paysage triste et mélancolique de l'automne et avaient laissé place à un paysage plus blanchâtre, comme pour nettoyer toute cette tristesse qu'Ezechiel ressentait depuis son arrivée à Londres, loin de sa France natale. Rien n'avait vraiment changé, cela dit, juste son état d'esprit. La réponse de sa sœur à la lettre qu'il lui avait envoyé il y a peu y était sans doute pour quelque chose, peut-être plus que le temps frais, il faut bien l'avouer.

Installé à un bureau dans son coin favoris de la bibliothèque à l'écart des élèves, à la lumière d'une lampe, Ezechiel corrigeait les devoirs de métamorphose des 5e année. Il avait abandonné depuis longtemps l'idée de travailler en ermite dans son bureau, le fait d'être entouré de jeunes gens souriants lui remontait le morale. Il avait presque fini son paquet de copie, qui étaient très encourageantes pour la suite de ses cours. Ses élèves progressaient vite, et cela ne le rendait pas peu fier. C'est en se penchant sur la dernière question d'une copie qu'il cligna des yeux, il voyait de moins en moins bien. Il ne s'en rendit pas compte tout de suite, étant trop absorbé par ses corrections. C'est quand il eut du mal à écrire convenablement sur la copie qu'il se rendit soudain compte que la lumière de sa lampe diminuait petit à petit. Il tapota sur le verre, sans succès.

"Allons, bon ! Tu ne vas pas me lâcher maintenant, il m'en reste deux à corriger enfin !" dit-il, en faisant semblant de s'adresser à la lampe.

C'est quand il releva les yeux vers le reste de la bibliothèque qu'il resta figé pendant quelques secondes : Ce n'était pas sa lampe. C'était ses yeux, il voyait vraiment de moins en moins clair, comme s'il était en train de s'endormir. Il se frotta les yeux, se donna une gifle pour se réveiller, mais rien n'y fit. En plus il n'était pas fatigué. Il n'y comprenait vraiment rien. Il se leva, paniqué à l'idée de perdre la vue, et fit quelques pas en direction du bureau de Mme Pince pour lui faire part de son mal et il comprit rapidement qu'il n'était pas le seul : Tous les élèves et professeurs présents dans la bibliothèque semblaient vivre la même chose que lui, certains étaient interloqués, d'autres se mirent à paniquer, et au fur et à mesure que le noir se fit dans la pièce, un froid surnaturel pénétra chaque partie de son corps. Ses os semblaient glacés. Il accéléra l'allure pour rejoindre les élèves les plus paniqués pour les rassurer, buta sur un bureau dans la précipitation et puis... Plus rien. Le noir complet, le néant.

Les plus jeunes commençaient à pleurer, d'autres à s'entrechoquer en tentant de chercher la sortie. Il vit quelques points lumineux furtifs apparaître ça et là. des élèves devaient essayer d'allumer leurs baguettes, sans succès. Lui-même ne s'y risqua même pas, il avait bien deviné que ce froid et ces ténèbres n'étaient pas un fait naturel et que quelqu'un devait être en train de faire une mauvaise farce... Du moins il l'espérait.

Ezechiel était comme dans un état second, comme ce moment où l'on va s'endormir mais qu'on ne l'est pas tout à fait, ce moment où nos pensées vagabondes et rationnelles abandonnent de plus en plus toute logique et laissent place petit à petit au pays des merveilles, au fond d'un puit noir et obscure. Les pensées d'Ezechiel, si joyeuses il y avait encore quelques secondes, se tournèrent sans qu'il sache comment vers Théodora Braum, et il la voyait rire au bras de son frère Bradin. Un rire froid, glacé, un sourire malsain accroché aux lèvres. Elle riait, riait de son malheur, de ce qu'elle avait fait de son cœur, de ce qu'elle avait fait de lui. Était-ce vraiment son rire ? Était-ce un fruit de son imagination ou avait-il associé ce rire à la seule image négative qu'il avait de sa vie ?

Il percuta quelqu'un, un élève sans doute. Il chercha à tâtons un endroit où s'appuyer. Tout en fuyant ses horribles pensées, il tenta se retrouver ses esprits et se mit en tête de s'occuper des élèves, il en était responsable, il devait leur venir en aide. Après avoir prit une grande inspiration, Ezechiel se mit à crier dans la pénombre.

"PAR ICI, RASSEMBLEZ-VOUS PRES DE MOI, SUIVEZ MA VOIX, TOUT VA BIEN SE PASSER, NE CÉDEZ PAS A LA PANIQUE !"

Même sa voix semblait surnaturelle, comme étouffée par les ténèbres. Les élèves l'avaient-il entendu ?


Dernière édition par Ezechiel Gregorian le Mar 23 Juil - 14:21, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Ven 28 Juin - 16:35

    Tout le monde semblait clairement perdu, dans ces ténèbres étranges. J’avais l’impression que tous les bruits étaient étouffés. Certes, la bibliothèque n’était pas des pièces les plus vides de l’école. Au contraire, c’était normal que les bruits ne portent pas bien loin. Mais là, j’avais vraiment l’impression que nous étions entourés d’une couverture invisible, qui étouffait clairement les bruits et paroles que nous faisions. Soudain, alors que le froid me tordait les entrailles, je repensai à cette bataille ignoble. C’était ce jour-là que j’avais appris la mort de mes parents et de ma sœur. J’avais toujours du mal à me débarrasser de ce souvenir douloureux, mais là, c’était juste oppressant. J’avais presque l’impression de revivre ce moment : un auror aux cheveux d’un noir ébène et au visage assez fin, pour un homme, m’accostant dans la grande salle, alors que j’étais dos à un mur. Il s’était d’abord renseigné de savoir si j’étais bien « Victoria Gordon ». Il s’était alors accroupi, pour être à ma hauteur, et m’avait annoncé la mauvaise nouvelle. Comme un mauvais film, je revoyais ses lèvres bouger lentement, laissant sortir des sons que je n’entendais plus. Mon rythme cardiaque s’accéléra. Non, je ne voulais pas revivre un tel moment. C’était horrible. Horrible ! Il m’avait fallu plus d’un an pour le mettre dans un tiroir et ne plus y repenser que trop rarement.

    Soudain, je fus ramenée à la réalité : une voix s’éleva des ténèbres. Une voix forte. Forte, mais aussi étouffée. C’était celle du professeur Gregorian. Il appelait les élèves pour qu’ils se rassemblent près de lui. Bonne idée, vraiment très bonne idée ! Le fait que nous soyons aussi éloignés les uns des autres nous rendaient plus vulnérables à la peur. Je me tournai vers là d’où venait la voix du professeur, et me mis à marcher lentement vers lui. Soudain, je me cognai violement contre une table. Ou un banc, je ne savais pas trop. Je poussai le juron du siècle :

    « Putain de bordel de Merlin de… ! »

    Alors que j’insultais la terre entière, je me remis à marcher, tout en boitant. Finalement, je percutai à nouveau quelque chose. Sauf que cette fois, c’était mou et plus grand que moi. Je levai les yeux, dans le vide. J’étais tout de même heureuse de ne pas être aveugle : ça aurait été horrible de vivre comme ça. Puis, une idée me traversa l’esprit : et si c’était un sort nous aillant rendus tous aveugle ? Non, je préférais ne pas penser à ce genre de choses. D’une voix tremblante, je questionnai :

    « Qui c’est ? Je suis désolée, vraiment… »

    Ah ça, pour être désolée, j’étais désolée. Je tentai de bouger un peu, et marchai sur ce que je devinai être le pied de quelqu’un. Encore une fois, je m’excusai platement. Ce n’était pourtant pas mon genre d’être maladroite comme cela… Franchement, j’avais hâte que le professeur Gregorian trouve quelque chose pour rétablir la lumière. Ou plutôt, j’espérai qu’il trouve quelque chose. Pour ma part, j’étais trop stressée et apeurée pour réfléchir à quoi que ce soit. Peut-être avais-je déjà lu un truc à ce sujet –déjà, il y avait le sort d’aveuglement– mais je ne pouvais pas rechercher dans ma mémoire. Pas avec ces souvenirs qui tentaient absolument de me faire crouler.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mar 16 Juil - 14:44

Quelqu'un trébucha sur lui et lui marcha sur le pied. Vu la taille et la voix de la personne, ça devait être une élève. D'autres le rejoignait aussi, toujours aussi paniqués. Ainsi dont on continuait tout de même à entendre. Malgré les circonstances, ce constat rassura un peu Ezechiel. Pouvoir communiquer était essentiel, faire en sorte que les élèves ne se sentent pas seuls pourrait combattre la peur que tout le monde ressentait.

"Vous êtes tous là ? Quelqu'un est bloqué dans un coin de la bibliothèque ?" Dit-il d'une voix peu rassurée

Un long silence. Les élèves, qui pourtant paniquaient à grands renforts de pleures et de cris, s'étaient tus pour écouter la potentielle réponse d'un élève perdu au fond de la bibliothèque. Rien. Mais pouvons nous en être si sûrs ? La voix d'Ezechiel était étouffée sur quelques mètres, elle ne pouvait pas atteindre le fond de la bibliothèque... Et celle d'un élève ne pouvait pas les atteindre non plus... Mais il lui était impossible d'arpenter la bibliothèque à la recherche d'un élève égaré et seul tout en restant avec les autres dans cette obscurité épaisse et quasiment palpable... Ezechiel réfléchissait très vite, à présent... Tout faire pour épargner le plus d'élèves, les mettre à l'abris, les rassurer... Qui sait ce qui pourrait se passer dans cette obscurité menaçante ?

"Ecoutez, tous... On va sortir de la bibliothèque, tenter de rejoindre le reste du château. Une fois en sécurité, je reviendrais ici pour vérifier qu'il ne reste personne. Mme Pince, vous pouvez m'aider à amener les élèves hors d'ici ?"

Une vague d'approbation timide indiqua à Ezechiel qu'il pouvait y aller. Il sortit sa baguette magique, tendue devant lui, et avança à tâtons en tenant de l'autre main celle de l'élève qui l'avait percuté plus tôt. Il ferma les yeux (bien que c'était parfaitement inutile) pour imaginer la bibliothèque éclairée pour avancer tant bien que mal vers la sortie. Ils avancèrent ainsi en file indienne, main dans la main, lentement et timidement vers la sortie. Quelques élèves percutèrent des tables et des bibliothèques mais rien de grave. Tout commençait à aller mieux, tout le monde s'était calmé et tout ce beau monde cheminait vers la sortie. Ils étaient arrivés à la moitié du chemin qui les séparait de la porte de la bibliothèque quand tout bascula.


Dernière édition par Ezechiel Gregorian le Mar 23 Juil - 14:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mar 16 Juil - 20:17


    Bien vu, Mr Gregorian... alors que vous tenez Miss Gordon par la main, qui tient à son tour un autre élève, et ainsi de suite, voilà que vous trébuchez sur quelque chose, à terre. Vous vous écroulez, et Miss Gordon, vous, vous écroulez sur la "chose" qui vous a fait tomber.

    Vous pouvez la sentir, la "chose" étant sous votre ventre. Mr Gregorian vous, la sentez sous vos jambes. Vous pouvez sentir la froideur de la chose à travers vos vêtements. Soudain, avant même que vous ne puissiez vous demander de quoi il s'agit, la chose bouge. L'air de rien, elle est énorme ! Elle doit au moins vers une quarantaine de centimètre de haut. Et en longueur... ça...

    La chose bouge, donc. Miss Gordon, vous rejoignez Mr Gregorian et vous entendez alors des sifflements. Des sifflements... inquiétants.

    Qu'est-ce donc que ceci...?
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mer 17 Juil - 22:08

Ezechiel avançait pas à pas dans l'obscurité, baguette tendue droit devant, quand ses pieds butèrent sur le corps de quelqu'un allongé par terre. Surprit, il tomba en avant de tout son long sur le sol de la bibliothèque, entraînant dans sa chute l'élève qu'il tenait par la main, et laissa échapper sa baguette magique, qui atterrit plus loin, ainsi qu'une exclamation de surprise qu'il lâcha sous le choc. Sur qui avait il trébuché, un élève ? Une potentielle victime de cette obscurité malfaisante ? Il s'adressa, aveugle, aux élèves qui se demandaient pourquoi ils s'étaient arrêtés.

"Je vais bien, ne vous en faites pas. Il y a quelqu'un d'allongé par terre !"

Ezechiel s'assit par terre, leva les jambes du corps de la victime et s'y approcha toujours à tâtons pour lui venir en aide.

"Tout va bien, vous m'entendez ? Qu'est-ce que... AAAAAAAAAAH !"

Ezechiel avait touché le corps et avait fait un bon en arrière, dégoûté. Tout le monde s'écarta de ce sur quoi Ezechiel avait buté. Car non, ce n'était pas un élève allongé sur le sol, la chose était vivante, recouverte d'écailles et sifflait méchamment. C'était un énorme reptile.

"C'EST UN SERPENT, UN ÉNORME SERPENT, NE RESTEZ PAS ICI EN GROUPE, DISPERSEZ VOUS DANS LA BIBLIOTHÈQUE, MONTEZ SUR LES BUREAUX ET SUR LES CHAISES ! VITE !"

Le chaos qui suivit était indescriptible. Des cris, des pleures, des martèlements de pas dans tous les sens, des bousculades, de la panique. Ce qui malheureusement ne faisait qu'énerver l'énorme reptile qui se mit à zig-zager entre les élèves, furieux, a en déduire par ses sifflements. Comment un monstre pareil a-t'il pu se retrouve ici, dans la bibliothèque de Poudlard ?

Ezechiel lui était toujours assis à terre, totalement désorienté et paniqué. Il se préoccupait plus de la sécurité de ses élèves que de la sienne, et les savoir en danger ne faisait qu'accroître sa panique qui grimpait de manière exponentielle. Quelques élèves était restés sur place, incapables de bouger et d'aller se mettre à l'abris, paralysés par la peur. Le serpent leur tournait autour, leurs cris parvenaient très clairement aux oreilles d'Ezechiel. Mais sans baguette magique, Ezechiel était impuissant et vulnérable et ne pouvait pas tenter quelque chose pour venir à la rescousse de ses élèves. A tâtons, il chercha sa baguette magique autour de lui comme un myope qui cherche ses lunettes, mais impossible de les trouver. Les élèves paniquaient de plus en plus...

Soudain, il sentit la queue du serpent frôler son pied droit et il l'attrapa sans hésiter, pour l'empêcher d'avancer d'avantage. Il était assez gros pour avaler un être humain d'une bouchée, et il était impossible pour Ezechiel de le traîner ne serait-ce que d'un centimètre tant il était lourd et puissant. Ezechiel, qui s'était relevé pour attraper le serpent par la queue, tomba de nouveau en arrière et se retrouva de nouveau assis. A en juger par ses sifflements, le serpent avait fait demi-tour et s'avançait dans sa direction. Ezechiel n'osait plus bouger, son cœur battait la chamade, ses yeux et sa bouche étaient écarquillés et son front n'avait jamais été aussi moite. Il avait l'impression d'être assis là à attendre la mort qui pouvait le prendre par surprise à tout instant. Il était dans une détresse indescriptible, il était tellement paniqué qu'il ne pouvait plus bouger. Les élèves eux s'était tus petit à petit, comme dans l'attente de savoir ce que le serpent allait faire, d'entendre un bruit qui trahirait ses faits et gestes.

Le serpent était à ses pieds, il sentait sa langue frétiller sur sa jambe. Ezechiel attrapa son chapeau et le lança au loin en espérant le distraire. Le serpent tourna la tête, et Ezechiel en profita pour se traîner par terre et reculer le plus possible avant que le serpent ne revienne vers lui. Sauf qu'il était arrivé à la porte de la bibliothèque et qu'il ne pouvait continuer d'avantage. Il se redressa, toujours à terre, et tenta d'atteindre la poignée. Peut-être que l'obscurité n'était que dans la bibliothèque ? Peut-être que le couloir n'était pas plongé dans l'obscurité et qu'il pourrait appeler à l'aide ? Ses tentatives pour atteindre la poignées indiquèrent au serpent où il se trouvait et il s’avança de nouveau vers lui. Ezechiel l'entendait s'approcher et paniqua de plus belle. Il se mit à tambouriner sur la porte pour qu'on lui vienne en aide, pendant que le serpent s'avançait petit à petit vers lui.

"S'il-vous-plait, s'il-vous-plait ! VENEZ-NOUS EN AIDE, AU SECOURS !" cria Ezechiel au travers de la porte en tambourinant de plus en plus fort, totalement paniqué.

Le serpent était de retour prêt de sa jambe, et dans une tentative désespérée (et totalement idiote), Ezechiel lui asséna un coup de pied sur la tête. Le serpent se dressa et siffla bruyamment. Ezechiel était de nouveau paralysé et retomba à terre. Le serpent se jeta sur lui et referma ses crocs sur sa jambe droite. Ezechiel poussa un cri déchirant et les élèves se remirent à crier. Le serpent se redressa une seconde fois et s’apprêta à repartir à l'attaque du professeur lorsque quelqu'un lui donna un autre coup, ce qui fit changer le serpent de direction et de cible. Ezechiel, lui, était en sueur et ne pouvait plus se relever. Quelqu'un a été assez fou pour s'attaquer lui aussi au serpent... Ezechiel se remit en quête de sa baguette magique, sa jambe douloureuse et inerte, la douleur défigurant son visage, pendant que le serpent se dirigeait vers quelqu'un d'autre.


Dernière édition par Ezechiel Gregorian le Mar 23 Juil - 14:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Ven 19 Juil - 14:52

    Soudain, alors que je pensais que tout allait rentrer dans l’ordre, je sentis le Professeur Gregorian tomber à la renverse devant lui. Il m’entraîna évidemment dans sa chute, et je me retrouvai sur le sol. Ou plutôt, sur un corps mou et froid. La première chose qui me traversa l’esprit était que nous avions trébuché sur un mort. Mais avant même que je ne puisse me relever, je sentis le Professeur Gregorian bouger et à côté de moi, toucher la personne. Il disait que tout allait bien et s’apprêta à dire autre chose. J’étais moi-même en train de me bouger, allant du côté de notre enseignant, quand tout d’un coup, il poussa un hurlement. Je sursautai tandis que la chose en-dessous de moi bougeait. Par Merlin ! C’était vrai qu’il y avait quelque chose qui clochait : c’était bien trop gros et long pour être un corps ! Je me sentis pâlir tandis que le Professeur Gregorian hurlait qu’il s’agissait d’un serpent. Il nous ordonna de nous disperser et de nous mettre à l’abri sur les tables. D’une voix tremblante, je lançai dans un murmure à mon Prof, qui –à première oreille…– semblait ne pas être loin de moi :

    « Professeur… je crois pas que… aller sur les tables servirait à quelque chose. Surtout si nous avons à faire à un… un… »

    Non, c’était juste pas possible. Pourtant, d’après l’histoire de Poudlard, l’école avait subi deux fois l’apparition d’un seul et même serpent : il s’agissait du Basilic. Je n’étais pas encore à l’école, quand il était arrivé pour la deuxième fois. Mais j’avais entendu énormément de rumeurs à son sujet. Et pas des plus réjouissantes. L’avantage dans tout ceci, c’est qu’il faisait noir et que donc, nous ne risquions pas de le regarder dans les yeux, ce qui était synonyme de mort. Bon sang, mais j’avais encore tellement de choses à vivre ! Puis quelqu’un d’aussi intelligent que moi –ou plutôt ayant une si bonne mémoire– peut pas mourir ainsi !? Le professeur Gregorian, mon Directeur de Maison, donc de la maison des plus courageux, allait certainement nous tirer d’affaire, j’en étais sûre !
    Je finis par obéir et me mis à ramper à tâtons vers un banc ou une chaise. Je sentis le serpent glisser le long d’une de mes jambes, et d’un bond doublé d’un petit cri, j’évitai le contact avec la créature. Soudain, j’entendis un sifflement, au milieu des cris et pleurs des autres. Tout allait très vite.
    Tout d’un coup, je reçus quelque chose en pleine tête. Quelque chose de mou, de large : le chapeau du Professeur Gregorian. Nom de Merlin ! Qu’avait-il ? Où était-il ??

    « Professeur ? Professeur ? »

    Je fis demi-tour, toujours en rampant, et tenant toujours fermement ma baguette en main –quand nous nous suivions à la queue-leu-leu, je l’avais coincée dans ma bouche. Alors que j’avançai dans le vide, j’entendis mon Directeur crier à l’aide. A première vue, il était proche de la sortie, et n’avait rien d’autre à faire que d’appeler au secours. C’était ça, ou bien il ouvrait la porte et le serpent risquait de s’échapper. Donc, il avait bien fait. Tout d’un coup, j’entendis un bruit sourd, un sifflement et à nouveau un bruit sourd. Et puis, un lourd silence s’empara de la pièce. Le calme avant la tempête : un hurlement déchirant fut poussé par le Professeur, et les autres élèves se mirent à crier à la mort. Quant à moi, plus pâle et tremblante que jamais, je continuai à avancer. J’arrivai vers le flanc droit du serpent –enfin, je supposai– et finis par lui donner un coup de pied fulgurant. Un autre sifflement. Cette fois, dans ma direction. Je déglutis difficilement ma salive et me mis à réfléchir à du cent à l’heure, à la recherche d’un sortilège efficace et que je savais lancer. Le premier qui me vint à l’esprit fut… le sort de Furunculus. Non mais sérieux, mon cerveau pouvait pas réfléchir normalement, en cas de stress ?

    La deuxième idée fut celle de « l’Avada Kedavra ». HAHA, la bonne blague ! Genre j’allais réussir un tel sortilège sans voir quoi que ce s… un sifflement se fit entendre, proche de moi. Je sentis alors la fraîcheur de l’animal au niveau de mon visage. Vite, quelque chose, quelque chose !

    « En… endo… ENDOLORIS ! »

    J’avais crié ceci, la voix brisée par les larmes. Honnêtement, je ne voulais pas mourir. Pas tout de suite, du moins.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Ven 19 Juil - 17:35

    Votre sortilège ne marche évidemment pas, Miss Gordon... vous croyiez quoi ? Que vous alliez réussir un sortilège impardonnable comme ça ? Non... pour la peine, j'enlève 5 points à Gryffondor.

    Cependant, dans un éclair de lucidité, vous lancez votre baguette magique en direction de la porte, où se trouve le Professeur Gregorian. Mr, vous la recevez en plein visage. Mais au moins, vous retrouver avec une arme vous aidera certainement...

    C'est à vous, Mr Gregorian...
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mar 23 Juil - 15:38

"En... endo... ENDOLORIS !"

Ezechiel entendit quelqu'un tenter de lancer un sortilège impardonnable... Sans succés. Même si la situation et la panique ambiante faisait prendre aux gens des initiatives insencées, il n'en restait pas moins abassourdit qu'un élève soit assez fou pour lancer un tel sortilège.

Le serpent, lui, s'éloignait d'Ezechiel, si loin qu'il n'arrivait plus à entendre ce qu'il faisait ni s'il attaquait quelqu'un. Ezechiel se remit fébrilement à chercher sa baguette magique, malgré sa jambe déchiquetée qui lui faisait atrocement mal. Et si le serpent était vénéneux ? Et si le venin arrivait vers son cœur ? A cette pensée Ezechiel paniqua de plus belle, la tête lui tournait et son rythme cardiaque s’accéléra (ce qui était encore pire car ça allait accélérer son empoisonnement). Il avait presque envie de pleurer, ses yeux étaient embués de larmes de panique et de stresse.

Dans quelques minutes, il serait mort.

C'est alors qu'il reçu une baguette magique sur la tête, quelqu'un la lui avait lancé. Il ne remercierait jamais assez l'auteur de ce geste. D'un geste vif, enfin aussi vif qu'un homme à l'agonie pouvait le faire, il attrapa la baguette et su directement que ça n'était pas la sienne. Mais une baguette magique quelconque était mieux que rien face à la terrible situation dont il était victime.

Il fallait absolument qu'il voit ou le serpent se cachait, que la bibliothèque soit éclairée pour qu'il puisse analyser rapidement la situation, même une demi seconde...

"Lumos !" tenta-t'il désespérément, n'attendant aucun résultat particulier.

En effet, l’extrémité de la baguette s'illumina brièvement. Mais seulement son extrémité. Il ne vit même pas le bout de ses doigts qui pourtant tenaient la baguette magique. Ce n'était pas une obscurité ordinaire, ça il le savait déjà, mais c'était pire que ce qu'il croyait, c'était comme de la matière noire, une sorte de brume épaisse qui semblait avoir remplacé l'air et qui du coup remplaçait également l'air qui allait dans leurs poumons, jusqu'à s'insinuer dans chaque cellule de leur corps à présent imbibé de désespoir comme une éponge pleine d'encre de chine. L'image de Theodora Braum n'avait jamais été aussi nette dans son esprit. Elle était froide comme la mort. Comme une créature de l'ombre. Comme un détraqueur qui lui avait aspiré toute sa joie, toute sa vie, tout l'amour qu'il lui avait porté...

Un détraqueur...

C'est alors que dans son désespoir, il vit sa sœur, sa sœur Eleanor se dresser devant lui pour le protéger de Theodora et du serpent qui rodait non loin de là, des ténèbres qui à présent étaient en train de contaminer son âme... Ou était-ce le venin ?
L'image de sa sœur, sans doute la dernière qu'il verrait avant de mourir, se dressait devant lui comme un bouclier, pour protéger ses derniers instants de vie de tout ce désespoir... C'est alors que dans un éclair de lucidité, il tenta.

"Sp... Spero Patronum !"

Un chat argenté sorti gracieusement de sa baguette, illumina de sa pureté les quelques mètres autour d'Ezechiel brièvement pendant une seconde et s'évapora comme on souffle une bougie.

Ezechiel avait retrouvé ses esprits. Il avait vu les élèves éparpillés dans la bibliothèque, sur des tables, des chaises, et même sur le bureau de Mme Pince. Le serpent n'était plus là, cependant. Était-il parti au fond de la bibliothèque ou Ezechiel ne l'avait-il simplement pas remarqué durant ce court laps de temps ?

La douleur était intenable et Ezechiel avait une affreuse envie de vomir. Il avait l'impression que sa jambe s'ouvrait d'elle même en deux... Sa priorité était de se soigner, de faire quelque chose pour ne pas mourir, car s'il n'était plus là, qui serait là pour aider les élèves face à ce monstre ? Il était peut-être handicapé mais pouvait toujours lancer des sortilèges de son invention pour éloigner le serpent en attendant que les secours arrivent...

Un antidote, il lui fallait un antidote.

Forcément, comme tout bon prof de métamorphose qui se respecte, il ne pouvait pas le faire venir de nul part, les mélanges aboutis faisaient parti des exceptions à la loi de Gamp sur la métamorphose élémentaire.

Il ne pouvait pas en préparer un en 4e vitesse, il en était bien incapable même en plein jour, et puis il était ridicule de penser à ça, il n'avait pas le matériel adéquat. Et vous imaginez Ezechiel, tranquillement faire sa petite potion dans le noir, touiller lentement sa petite mixture comme si de rien n'était alors qu'il était sur le point de mourir et qu'un serpent géant se promenait dans la bibliothèque ?

Il ne pouvait pas non plus se risquer à pratiquer l'alchimie ici sur sa jambe, il n'avait rien pour tracer un cercle au sol et risquait même de faire une erreur qui lui coûterait cher, plus cher encore que d'être condamné à ranger sa baguette à vie dans sa canne...

Non, la seule solution était de trouver un antidote pour les venins les plus communs. Il en avait repéré un une fois dans une boutique du chemin de traverse et s'en voulait terriblement de ne pas l'avoir acheté. C'était une potion toute faite dans laquelle il suffisait d'y ajouter quelques goûtes du venin en question pour qu'elle fasse effet sur la plaie. Pas sûr que cela fasse effet sur le venin d'un serpent de cette taille, mais ça valait le coup d'essayer.
Mais la probabilité qu'un tel flacon soit présent dans une bibliothèque était très minime. En même temps la probabilité qu'un serpent géant face irruption pendant une obscurité maléfique dans une école de magie l'était aussi !

Il tenta alors le tout pour le tout, même si le fait que les sortilèges ne fonctionnent plus combiné au fait qu'il n'utilisait pas sa baguette réduisait considérablement ses chances de réussite. Il leva la baguette.

"Accio... An... Antidote..."

Sa voix en disait long sur son état de santé. Il attendait là, à recevoir (ou pas) un flacon de potion en pleine figure ou à entendre un bruit qui trahirait le retour du serpent.

Rien.
Rien à part un petit cliquetis produit par une petite fiole provenant de derrière le bureau de Mme Pince.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mar 23 Juil - 17:25

    Le sortilège d’endoloris que je venais de lancer ne marcha pas. Cela ne m’étonna qu’à moitié : je n’étais absolument pas préparée pour lancer pareil sortilège, et je n’y avais pas mis assez de conviction pour que ça marche. Je ne savais pas quoi faire. Je sentis alors les larmes couler le long de mes joues, tandis que je sentais le serpent proche de moi. Pourquoi, pourquoi le Professeur Gregorian ne lançait aucun sortilège ?? Soudain, je me rendis compte que s’il ne lançait pas de sort, c’est bien qu’il y avait une raison. Peut-être avait-il perdu sa baguette magique en tombant ? Bon sang, si c’était ça… Je tenais ma propre baguette dans ma main et soudain, je la lançai vers le Professeur Gregorian –ou du moins dans sa direction. C’était d’après moi la meilleure chose à faire : j’étais bien trop stressée pour pouvoir réussir un seul de mes sorts. Mais lui, il était enseignant. Il connaissait la magie, mieux que moi. Il la maîtrisait. Je n’entendis pas si ma baguette était arrivée à bon port, mais une chose était sûre, le serpent était en train de s’éloigner. Je ne sentis plus sa respiration froide contre mon visage, mais par contre, je le sentis glisser à côté de moi, signe qu’il partait. Quand je ne sentis plus du tout sa présence, je manquai de m’écrouler sur place, finissant par me mettre à quatre pattes, le regard vers l’obscurité du sol. Je continuais de pleurer, quand tout d’un coup, j’entendis la voix étouffée du Professeur Gregorian lancer un « Lumos ». Et je vis alors un point lumineux apparaître. J’avais déjà essayé de lancer le même sort. Et ça n’avait pas marché. Effectivement, il en fut pareil pour lui : le point lumineux finit par disparaître. Mais au moins, je savais maintenant parfaitement où il était !
    Lentement, je me dirigeai, toujours à quatre pattes, vers mon Directeur de maison, la peur serrant toujours mes entrailles. Et si le serpent attaquait quelqu’un d’autre ? Les petits de première année ! Il y avait des élèves de première année, dans la bibliothèque ! Je me retournai, me mettant par la même occasion debout. Je ne devais pas penser à moi, à mon petit confort personnel. Je devais surtout penser aux autres. Car ils avaient une famille. Je me mis à marcher en direction des tables servant à étudier. Je m’en pris même une en plein bassin. Je poussai un juron, tandis que le Professeur Gregorian lançait un Patronum. Une fois de plus, je me retournai, le temps de voir un chat argenté illuminer de quelques mètres la bibliothèque. Je regardai autour de moi, et vis les élèves de première année, perchés sur la table que j’avais percutée. Ils semblaient aussi terrifiés que moi. J’aurais aimé les rassurer, mais le patronus finit par disparaître, laissant à nouveau place à l’obscurité. Non… ! NON ! Il ne fallait pas ! La lumière… Je me mis à hurler.

    « Continuez professeur !! Continuez à lancer des patronus ! »

    Les larmes coulèrent à nouveau sur mes joues, mais je tentai de ne pas sangloter. Je n’avais franchement pas envie d’inquiéter encore plus les enfants. J’entendis alors le Professeur Gregorian lancer un « accio ». Il cherchait un antidote. Quoi ? Il était blessé ? S’il était blessé, c’était une véritable catastrophe, ça. Je me dirigeai à nouveau vers lui –j’avais franchement l’impression de ne faire que des allers retours. Malheureusement, j’avais très mal évalué la distance qui me séparait de mon Directeur de maison, et je me pris littéralement le mur, proche de la porte d’entrée, en pleine face. Je m’écroulai vers l’arrière, tombant à côté du Professeur de métamorphose. Je sentis alors un liquide chaud couler sur mes lèvres : voilà que je saignais du nez… un merveilleux épistaxis. Comme si j’en avais besoin.

    « Vous allez bien Professeur ? »
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mar 23 Juil - 19:38

"Vous allez bien professeur ?"

Ezechiel faillit sursauter quand il entendit quelqu'un se cogner contre le mur sur lequel il était adossé. Il avait tout de suite pensé que le serpent (ou autre chose) était revenu à la charge mais la voix  lui indiqua qu'il s'agissait d'une de ses élèves, il ne savait plus vraiment qui, et à vrai dire il ne s'en préoccupait guère, le simple fait de la savoir à coté de lui le rassura, même si son principal objectif était d'atteindre cette fiole qu'il avait entendu trembler dans le bureau de la bibliothécaire. Car il en était persuadé, ou était-ce l'espoir sur lequel il se raccrochait, qu'il s'agissait d'un antidote pour soigner ses blessures, ou du moins empêcher le poison d'arriver jusqu'au cœur.

Il gémissait à présent et avait toutes les peines du monde à rester conscient, sa jambe blessée étant on-ne-peut-plus lourde et le sang qui y coulait on ne peut plus chaud et poisseux. Il était vraiment mal en point.

"Il faut... Bureau... Je..." Dit-il avec toute la peine du monde à la jeune élève en pointant de son doigt l'endroit où devait se trouver le bureau de Mme Pince. Chose parfaitement inutile car elle était incapable de voir ce qu'il montrait.

Néanmoins elle comprit qu'il fallait qu'elle l'amène vers le bureau de Mme Pince. Pendant qu'il se traînait par terre comme un zombi à qui on aurait coupé les jambes, utilisant ses dernières forces pour se déplacer, la jeune fille l'aida du mieux qu'elle pouvait en le guidant vers sa destination. Ezechiel contourna le bureau et se mit à chercher à tâtons la fiole qu'il pensait trouver et se rendit compte que sa tâche ne serait pas aisée. En effet, il semblait qu'il y ait derrière son bureau un véritable foisonnement d'objet, de bocaux et d'ustensiles divers. Il reconnu au toucher parmi eux des boites de chocogrenouilles vides, des balles rebondissantes, des flacons, des Bav'boules et quelque chose qui ressemblait à de la pâte à modeler. Sans doute des objets et des substances confisquées que la bibliothécaire allait confier à Rusard, le concierge. N'ayant pas de temps à perdre, à la fois pour sa jambe et pour le serpent, il pointa de nouveau la baguette en direction de ce grand fouillis.

"Accio antidote !" dit-il dans un souffle à peine audible.

De nouveau une fiole tressaillit, et tomba sur le sol. Par chance elle ne se brisa pas et roula tranquillement aux pieds du bureau. Ezechiel l'attrapa à tâtons et sans se soucier de savoir ce qu'il y avait dedans ("Il faut d'abord vérifier qu'il n'y ait pas marqué "poison" !" dirait une célèbre Alice) il versa tout son contenu sur sa jambe meurtrie. Le venin qui y était présent devrait se mélanger de lui même à l’antidote, si c'était bien celui auquel il pensait.

La douleur qui suivit était insupportable. Ezechiel avait l'impression de s'être versé de l'huile bouillante sur la jambe, il était même certain qu'elle était en train de fumer tellement la douleur était intense. Il poussa d'abord un cri de douleur atroce mais enfonça son poing dans sa bouche pour étouffer son cri, bien que les serpents soient sourds, mais celui-ci était tellement peu commun qu'il fallait s'attendre à tout. La jeune fille qui l'avait rejoint était toujours à ses cotés et il l'entendait sangloter. Il fallait vraiment que la lumière revienne, que l'obscurité se dissipe, que le serpent s'en aille... Ezechiel ne pourrait pas lutter encore longtemps.

C'est alors que le serpent revint vers eux aussi vite qu'il était parti, sifflant sa colère en tournant autour des tables sur lesquelles les élèves s'étaient réfugiés. Ils se remirent à paniquer. Il fallait vraiment qu'il s'en aille... Ou du moins dissiper cette obscurité qui semblait l'avantager, dans laquelle il semblait puiser sa force et dans laquelle il semblait mettre avoir vu le jour...

Rassemblant tout ce qu'il lui restait de forces, des larmes de douleur plein les yeux, Ezechiel se redressa et tendit sa baguette en face de lui.

"Spero... Spero Patronum !"
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mer 31 Juil - 3:35

" Alleeeeez ! Eleanoooor !! Je sais bien que tu en meurs d'envie ! "

C'était la voix éraillée d'Aristide. Madame Pince lui jetait des regards furieux pour le sommer de baisser d'un ton mais il n'y prêtait pas la moindre attention. Si aujourd'hui ce grand dadais de Serpentard avait décidé de se rendre à la bibliothèque ce n'était pas dans le but d'étudier ou de lire. Non… Il avait pisté Eleanor Brandstone toute l'après midi afin de l'inviter à le rejoindre dans la tour d'astronomie. Sa récente rupture avec Betty la Serpentard aux grands pieds l'avait retourné. En partie parce que contrairement à ce qu'il disait à tout le monde cette séparation s'était faite sur l'initiative de Betty elle même !
Non mais sans blague ?? Comment cette hobbit de seconde catégorie avait-elle pu le quitter la première ? Comme ça ? Sans prévenir ? Sans donner de raisons valables ? Bah ! Elle ne savait pas ce qu'elle ratait ! Elle s'en mordrait les doigts dans dix ans !
Eleanor quant à elle ne semblait pas vraiment disposée à le suivre, mais pas vraiment décidée à le rejeter non plus. C'était le problème avec cette fille, trop gentille pour refuser les avances des mecs en rut et ça Aristide le savait bien ! Il insistait donc lourdement pour la faire craquer mais la jolie blonde ne faisait que secouer la tête en rougissant à moitié cachée derrière son grimoire. Puis soudain comme si Eleanor avait invoqué les esprits pour le faire disparaître, les lumières baissèrent progressivement.

" Euuuuh, Eleanor ? Je crois que madame Pince vient de nous balancer un message subliminal. "sortez de ma bibliothèque bande de cossards ! On ferme ! " à ce rythme là on va devoir aller se réfugier dans cette tour d'astronomie sans plus tarder… "

Il voulait faire de l'humour mais quelque chose clochait. Sa voix ne résonnait pas. Elle était étouffée au prorata de l'obscurité qui s'épaississait. La bibliothèque entière ne tarda pas à sombrer dans les ténèbres et un froid pénétrant régnait maintenant dans la salle. On pouvait entendre deux, trois "lumos" assourdis sans que cela ne ramène la lumière pour autant et c'est à cet instant qu'Aristide commença à éprouver une légère angoisse.

" Bon ok, reste là si tu veux moi je dois faire des… des trucs ! Ciao"

Et il se dirigea promptement vers ce qu'il pensait être la sortie. Il n'était pas du genre à avoir peur du noir mais l'ambiance ici était vraiment chelou ! BOUM ! il se prit une étagère et quelques livres tombèrent… Peut être ? C'était bizarre, on entendait pas très bien. Puis la voix du professeur Gregorian s'éleva parmi les ténèbres. Incitant les élèves à se rassembler auprès de lui et à se diriger vers la sortie. Facile à dire !! C'est bien ce qu'il voulait faire depuis le début ! Mais par la barbe de Merlin c'était pas facile avec ces tables, chaises, étagères… Sacs !!! Il était justement en train de se défaire des lanières d'un sac quand Grégorian hurla

"C'EST UN SERPENT, UN ÉNORME SERPENT, NE RESTEZ PAS ICI EN GROUPE, DISPERSEZ VOUS DANS LA BIBLIOTHÈQUE, MONTEZ SUR LES BUREAUX ET SUR LES CHAISES ! VITE !"

Alors ça… C'était THE phrase pour rassurer tout le monde… Qui était derrière tout ça ?! Faire stresser un professeur comme ça était un coup de génie ! Une blague de mauvais goût ? Ralala et ces chiffes molles qui pleuraient juste pour ça… Elles pouvaient pas la fermer un peu ? On s'entendait plus penser ! Il leur fallait pas grand chose pour avoir peur… Ils avaient beaucoup d'imagination à Poudlard… Un serpent… Allons bon ! Qu'est ce qu'il allait pas chercher là ce vieux Grégorian… Soudain… un truc froid et glabre frôla les mollets d'Aristide ce qui lui arracha instantanément un cri de terreur.

"AAAAAAAAAAAAAAAAH"

Il bondit horrifié et ce fut le chaos le plus total dans sa tête. En proie à un peur panique Aristide ne se contrôlait plus du tout. Les ténèbres lui mangeait littéralement son aplomb, il était pire qu'une première année. Il venait d'hurler comme une fillette… Il gesticulait comme un danseur de salsa avec des castagnettes.

"AH !!!!! ça m'a touché !!! ça m'a touché !! Jésumarijosef !!! "

Puis comme pour lui venir en aide un patronus jaillit de nulle part et éclaira les lieux une poignée de secondes, Aristide eu le temps de remarquer que "La chose" n'était plus à côté de lui. Ce qui lui fit reprendre légèrement ses esprits et lui permit, dans un élan de courage, de dégainer lui aussi sa baguette. Il bredouilla plusieurs fois d'affilée complètement sous le choc

" Lumos ! Lumos ! Lumos !! Lumos !!! "  

Incapable de dire autre chose, bien sûr, cela ne produisait qu'un point de lumière qui s'évanouissait aussitôt. Même s'il le constatait avec effroi il n'arrivait pas à s'arrêter. La persévérance portait ses fruits en général… mais là… il n'avait plus qu'à prier sainte Rita la professionnelle des causes désespérées…

« Continuez professeur !! Continuez à lancer des patronus ! »

TRES BONNE IDEE ! Il ne savait pas qui avait dit ça mais il était clair que le seul truc qui avait fonctionné jusqu'à présent était un patronus… Il aurait bien aimé aider… Participer, lancer un patronus lui aussi… Mais ce n'était pas un sortilège à la portée de tous. Un (trop) long moment passa avant qu'un deuxième patronus n'affronte l'obscurité. Bien moins vif et long que son prédécesseur ce deuxième patronus éclaira tout de même la bibliothèque l'espace d'un instant. Aristide visa la sortie des yeux et s'y accrocha comme un condamné à mort qui aperçoit la providence. Se remémorant mentalement l'agencement de la pièce qui était à nouveau plongée dans le noir Aristide fonça lâchement vers la porte de sortie. Ne se souciant absolument plus du sort des autres.


Dernière édition par Aristide H. Howard le Jeu 1 Aoû - 18:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mer 31 Juil - 10:25

*** Ah enfin… la sonnerie !! Ce cours de potion était définitivement bien trop long… surtout pour une potion aussi simple… Je suis sûr que Lionel s’est ennuyé autant que moi… par Merlin qu’est ce qui pèse si lourd dans mon sac… ah oui, les livre sur les Sortilèges  de dédoublement… Faut que j’aille les rendre d’ailleurs… sinon l’autre chouette va faire un scandale… ***

D’un mouvement de tête rapide, Bryan repéra son jumeau sachant d’instinct où il se trouvait. Petit sourire et haussement de sourcils pour commenter le cours, mouvement de bras et de tête pour lui faire comprendre qu’il se dirigeait vers la bibliothèque et Bryan s’était déjà retourné vers la sortie.
Lionel avait compris sans un mot de plus. Leur esprit tournait de la même façon, comme relié. C’était assez pratique au final, ils n’avaient pratiquement jamais besoin de long discours.

D’un pas rapide, Bryan quitta les sous-sols où avaient lieu les cours de potion, il monta rapidement l’escalier, et arriva sur le palier du rez-de-chaussée alors même que des incidents étranges commençaient à arriver dans les lieux qu’il venait de quitter.

Bryan eut d’ailleurs comme un frisson alors qu’il faisait son premier pas et tourna rapidement la tête vers l’obscurité du sous-sol. Il cru même entendre une sorte de long gémissement plaintif et douloureux et comme une voix dure et rocailleuse en arrière plan qui psalmodiait une incantation. Puis aussi vite que c’était arrivé, cette sensation disparue. Bryan secoua la tête, et chassant ce fait inutile de sa conscience prit le plus proche escalier pour la bibliothèque.


***Pour une fin de Novembre, il fait sombre dehors dis-donc… un peu de lumière ne ferait pas de mal… PALMAFLAMAE***, informula-t-il en dirigeant sa baguette vers sa main gauche.

Aussitôt une belle flamme de couleur jaillit entre ses doigts, qu’il ouvrit doucement afin que de sa baguette il puisse la faire grossir doucement. C’était un sortilège que Bryan aimait bien. Bien plus de classe qu’un simple rayon de lumière jaillissant d’une baguette, et puis ça donnait un peu l’impression de tenir un petit soleil dans la paume de sa main, sans se brûler heureusement.

La main gauche tendue devant lui, sa flamme de paume éclairant l’obscurité qui semblait de plus en plus intense à mesure qu’il avançait, Bryan se dirigeait vers la bibliothèque. Il entendait comme des cris étouffés par les murs et le silence oppressant du couloir.

Le froid qu’il n’avait alors pas encore ressentit commençait à s’intensifier et c’est la buée sortant de sa bouche qu’il le fit prendre conscience que quelque chose de sérieux était en train de se passer.

***Oh… je n’aime pas ça… ça sent le boudin d’hyppogriffe tout ça… et cette obscurité tenace… il faut plus de lumière… donc plus de flamme…***

« Amplificatum ! » murmura Bryan en pointant sa baguette sur la flamme de paume. Immédiatement la petite boule de la taille d’une balle de baseball enfla jusqu’à atteindre un diamètre d’au moins un mètre. C’était certes encombrant, et Bryan devait garder le bras tendu vers le haut pour ne pas gêner sa visibilité et éclairer les ténèbres encore plus profondes, mais il valait mieux ça que de marcher dans le noir et tomber sur quelque chose ou quelqu’un.

« Il y a quelqu’un ???" hurla Bryan alors que seul le silence semblait accompagner son avancée vers la porte principale de la bibliothèque, maintenant à seulement une dizaine de mètres de lui.

Sa boule de flamme s’était mise à trembler dans sa main, sa lumière hoquetant comme si quelque chose tentait de l’éteindre à tout pris.


*** Je n’aime vraiment pas ça !! Il y a vraiment quelque chose de louche… des cris ?? oui !!  Il y a des gens coincés dans la bibliothèque qui hurlent… Allons Bryan !! C’est l’heure de montrer ce que tu vaux…***

Bien décidé à accomplir une bonne action, Bryan fit un pas de plus vers la porte de la bibliothèque. C’est alors qu’il ressentit encore plus fortement le froid et une sorte de désespoir qui était présent dans le couloir et certainement dans la bibliothèque. Cette sensation se répandait en lui, comme un liquide gluant et froid coulant sur sa peau. Sa flamme de paume était en train de diminuer en taille sa lumière devenant de plus en plus faible.

Bryan refusait de se laisser aller à la peur. Il n’avait jamais eu peur de sa vie, maîtrisant chaque chose dans son environnement. De plus, il n’était jamais seul, il avait Lionel et il savait que tous les deux rien ne leur était impossible. Animé de cette pensée, Bryan leva sa baguette devant lui et vers le plafond et pensa fortement aux différents sortilèges de feu qu’il connaissait.

Bien qu’amoindrit sa magie répondit, et des jets de flammes jaillirent de sa baguette, tel un lance-flamme, pour illuminer le plafond et le petit hall devant la porte de la bibliothèque. Il espérait pouvoir distinguer quelque chose et surtout repousser la ou les choses qui semblaient à l’œuvre. Faux espoirs. La lumière que dispensaient les flammes était à peine suffisante pour voir à quelques dizaines de centimètres devant lui.

Alors qu’il ne savait pas vraiment ce qui se passait, et sentant le froid l’envahir lentement, il pointa sa baguette sur la porte de la bibliothèque et hurla avec toute la puissance qu’il lui restait dans le corps
: « CONFRINGO MAXIMA »

Un jet de lumière, bien plus faible que ce à quoi il s'attendait, fusa de sa baguette vers la porte. Bryan ne put voir le résultat de son sortilège, étouffé par le froid et l’obscurité régnante, il était tombé un genoux à terre, la respiration haletante, épuisé par l’effort qu’il venait de fournir.

L'obscurité semblait l'avoir totalement cernée. Il ne voyait quasiment plus rien devant lui. Sa baguette, ses mains et même le sol devant lui commençaient à s'obscurcir.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mer 31 Juil - 20:40


    Votre sort, Mister Sanford, arrive jusqu'à la porte. Elle s'ouvre légèrement en grinçant. Ce n'est pas ce que vous espériez, n'est-ce pas ? Le serpent reste cependant dans la bibliothèque. Quant à votre sort lumineux, en réalité, il est annulé aussi vite qu'il n'a été lancé. Les Ténèbres semblent vouloir prendre possession des lieux...


    Mister Howard, vos sorts de Lumos ne servent pas à grand-chose... ils illuminent légèrement votre main, et finissent par disparaître... De même pour vous, Professeur Gregorian : votre Patronus illumine légèrement la pièce, découvrant le serpent se dirigeant en fait vers Mister Howard. Mais il s'évapore rapidement, laissant place aux Ténèbres.

    A qui le tour...?
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mer 31 Juil - 21:49

    Rien n’allait. C’était digne d’un chaos total. Un serpent géant était en train de se balader dans la bibliothèque, mon nez pissait le sang comme pas permis et le Professeur Gregorian semblait ne pas aller bien du tout. Pour couronner le tout, j’entendais cet imbécile d’Aristide hurler à la mort des lumos, alors que cela ne servait à rien. Ce type, j’avais eu l’occasion de l’observer plus d’une fois : il était sacrément imbu de sa personne. Heureusement, j’étais contente de voir qu’il paniquait autant que nous tous, si pas plus, même ! Mais le plus important, c’était que le Professeur Gregorian, semblait donc vraiment mal en point. Il me balbutia quelque chose, mentionnant le « bureau ». Je lançai un regard vers le bureau de Madame Pince. L’antidote se trouvait là ? C’était bien possible, ça… ! Je me levai d’un bond, sentant le sang gicler autour de moi –pas de bol, quelques gouttes étaient surement tombées sur mon prof de métamorphose. Je me tournai en direction de ce que je devinais être le bureau de Madame Pince. Soudain, la voix du Professeur Gregorian se fit encore entendre. Il lança un « Accio » et j’entendis la bouteille d’antidote tomber mollement sur le sol, à mes pieds. Je me cognai à nouveau violement, cette fois contre le bureau de la bibliothécaire. Je sentis la main du Professeur toucher mon pied, et puis je l’entendis prendre la fiole, proche de moi. Encore heureux que je ne l’ai pas écrasée… ça aurait été le pire du pire.

    « Professeur, est-ce que ça va ? »

    Je m’étais à nouveau approchée de lui, à tâtons. Soudain, il lança d’une faible voix un nouveau Patronus. Il était bien plus faible que le premier, mais illumina légèrement la pièce. Le serpent s’était approché de Howard. Bon sang ! Il allait l’attaquer si ça continuait ainsi ! Je me jetai alors sur la queue de la bête, et hurlai

    « EH !! EH !! Tu préfères pas plutôt une proie un peu plus difficile ?? »

    Honnêtement, je ne savais pas du tout ce qu’il m’était pris. Déjà que je n’aimais pas beaucoup ce sale gosse de riche… mais alors l’aider ? Ça ressemblait un peu à du n’importe quoi. Et c’était ce que c’était. Cependant, je ne voulais pas d’un autre blessé. Je me mis alors à courir, le sang coulant toujours sur mes lèvres, et envahissant ma bouche. Le goût de fer était clairement désagréable. Il fallait que je me rappelle de l’emplacement des lieux. Rien de bien difficile. Je fermai les yeux –inutilement mais bon– et me dirigeai vers les étagères remplies de livres. Je me revoyais, marchant tranquillement, cherchant un livre que je n’avais pas encore lu. Mon épaule droite percuta le coin d’une des étagères, mais je m’en foutais complètement. J’entendais le bruit sourd de mes pas sur le sol, mais aussi le serpent siffler et ramper derrière moi. Au moins, mon plan avait marché. Je me retrouvai alors dans le fond de la bibliothèque. Si je me rappelais bien, il y avait une échelle pour atteindre les livres situés sur le haut. Il suffisait juste que je la trouve. Je me mis à raser les étagères, et finalement, percutai de plein fouet l’échelle en vieux chêne. Dans une vitesse et un réflexe qui m’étonna moi-même, je me mis à grimper. Le serpent, par contre, réussit à agripper ma chaussure. Je m’accrochai à l’aide de mes bras, pour ne pas tomber, et de mon autre pied, je le frappai en pleine tête. L’animal me lâcha, mais réussit à m’égratigner le pied. Je poussai un juron.

    « OH PUTAIN ! »

    Prenant mon courage à deux mains, je continuai de grimper, arrivant jusqu’aux derniers échelons. Ok, j’avais fait tout ça pour qu’il n’y ait pas de deuxième blessé, mais j’avais tout de même été « griffée » dans l’histoire. J’espérai sincèrement que le venin ne m’avait pas eue… je pris alors des livres au hasard, et commençai à les balancer sur le serpent. Du moins, ce que je pensais. Je n’aimais pas beaucoup faire ça, mais je tentai de me rassurer en me disant que les plus vieux étaient tous dans la réserve, ou alors dans d’autres parties de la bibliothèque, sous verre.

    « Il… IL FAUT QU’ON FASSE QUELQUE CHOSE !! »
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Jeu 1 Aoû - 19:32

"HHHIIIIiiiiiiiiii !!!"

Hurlait Aristide (pire qu'une fille) tout en courant vers la sortie. Il entendait les sifflements du serpent s'intensifier dans son dos. Comment ?? Pourquoi lui ?? Pourquoi ce sac à main s'en prenait-il maintenant à lui ?? Aristide cédait à une panique encore plus grande que celle qu'il avait éprouvé il y a quelques instants.
La peur de mourir.
C'était cuit ! Il allait se faire bouffer par un confrère serpent… Et tout serait fini comme ça ! Sa mère avait eu raison de vouloir le garder à la maison ! Pourquoi avait-il fait la forte tête pour retourner à Poudlard ?! Pourquoi n'avait-il pas écouté ses parents ?? Il ne pourrait pas dire une dernière fois à sa mère qu'il l'aimait, ni dire une première fois à son père qu'il le détestait. C'était cuit, cuit, cuit ! Il sentait sa fin venir. Un chatouillis furtif lui claqua les fesses, comme si la langue du serpent l'eut touché. * Genre il vient de me gouter pour savoir si je suis bon ?? * puis à cet instant précis de désespoir il entendit à nouveau la voix de la fille de tout à l'heure. Celle qui avait eu la présence d'esprit de demander au professeur Gregorian de relancer un Patronus.

« EH !! EH !! Tu préfères pas plutôt une proie un peu plus difficile ?? »

Comment ça "plus difficile ?!" Insinuait-elle qu'Aristide était une proie facile ?? Non mais dites donc mademoiselle !! Dans une autre situation Aristide ce serait permis de lui dire ce qu'il en pensait mais... elle venait tout de même de lui sauver la vie... D'ailleurs cette inconscience face au danger… Cet acte suicidaire ne pouvait venir que d'un Gryffondor… Sauvé par une Gryffondor ?? Tss… Pourquoi pas… Heureusement que ça se passait dans le noir… ça limitait les témoins... Néanmoins, c'était la première fois qu'il éprouvait de la gratitude envers quelqu'un. Peu importait sa maison, peu importait si elle était jolie ou non, il la remerciait mentalement de lui avoir évité la mort. Puis ragaillardi par l'adrénaline il se précipita à nouveau vers la sortie. Laissant les autres à leur triste sort. Merci de m'avoir sauvé mais… j'ai une potion sur le feu ! Puis il trébucha sur quelqu'un. Bordel !! On allait le laisser sortir oui ou non ?! Il avait perdu le fil.

" T'es qui ? " Demanda t-il directement sans s'excuser à la personne qu'il venait d'écraser. Où étaient-ils à présent ? La sortie était-elle vraiment dans cette direction ? La réponse de ce nouvel interlocuteur fut voilé par un

« OH PUTAIN ! »

Cette exclamation… étouffée par l'obscurité… Aristide aurait préféré ne pas l'entendre… Cela ne disait rien qui vaille… Que faisait le professeur Gregorian ?? Pourquoi ne réagissait-il plus ? Il était temps de se réveiller là ! Trop de questions pas assez de réponses ! Trop de panique pas assez de self-control pour envisager quelque chose de censé ! Comment une telle obscurité avait-elle pu s'abattre ainsi sur la bibliothèque… ? Il était clair qu'un sort informulé avait été prononcé ! Enfin… Peut être ? Plonger la bibliothèque dans les ténèbres ? Un Obscuro à grande échelle ?? Cela semblait démentiel ! Et qui pourrait s'amuser à faire un truc pareil ?! A qui cela pouvait-il profiter de balancer un serpent géant dans Poudlard maintenant que les mangemorts étaient hors d'état de nuire ?

« Il… IL FAUT QU’ON FASSE QUELQUE CHOSE !! »

OK ! Ok…ok… de toute façon il n'arrivait pas à trouver la sortie ! Faire quelque chose… Mais quoi ?? Ok... réfléchissons...D'abord un petit "sonorus" pour amplifier sa voix et se faire bien entendre…Mais ensuite ? En  suivant son raisonnement Aristide tenta à tout hasard un


" FINITE !"

afin de dissiper les ténèbres… Il tremblait de tous ses membres et n'arrivait pas à comprendre que ce qu'ils vivaient ici était réel. C'était comme une illusion… Une illusion collective dont on ne se sortirait jamais…
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Ven 2 Aoû - 12:02

Alors que les ténèbres semblaient de plus en plus oppressant, Bryan entendit la porte de la bibliothèque s’ouvrir en grinçant. La faible conséquence de son sortilège le fit grincer des dents. Il avait espérer au moins faire sauter la porte et au lieu de ça, il l’avait gentiment ouverte.

***La magie est absorbée… la lumière, la magie… rien ne marche… du moins… ce que j’ai pu essayer en tout cas ne fonctionne pas… si la lumière ne permet pas de transpercer l’obscurité… on peut essayer de voir à travers sans lumière…***

Une main appuyée sur le sol, l’autre tenant sa baguette, Bryan entendit les bruits et les cris venant de la bibliothèque maintenant que la porte était ouverte. Il y avait vraiment quelque chose de terrible en cours à l’intérieur.  

Prenant une bonne respiration, il pointa sa baguette sur son visage et marmonna une incantation de métamorphose. Il dut s’y reprendre à deux fois pour la terminer correctement mais il arriva au bout alors que raisonnait la voix d’une jeune fille très inquiète presque hystérique.

Bryan releva la tête et immédiatement un sourire apparu sur ses lèvres. Il pouvait voir à travers l’obscurité grâce au changement qu’il avait pratiqué sur ses yeux et ses nerfs optiques. Il avait transformé ses yeux afin de les faire devenir identiques à ceux d’une chouette. Malgré cela, la visibilité était réduite… comme si quelque chose essayait d’étouffer toute possibilité de vision.

Distinguant une armure juste à côté de la porte, il s’avança et d’un coup de baguette la démantibula. Il avait besoin de quelques pièces. Il se dépêcha d’enfiler les gantelets en fer, callant sa baguette contre le bois du manche d’une magnifique Morgenstern.

L’arme bien qu’un peu lourde était tout à fait maniable, et c’est avec un sourire sadique que Bryan se pencha pour récupérer de son autre main la hache à double tranchant qui était maintenant à ses pieds.


« FINITE » résonna alors dans le couloir, le mot magiquement amplifié devait venir d’un élève voulant mettre fin à ce qui arrivait dans la bibliothèque. Bryan se dépêcha encore plus.

D’un pas rapide, il entra par la porte ouverte dans la bibliothèque sa vision nocturne lui donnant un aperçu assez flou de la situation. Il pouvait voir plusieurs étudiants au sol ou sur les tables, terrorisés avec leur baguette pointée devant eux, essayant de faire jaillir quelques minces rayons de lumière. C’était largement suffisant pour Bryan. Ces quelques photons émis régulièrement lui permettaient de mieux distinguer les objet et mouvements dans la pièce.

Devant lui, sur la droite se tenait Aristide, sa baguette encore levée vers le plafond. C’était lui qui avait du crier le finite. Bryan espérait de tout son cœur que cela allait marcher mais il avait des doutes… Les professeurs avaient déjà du tester ce genre de sortilège…

Un mouvement attira l’attention de Bryan, ses yeux s’accoutumant de mieux en mieux à l’obscurité. Un serpent de taille bien trop importante pour être appréciable par qui que ce soit, même un serpentard, était entrain d’attaquer les élèves et semblaient en vouloir particulièrement à l’une d’entre eux qui lui jetait des livres.

Bryan n’eut même pas l’envie de réfléchir au blasphème que cette jeune impertinente était entrain de commettre, il pointa sa baguette sur l’animal, espérant ralentir ses mouvements avec un sortilège d’emprisonnement.


***Incarcerem*** Informula-t-il pour ne pas attirer trop l’attention du serpent, espérant par la même que son sortilège aurait la capacité de retenir un morceau de cette taille.

*** Si au moins ça pouvait le ralentir et le bloquer dans ses mouvements… à l’assault !!!***

Hurla mentalement Bryan pour se donner du courage. Il lui en fallait d’ailleurs parce qu’il ne savait pas vraiment pourquoi il tenait tant que ça à agir comme il le faisait. Mais le temps de la réflexion était passé, celui des actes venait de commencer.

Soupesant la masse d’arme de sa main droite et la hache de sa main gauche, Bryan s’appuya sur ses jambes et poussa au maximum pour se donner le maximum d’élan, quelques pas de course, et sans même réaliser si son sortilège avait eu ou pas une conséquence heureuse, il abattit de toute sa force sa hache et son Morgenstern sur la partie imposante du corps du serpent qu’il avait de visible devant lui.

Il y eut comme un bruit mat de chair écrasée, ainsi que le son de l’acier découpant de la chair et frappant le sol de roche de la bibliothèque. Un sifflement de douleur et de hargne se fit entendre immédiatement après.

Bryan venait de titiller le dragon qui dormait… Aussi rapidement que lui permettait sa force et son endurance, il souleva la hache et abandonna la Morgenstern, trop profondément enfoncée pour la retirer rapidement. Il fit plusieurs pas de côté et chercha du regard la tête de la monstruosité reptilienne qu’il venait de provoquer.


« Allez viens voir papa !! Serpent de malheur… Je vais te montrer comment on fait une paire de botte… »

***PROTEGO !!!*** informula-t-il rapidement au cas où devant lui, dans l'espoir de repousser ou ralentir un assaut trop rapide.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Ven 2 Aoû - 12:43

Son patronus était très faible. Pensez-vous, Ezechiel était à bout de forces, et les ténèbres absorbaient de plus en plus toute la magie environnante...

Il ne savait plus ou il était, ni ce qu'il faisait, s'il était debout ou assis, allongé peut-être, endormi, vivant ou mort. Ezechiel était à moitié dans les vapes et son esprit vagabondait entre Morphée et Hadès. Des gens paniquaient, bougeaient, couraient, il ne savait pas, il ne savait plus, il ne voulait plus savoir. Ezechiel était à moitié dans le néant, et perdit connaissance quelques instants, à bout de forces et affaiblit considérablement par ce maudit serpent.

On ne saurait dire pendant combien de temps les élèves furent laissés à eux-même. Beaucoup trop longtemps, de toute façon. Et il s'en était passé des choses pendant les quelques minutes d'absence d'Ezechiel. Était-ce parce qu'il avait reçu plusieurs livres sur la tête ? Était-ce le bruit des armes que tenait Bryan Sanford ? Était-ce le serpent qui était passé prêt de lui pour rejoindre Victoria ? Toujours est-il qu'Ezechiel émergea lentement de son état léthargique et tout lui revint en mémoire au bout de quelques secondes... Bibliothèque, serpent, élèves, morsure, potion...

Ezechiel avait toujours envie de vomir, la nausée rendait la situation encore moins supportable. Son front était moite et sa jambe déchiquetée était poisseuse à cause du sang séché qui imbibait ses vêtements. Bien qu'elle lui fasse beaucoup moins mal, il était encore incapable de se relever et de se tenir dessus. Mais ce qui préoccupait le plus Ezechiel, c'était de ne pas savoir du tout ce qui se passait, ce qu'avait fait le serpent et où étaient ses élèves. Il lança un autre patronus avec la baguette de Miss Gordon pour y voir un peu plus clair.

"Spero patronum !" dit-il une troisième fois.

Il était encore pire que ses précédents. Il n'eut le temps que d'entre-apercevoir où était le serpent et où se trouvaient certains élèves. Il savait donc qu'une jeune fille, Victoria Gordon probablement, était grimpée aux bibliothèques pour éloigner le serpent et lui jetait des livres, et qu'un jeune homme, il reconnu un Sanford (lequel ? telle était la question) armé d'armes moldues du moyen âge s'approchait du serpent. Quel imprudent ! Donner un coup de pied c'était une chose, le transpercer avec une hache en était une autre ! Cela ne le tuerait pas et l’inciterait sans doute à faire un furieux massacre à l'aveuglette dans la bibliothèque obscure. Ezechiel devait intervenir. Mais comment ? La magie des baguettes était absorbée de plus en plus, il en avait la preuve chaque fois qu'il lançait un patronus, il ne pouvait plus compter dessus à présent. Que pouvait-il faire ?

La réponse lui vint avant même qu'il eut finit de se poser la question. Était-ce le désespoir et le fait de revivre les pires moments de sa vie qui lui avaient donné cette vision ? Ou était-ce le cri du serpent qui lui avait ramené en tête ces ignobles images de créatures hybrides ? Ezechiel n'en savait rien, mais il était sûr d'une chose : l'alchimie était une science, une forme de magie complètement différente de celle des baguettes qui ne répondait pas aux mêmes lois et ni n'utilisait pas la même énergie de la magie des baguettes, comme les potions magiques qui continuaient à fonctionner parfaitement (ne s'était il pas vidé un flacon sur la jambe quelques instants plus tôt ?), alors il pouvait en avoir recourt. Mais comment ?

Le jeune Sanford avait attaqué le serpent. Il était fou de l'avoir provoqué ainsi, il avait mit tout le monde en danger en l'excitant ainsi ! Il fallait qu'Ezechiel agisse vite, mais il ne savait que faire. Il ne pouvait pas tenter une transmutation animale, déjà parce qu'il s'était promis de ne jamais en avoir recourt et que cela le répugnait mais qu'en plus si un élève traversait le cercle au mauvais moment, il pourrait se retrouver dans la transmutation. Ezechiel ne voulu même pas imaginer ni admettre une telle réalité. Tout ceci était bien trop dangereux tant pour les autres que pour lui-même.

Alors il devait au contraire agir avec les éléments qu'il avait à sa disposition pour isoler le serpent, l'enfermer, l'immobiliser...
Alors que le serpent sifflait de fureur à l'adresse du jeune Sanford, Ezechiel s'empara d'une craie dans le bureau de Mme Pince et traça un cercle à l'aveuglette à un croisement de couloir de bibliothèque. Un cercle de fusion. Heureusement qu'il était simple et très peu compliqué. Néanmoins, il n'était sans doute pas parfait et loin d'être régulier. Mais c'était la seule option qu'il restait à Ezechiel.

Il recula un peu et tendit la baguette de Victoria sur les bibliothèques et les armures alentour qu'il déplaça pour les rapprocher du cercle. Elle ne bougèrent que d'une dizaine de centimètres et quelques unes tombèrent à la renverse... Mais elles étaient assez proches pour que cela puisse fonctionner.
Ezechiel plaça ses mains sur les bords du cercle et se mit à crier aux élèves de la bibliothèque.

"Mr Sanford, déposez vos armes entre les bibliothèques et reculez vers la porte, et vous Miss Gordon, restez en haut, vous pourrez revenir avec nous en passant par dessus. Je vais tenter quelque chose, les autres restez ou vous êtes !"

Ezechiel attendit un moment que les élèves se déplacent et s'éloignent de lui avant de fermer les yeux et de rassembler ses forces pour utiliser le bois des bibliothèques et l'acier des armures. Des éclairs jaillirent du cercle et un bruit indescriptible se fit entendre dans toute la bibliothèque, un mélange de bois qui craque et d'acier qui résonne. Ezechiel tenu bon et bientôt un immense mur de bois et d'acier assez approximatif s'était dressé et séparait de toute la longueur la bibliothèque en deux. D'un coté les élèves et les professeurs et de l'autre le serpent blessé et Victoria Gordon qui était au niveau supérieur.

Le serpent était normalement pris au piège, séparé du reste de la bibliothèque. Du moins Ezechiel l'espérait, car il tomba face contre terre, les bras toujours tendus sur le cercle, évanouit.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Lun 5 Aoû - 20:03


    Une chose était sûre, là-dedans : Aristide-l’Imbécile ne se souvenait plus de qui j’étais. Ou alors, il était toujours bien trop occupé par lui-même pour se soucier des autres. C’était bien probable aussi, ça. Enfin soit, alors que j’étais sur le haut de mon échelle, à scruter les ténèbres où était censé se trouver ce fichu serpent qui m’avait éraflée. Soudain, j’entendis un énorme « FINITE » venant de l’avant de la bibliothèque. J’avais reconnu la voix de l’autre idiot. Mais en fait, cette idée n’était pas aussi bête qu’elle en avait l’air. Malheureusement, ce n’eut aucun effet. Le froid et les Ténèbres étaient toujours là. Quant à moi, j’avais de plus en plus mal à cette petite égratignure. Et pourtant, mon courage ne me quittait pas, et j’envoyai des livres à la tête de ce que je supposais être le serpent. Enfin… l’endroit où je pensais qu’il était, plutôt. Ce noir intense était vraiment plus que jamais handicapant, en fait. Qu’on se fasse attaquer par un serpent géant, ma foi pourquoi pas. Mais dans le noir le plus total, là non.

    Je continuai à balancer des bouquins, quand tout d’un coup, j’entendis distinctement la voix de quelqu’un d’autre. Cette personne semblait être proche du serpent. Il me fallut un certain moment pour comprendre qu’il s’agissait d’un des deux nouveaux de septième année. C’était donc soit Lionel Sanford, soit son frère, Bryan. J’allais lui dire quelque chose, quand tout d’un coup, un son lourd et métallique arriva jusqu’à mes oreilles. On eut dit une lourde épée, tranchant quelque chose de mou. Et si… ? Je n’eus pas le temps de terminer ma question intérieure, que j’entendis un sifflement de douleur, venant de l’animal. Le Professeur Gregorian avait réussi à faire un nouveau Patronus, mais il ne fit que nous montrer furtivement la scène.

    Tout d’un coup, j’entendis la voix de notre Directeur de maison. Il ordonna à tout le monde de rester bien là où il se trouvait. Il me l’ordonna aussi. Ouais, c’était bien beau, mais je sentais mon pied s’engourdir de plus en plus. Pire encore, l’engourdissement remontait le long de ma jambe, lentement mais surement. Je n’allais pas la couper non plus, oh !

    « C’est que… j’ai été empoisonnée moi aussi, Professeur… ! »

    Mais pourtant, comme s’il ne m’avait pas écouté, quelque chose survint… il s’agissait de sortes d’éclairs, et je pouvais voir alors la pièce, illuminée. Le serpent se dirigeait vers les élèves quand tout d’un coup, tout fusionna pour finir par faire un mur énorme, laissant les élèves et le Professeur Gregorian saufs, d’un côté et… moi et le serpent dont une partie était coupée, et pissait le sang, de l’autre. Je me sentis pâlir, et le poison était surement pour quelque chose là-dedans -sans compter mon nez en sang. Je tentai de m’accrocher le plus possible à l’échelle. Malheureusement, je sentais mes forces me quitter petit à petit. Je tentai alors de monter jusqu’au haut de l’étagère, mais ma jambe était plus que jamais engourdie. Je décidai alors de rester là, tenant fermement les échellons.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Lun 5 Aoû - 20:09

    Bravo, Mister Sanford, vous avez réussi à couper une partie du Serpent. Comme l'a si bien fait remarqué Miss Gordon, il saigne abondamment. Cependant, il n'a pas l'air prêt à passer l'arme à gauche de sitôt... je donne tout de même 10 points à votre maison pour votre idée.
    Malheureusement, votre sort commence à s'affaiblir : il demande énormément d'énergie, de concentration, et de toute manière, la Magie des Ténèbres absorbe la votre... votre vue redevient normale petit à petit.

    Quant à vous, Miss Gordon... ah... le poison ! Il fait de plus en plus effet, et vous avez énormément de mal à tenir. Le serpent n'attend qu'une seule chose : que vous tombiez pour vous gober. Miam.

    Pour terminer, Professeur Gregorian, l'idée d'un mur est bonne, mais elle ne vous débarrasse pas du petit animal de compagnie...

    Qu'allez-vous faire, jeunes gens ?
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Mar 6 Aoû - 14:46

Alors qu’il était prêt à en découdre avec l’énorme serpent, le professeur Grégorian lui intima l’ordre de s’écarter en déposant son arme. Il tourna la tête vers lui pour lui répondre vertement qu’il n’allait pas se désarmer lui-même et qu’il préférait garder son arme au cas de soucis, quand il put percevoir ce que son professeur était en train de faire.

Il ne put pas voir grand-chose du cercle et des runes et inscriptions, mais il observa avec attention le peu qu’il pu voir, les stockant dans un coin de son esprit. Pourtant alors que le professeur activait son cercle et que de la lumière en provenant éclairait un peu la scène, il put voir que le Serpent était blessé et que du sang coulait largement sur le sol. Mais ce qu’il vit surtout c’est qu’une jeune fille était toujours coincée en haut d’une bibliothèque.

D’instinct, alors même qu’il plaçait sa vie, et celle de son frère, à un niveau bien plus élevé que celle de n’importe qui, il sauta par-dessus le mur en formation et atterri face contre terre dans l’obscurité, sa tête heurtant une bibliothèque.

Alors qu’il rouvrait un œil, immédiatement après le choc, il put sentir deux choses qui ne lui firent pas plaisir. La première, du sang chaud lui coulait le long du front et sur la tempe gauche. La deuxième, c’est qu’il manquait de visibilité. Son sort de métamorphose était en train de se dissiper. Sa vision redevenait celle d’un humain. L’obscurité allait reprendre ses droits.


***La magie se dissipe trop vite… quelque chose n’anormal est à l’œuvre… il faut faire quelque chose d’énorme… quelque chose de suffisamment grand pour ne pas se faire absorber trop vite… quelque chose de non magique… ah… je sais… je vais me faire défoncer par la Pince…***

Se relevant difficilement, il s’appuya sur la bibliothèque et glissa sur un objet de petite taille et de forme rectangulaire. Jurant sous le coup de la douleur, il frappa d’un coup pied le meuble de rangement et le fit basculer renversant un maximum de livre. Il ramassa l’objet et sentit sous ses doigts le briquet dont Aristide se servait continuellement pour allumer ses saloperies de cigarette.

***Un feu non magique… il va peut être durer plus longtemps qu’un feu magique…***

Utilisant les dernières miettes de visibilité qu’il avait, il regroupa les livres prêt d’une flaque se sang du serpent. Il eut juste le temps de lire le titre de l’ouvrage avant de ne plus rien voir.

« Lionel va me détester si je ne reviens pas indemne… Il va me tuer par contre pour ce que je suis entrain de faire… »

D’un mouvement de baguette il métamorphosa une partie du sang présent en huile, imbibant les ouvrages. Il espérait que sa magie tiendrait suffisamment longtemps pour que les flammes remontent jusqu’au Serpent. D’un coup sec du poignet, il ouvrit le briquet et fit rouler la roulette, quelques étincelles jaillirent et mirent le feu à l’essence puis aux livres.

***Une belle flambée en perspective*** pensa Bryan. Serrant sa hache dans sa main droite, il épongea le sang qui coulait sur le côté de son visage et essaya d’apercevoir le Serpent à travers les flammes, mais surtout il regardait avec plaisir le feu remonter la piste de sang jusqu’au moignon sanglant. Rapidement une odeur de viande brûlée se fit sentir.

Se posant le dos contre le mur, Bryan s’arma de courage, attendant que le Serpent se décide.

« Allez le porte-feuille… lâche la demoiselle et vient voir le beau jeune homme qui pisse le sang… »
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Ven 9 Aoû - 17:40

Aristide aurait juré avoir entendu la voix de Bryan. Chose étrange… Puisque de mémoire il ne lui semblait pas l'avoir vu dans la bibliothèque avant que l'obscurité ne recouvre tout. Sans vraiment comprendre pourquoi, savoir Bryan ici avec eux le rassura un peu. Bien que rassurer était un bien grand mot puisque Aristide " le valeureux " était encore pétrifié de peur contre un mur, la baguette levée. Un protego ne lui était même pas venu à l'esprit. A partir du moment où ses sortilèges de lumière et d'annulation n'avaient pas fonctionné il avait perdu toute confiance en lui et sa magie.

C'est alors qu'un troisième patronus s'exprima. Le professeur Gregorian était donc encore vivant ! Une aubaine ! (M'enfin on allait pas s'en réjouir... perdre le chef de maison des gryffondor n'était pas un drame en soit). Le patronus ne fit pas long feu cependant et laissa à peine le temps au Serpentard tétanisé de constater que c'était bien Bryan qui était là. Et WTF ???!! il s'attaquait maintenant au serpent ! Encore un acte qui témoignait de sa folie… Oui Aristide en était certain… depuis leur première discussion au bord du lac il savait que Bryan était fou. * t'as pas intérêt à mourir ! Abruti ! *

A cet instant, dans l'obscurité totale, dans ces ténèbres étouffants, on entendit un bruit mât et lourd, suivit d'un sifflement abominable à glacer le sang. Aristide frissonnait, il était difficile de comprendre ce qui se passait sans les images. On pouvait interpréter de mille et une manières ce qu'on entendait.
Exemple un : Bryan venait de terrasser le serpent.
Exemple plus probable : Bryan venait de se faire gober et le serpent avait du mal à le digérer ! (d'où le cri de douleur) ça avait quel gout un Sanford ? Ca ne devait pas être terrible sans ketchup…

"CANNIBALE !" Hurla Aristide à l'adresse du serpent.

Soudain le professeur Gregorian ordonna aux élèves de rester où ils étaient. Oui, oui ! De toute façon Aristide ne comptait pas aller croiser le fer avec le reptile comme ce taré de Bryan ! Si ce n'est pour trouver la sortie il n'allait pas bouger un cil ! Des éclairs jaillirent au milieu de la bibliothèque, tout était éclairé l'espace d'un instant, la matière craqua et muta dans une cacophonie insupportable. Aristide porta ses mains à ses oreilles. Un mur s'éleva peu à peu du sol et c'est alors qu'on vit Bryan sauter par dessus pour aller de l'autre côté. Deux élèves étaient maintenant coincés avec le serpent… Aristide était médusé. Il n'en revenait pas… Ce mec en avait dans le slip…

Le professeur Gregorian s'évanouit et ce fut la dernière chose qu'Aristide vit clairement. Les ténèbres reprirent possession des lieux. Au moins grâce au mur, les personnes du bon côté n'avaient plus rien à craindre…

Aristide était maintenant dans l'indécision. Perdre Bryan était un coup dur… et la fille l'avait tout de même sauvé… Dommage… Ils allaient mourir… Où alors peut être était-il temps de se bouger les miches ? Le fait de ne plus être en danger imminent donnait à Aristide une certaine forme d'altruisme. Il se dirigea de mémoire vers le professeur Gregorian. Après avoir buté sur quelques livres et avoir peloté brièvement et "sans le faire exprès" Eleanor Brandstone, il arriva près du professeur inconscient. Non, Aristide n'allait pas lui même aider ses camarades de classe, il n'avait pas assez de courage pour cela. Il était plus facile d'envoyer quelqu'un le faire. Il agita sa baguette et prononça :

" Revigor "

Espérant ainsi redonner un peu de force et surtout réanimer le professeur de métamorphose qui semblait être le seul habilité à venir en aide aux élèves coincés de l'autre côté.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Dim 11 Aoû - 22:12


    J’avais franchement l’impression que personne ne m’avait écouté. Je sentais l’engourdissement gagner peu à peu mon entrejambe. J’allais bientôt tomber dans les pommes, et j’allais pouvoir me faire bouffer toute crue par cette sale bête. Bon, y avait quand même un avantage à ça : j’allais pas vraiment souffrir. Youpie tralala. J’avais pourtant encore tellement de choses à faire dans ma vie ! Les idées se bousculèrent dans ma tête : ouais il y avait grave pleins de choses que je voulais encore faire.
    Soudain, j’entendis un bruit sourd, un juron, des trucs du genre. Une fois de plus, je reconnus la voir de Bryan, le serpentard. Bon sang, mais qu’est-ce qu’il fichait ??

    « Ça va ? »

    Question stupide, en soi. En plus, j’avais deviné qu’il s’était pointé de mon côté du mur. En gros, il était avec le serpent. Mais quel fou. Il aurait mieux fait d’aller à Gryffondor, et non pas à Serpentard !
    Bon, c’était pas tout ça, mais je sentais le coup foireux arriver. Du coup, je tentai de grimper un peu plus haut, vers le haut de l’étagère. Comme l’avait dit le Professeur Gregorian, je serais en totale sécurité au moins, là-haut. Le nouvel avantage au fait que j’avais juste été « égratignée » par le serpent était que je n’avais pas été empoisonnée aussi fortement que notre Prof de Métamorphose. Du coup, je n’aurais certainement pas besoin d’antidote. Les effets allaient se disperser. Quand, ça je n’en savais trop rien : je ne connaissais pas la dose exacte, ni même l’espèce de l’animal.

    Tout d’un coup, je sentis l’odeur désagréable de l’essence. LE COUP FOIREUX J’VOUS DIS !! Il n’allait tout de même pas… !
    Et si. D’un coup, je vis des flammes surgir d’un peu nulle part : des bouquins étaient en feu. Au moins, on voyait tout. Je me sentis pâlir encore un peu plus, et cette fois, le poison n’y était pour rien. Le feu avait gagné la bête, mais aussi une partie des livres aux alentours. Putain putain putain !!

    « BRYAN !! Tu vas foutre le feu à tout le château ! »

    J’étais en train d’essayer de me hisser sur le haut de l’étagère, mais malheureusement, comme si tout cela ne suffisait pas –le nez en sang, le poison, le feu, tout ça, tout ça…– je finis inévitablement par me casser la tronche : les forces m’avaient complètement quittée, et je n’avais pas pu remonter mes jambes. Bref, je tombai dans un bruit sourd et ma tête heurta quelque chose. Bordel… c’était vraiment la catastrophe. Une fois de plus, je sentis le sang couler, mais cette fois, le long du côté latéral droit de mon crâne.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   Dim 11 Aoû - 22:19

    Miss Gordon, vous finissez par tomber dans les pommes : fermez-la un peu.

    Mister Sanford, vous n'allez malheureusement pas pouvoir faire votre porte-feuilles en peau de serpent, ou votre paire de bottes... En effet, l'animal commence à prendre feu, et finit par s'évaporer en cendres à partir de son moignon jusqu'à se tête. Les cendres se fondent alors dans les ombres créée par votre petit feu de joie.

    D'ailleurs... Miss Gordon n'avait pas tord : vous avez fini par mettre le feu à cette partie de la bibliothèque. Bravo.

    Mister Howard, votre sort pour requinquer le Professeur Gregorian semble marcher.

    Finalement, les Ténèbres ont disparues, mais pas totalement : on pourrait croire qu'il fait nuit, du côté où le feu n'a pas pris : il fait sombre, et vous arrivez à voir les silhouettes des meubles, des étagères et des personnes avec vou.

    Mais vous allez faire quoi avec cet incendie...?
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...   

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[INTRIGUE] Quand les ténèbres approchent...

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