Nox Aeterna

La guerre est enfin finie. Harry Potter et Lord Voldemort y ont néanmoins laissé la vie. Tout semble être rentré dans l'ordre. Mais est-ce vraiment le cas...?
 

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 Aisling Eithne McMordha

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MessageSujet: Aisling Eithne McMordha   Sam 1 Mar - 23:52

Aisling E. McMordha


► Âge : 27 ans
► Née le : 4 mai 1972
► Née à : Inverness  
► Maison : Serdaigle
► Metier : Auror
► Particularité : Occlumancie (demande faite à Rigel)
► Baguette : Pommier, 26,75 cm, crin de licorne, étonnamment sifflante.
► Animal : Petit-duc Scops, répondant au nom de Brighid
► Avatar : Karen Gillan

Famille et relations


Cheveux roux et yeux verts, magnifique archétype de la sorcière, et pourtant, Aisling Eithne est née de parents tout ce qu'il y a de plus… normal. Des "Moldus" comme nous les appelons. Son père, Ailbert (prénom écossais équivalent d'Aubert), et sa mère Elen, étaient tous deux chercheurs à l'académie de Glasgow quand ils se sont rencontrés et ont toujours eu un goût prononcé pour tout ce qui était ancien et un amour tout aussi tenace pour les énigmes. Chercheurs mais aussi profondément littéraires, Aubert enseigne la linguistique comparée, tandis que sa femme est spécialisée dans l'histoire médiévale. Par la suite, tous deux bougèrent énormément pour leur recherche et seule l'arrivée de leur fille a pu les tenir en un endroit fixe, Inverness, lieu absolument féérique qui a su charmer les âmes sensibles aux anciennes architectures qu'ils étaient.
C'est ainsi, au calme et dans une famille aimante, que naquit Aisling Eithne McMordha, ses parents ne pouvant décemment pas passer à côté de l'opportunité de nommer leur enfant avec des noms gaéliques.  

Ailbert était un homme plutôt grand et de fière stature dans sa jeunesse. Écossais pur souche, cheveux roux et moustache étaient au rendez-vous. Il a néanmoins depuis longtemps troqué le kilt traditionnel pour un bon vieux costume avec large manteau marron, gilet vert et pantalon gris foncé. Descendant et dernier héritier d'une ancienne mais petite famille aristocratique écossaise, il a hérité d'un petit pécule fort sympathique à la naissance de sa fille de la part de sa vieille tante, trop fatiguée et trop peu regardante sur ces détails pour remettre en question le mariage de son neveu avec une parfaite femme issue de la plèbe, trop heureuse au fond que quelqu'un ait su plaire à son neveu, à la fois rat des bibliothèques et un infernal baroudeur. Doux paradoxe qu'il était.

En fier aristocrate écossais, il connaissait sa généalogie par coeur mais a toujours vécu de façon humble, la famille n'étant plus si riche que cela et n'ayant même plus le domaine familial en leur possession. Il n'éprouve donc pas le besoin de s'en vanter. Perspicace et prévoyant, il a su faire preuve de discernement et mettre ses économies de côté pour l'avenir de sa famille qui est, selon lui, la meilleurs chose qui lui soit jamais arrivée.

Jovial et boutentrain, il était intarissable une fois lancé dans un monologue et pouvait discuter des heures sur un sujet a priori infertile et inintéressant sans perdre son auditoire et en éveillant même chez ce dernier une vive curiosité. C'est essentiellement lui qui a donné le goût de la recherche à Aisling. Quant à sa mère, plus discrète, elle restera à ses yeux une figure maternelle et aimante. Une série d'événements tragiques mit cependant prématurément fin aux jours d'Elen et, en l'absence de sa femme, Ailbert s'est rapetissé et a rapidement vieilli, comme si son existence venait d'être aspirée.

Elen, morte à l'âge de 46 ans, reste dans la mémoire de la famille la figure calme, posée, qui venait toujours calmer les humeurs parfois un peu trop flamboyantes du père et de la fille. C'était une femme douce et rêveuse, vivant dans son monde, mais heureuse aussi dans le monde réel, auprès de sa petite famille et un seul de ses sourires semblait suffire à défier tous les obstacles, sachant faire preuve d'attention, de justesse et de fermeté tout à la fois.
On n'aurait su dire qui du père ou de la fille elle éduquait.

Malheureusement, son beau sourire ne put rien faire contre le pire des obstacles qui soit à la vie...

La famille maternelle d'Aisling est pour le moins... désertique, sa mère étant elle-même fille unique, la jeune femme garde cependant un bon souvenir de ses grands-parents maternels et des leçons de pêche qui lui donnait son grand-père -elle aime d'ailleurs toujours pêcher, à ses heures perdues. Ces derniers dorment aujourd'hui du sommeil éternel après une longue vie tranquille de moldus. Cependant, par esprit de conservation et pour éviter tout ennui, seuls ses parents étaient au courant de sa nature de sorcière, et cette dernière gardait secret ses pouvoirs en présence de sa famille malgré sa grande fierté d'être sorcière et son désir, étant jeune, d'en faire profiter les personnes qui lui étaient les plus proches.  
En 96, sa tante a fini elle aussi par mourir dans son sommeil, léguant ce qui lui restait de sa fortune à sa seule héritière, Aisling qui a pris soin de convertir la moitié de l'argent en argent sorcier et de le mettre sous scellé à Gringotts, mais d'en garder l'autre moitié en sécurité dans une banque moldu, pour faire face à toute éventualité.


Physique


Cheveux roux et yeux verts, nous avons donc dit.
Mais cela n'est guère suffisant pour rendre compte de toute sa personne, n'est-ce pas ? Alors voici…
Aisling est une jeune femme pourvue d'un visage ressemblant étrangement à celui d'un lutin et qui, étant plus jeune, était criblé de tâches de rousseur sur sa peau opaline. Si on pouvait alors la qualifier de mignonne, on peut aujourd'hui la dire belle lorsqu'elle semble perdue dans ses réflexions et charmante lorsqu'elle sourit de toutes ses lèvres galbées. Bien qu'elle ne perde jamais complètement un air qui paraît toujours enfantin, elle peut parfois paraître terrible lorsqu'elle se retrouve en mauvaise posture... ou en pleine mission, les deux n'étant absolument pas incompatibles.

De taille moyenne, la jeune femme possède une silhouette élancée et un corps svelte qu'elle entretient avec davantage d'application que son travail demande autant d'aptitudes magiques que physiques, à son humble avis. Son éducation ayant été une véritable pierre angulaire de son enfance, on aurait pu supposer qu'elle se tiendrait toujours bien droite, cela lui arrive c'est vrai, quand elle est debout, mais elle possède certains tics reçus par mimétismes de ses parents quand elle travaille qui en déconcerteraient plus d'un : ramener ses genoux devant elle, les talons sur le bords de sa chaise, s'avachir sur la table, tourner en rond, penchée en avant ou la tête en arrière, se lever et finalement se coucher sur un divan, une patte pliée, en regardant son plafond avec intensité. Bref, autant de comportements que de situations, Aisling est une femme plutôt changeante quand elle est préoccupée et dont il est difficile de prévoir les prochaines actions. Elle peut paraître alors lunatique et c'est là son principal défaut.

Elle garde la plupart du temps les cheveux lâchés, mais les coiffe en général d'une queue de cheval haute ou d'un chignon lors des événements importants, cette discipline forcée à ses cheveux affinant grandement son visage bien qu'elle n'apprécie par particulièrement de les avoir tirés à quatre épingles.
Ce pourquoi vous verrez toujours une mèche ou deux encadrer ses yeux.

Pour ce qui est de son style vestimentaire, Aisling est une personne plutôt classique, portant une chemises blanche ou rouge, une veste, un pantalon et des bottes noirs. Il faut comprendre qu'un pantalon offre beaucoup plus de liberté de mouvement qu'une jupe, qu'on se le tienne pour dit ! Et pour une Auror, ce n'est pas négligeable. Ce à quoi il lui arrive cependant de troquer dans ses grands jours des robes aux couleurs plus diverses selon son humeur, ayant cependant toujours une préférence pour le bleu ou le noir voire le vert ou le rouge. Elle n'a cependant jamais porté une très grande importance à son style, tant qu'elle se sentait à l'aise et que sa tenue restait correcte. Néanmoins, ayant un certain goût pour la moto, il n'est pas rare qu'elle se retrouve avec une tenue de motarde au lieu sa tenue classique traditionnelle quand elle est en service ou chez les moldus.
Jamais au Ministère, elle connaissait tout de même les bonnes manières et le code vestimentaire du travail !

Caractère


Quelques généralités...
le choixpeau magique hésita longuement entre non pas deux mais trois maisons. Le désir évident d'égalité pour la sorcière née de parents moldus qu'elle était faisait pencher l'avis du choixpeau vers Poufsouffle, d'autant plus qu'elle avait déjà connu la discrimination. Cependant, ce dernier lui révéla qu'elle avait un courage latent qui ne demandait qu'à éclore, un jour, et que Gryffondor pourrait être une aide dans cette voie. Mais il se décida pour Serdaigle, la jeune femme étant prise dans une période où la peur de l'inconnu - et tout particulièrement le monde magique - tout autant que la fascination qui en résultait lui donnait une soif de connaissance sans bornes.

Enfant, la jeune femme était discrète et observatrice. Une enfant calme et adorable qui était un véritable plaisir à éduquer et montrait déjà des capacités de mémorisation détonnantes. Elle éprouva cependant quelques difficultés à s'intégrer chez les moldus, sentant bien qu'il y avait quelque chose en elle qui "n'allait pas" et que ne pouvaient expliquer ses parents. Mais ces derniers la couvraient suffisamment d'amour et d'attention pour qu'elle puisse s'épanouir autrement, cherchant en général du réconfort chez eux mais aussi dans les livres.

À Poudlard, la jeune femme était un électron libre travailleur, assidu, sagace mais aussi paradoxalement intenable, trépignant d'impatience devant toutes les merveilles qu'il lui restait à découvrir, et sautant sur place devant celles qu'elle découvrait ou la laissait coite. Absolument charmante et charmée, elle fit sa "reconversion" de monde moldu à monde magique à ce moment-là. Découvrant les équivalents de ses intérêts de prédilection qu'elle possédait déjà dans le monde des Moldu dans le monde magique. Voyez-vous, si les jeunes filles de son âge s'affairent beaucoup autour de leur apparence et du maquillage ou même des balais de course pour certaines, elle était, en ce qui la concernait, toujours aussi attirée par les livres mais surtout... surveillait de très près les nouvelles cannes à pêche magiques dont le Piscemago annonçait la prochaine sortie.

Adulte, elle est redevenue beaucoup plus calme et posée, mais en étant en plus perspicace et dangereuse, comme une eau dormante. Elle dût cela à une perte sensible de naïveté, la jeune sorcière ayant dû faire face à la renaissance du mage noir. Si elle avait craint que sa condition de née-moldu ne lui attire des ennuis lorsqu'elle entrât à Poudlard, rien ne fut plus réel que le moment où elle fut confrontée à une discrimination brutale, irréfléchie, et irraisonnée !
Maintenant plus que jamais, les sorciers faisant une fixation sur leur fameux "sang-pur", alors qu'eux-même devaient au moins avoir une goutte de sang de moldu mêlé aux autres dans leurs veines, l'insupportait au plus haut point. Autant que ce Jack Powell qui avait frappé un chat sous ses yeux et lui avait simplement répondu en guise d'excuse "ce n'est qu'un chat".
Et, entre nous, cette comparaison l'amenait parfois à penser que les sorciers adeptes du sang-pur réfléchissaient comme des enfants gâtés.
En règle général, elle est quelqu'un de posé, mais ne manquant pas d'esprit ni d'une certaine forme d'humour. C'est cet esprit, fort et capable de rire dans les pires situations, qui l'a aidé à surmonter la tragédie qui a frappé sa famille, laquelle lui rappelle de ne jamais sous-estimer ses adversaires.
Elle était de nature empathique et a su le rester même si maintenant elle se montre également plus ferme dans sa manière d'agir quand cela est nécessaire. Elle parait étonnante à pouvoir plaisanter ainsi aussi aisément pour ensuite, dans les cas difficiles, faire preuve du plus grand sérieux, une étincelle froide que vous ne lui connaissiez pas, puis rire à nouveau.

Sorcière complète et accomplie, elle fait preuve d'un professionnalisme certain mais doit son salut à ses amis plus encore qu'à sa réussite, dont Morgana Nott, une amie fidèle qu'elle a rencontré durant ses années passées à Poudlard.


Notes

Astronomie : A/x
Botanique : E/A
DCFM : O/O
Histoire de la Magie : O/O
Métamorphose : E/O
Potions : E/E
Sortilèges : O/O
Études des Runes : O/O
Études et soins des créatures magiques : O/O
Histoire


Les rapports entre la famille McMordha et le monde magique remontent à bien avant la découverte des pouvoirs d'Aisling. En fait, cela remonte à avant sa propre naissance.

Il était de notoriété qu'Ailbert Ronan McMordha était un grand chercheur, ou tout du moins qu'il voyait les choses en grand. Ses recherches, comme la potentielle découverte d'une langue inconnue jusque là et non humaine, ou même une nouvelle forme d'écriture mystique dans tel ou tel canton, avait l'air comme cela de projets complètement farfelus et ahurissants. Même sa jeune épouse, parfois, se demandait quel était le bien fondé de cet homme qui partageait sa vie. Ce dernier pourtant était loin d'être fou mais au contraire brillant. Ces deux points étant cependant souvent liés, vous l'accorderez. Malheureusement, sujet à des pertes de mémoires de plus en plus fréquentes, il commençait à perdre véritablement la tête jusqu'au moment où Elen tomba enceinte. Cette dernière, convaincue qu'il se tuait au travail, l'obligea à prendre un congé et d'aller habiter ensemble à Inverness pour éduquer au mieux leur enfant.
Ailbert s'enquit de son futur rôle de père sans plus tarder et avec un certain engouement, se contentant après un repos bien mérité d'enseigner dans l'académie la plus proche, conscient de la défaillance de son esprit mais étant aussi peu à même de tenir tête à sa femme sur le point de lui offrir le plus beau présent que pouvait lui faire la vie.

Il aurait été difficile cependant pour lui de se rappeler que ses pertes de mémoire n'étaient pas dû à une quelconque folie, que ses projets eux-mêmes n'étaient pas farfelus ou même complètement dingues puisqu'il n'avait ni plus ni moins découvert la vérité sur un monde de magie et de sorcellerie qui obligèrent plusieurs Obliators à lui rendre visite.
S'il n'était pas connu pour ses découvertes chez les moldus, il en était tout autrement chez les Obliators et autres surveillants du Ministère, auprès desquels il avait fini par se faire un nom pour avoir découvert à 16 reprises le monde magique.

La naissance d'Aisling fut une grande fête. Les pouvoirs de la jeune fille se réveillèrent de façon fort douce qui n'attirèrent pas l'attention. Elle se faisait entendre du chat de maison, un gros matou déniché dans la rue et qu'ils avaient recueilli. Des objet changeaient régulièrement de place sans que l'on sache comment, et tout particulièrement les objets susceptibles d'avoir toute l'attention de la jeune fille.
Et cette dernière étant de nature particulièrement curieuse, cela englobait un bon nombre d'objets, des friandises aux jouets en passant par tous les objets brillants, clinquants, fascinants… comme les clés de son papa adoré déjà en retard pour le travail et les cherchant désespérément.

D'ailleurs elle en discutait avec leur chat, Tigre de minuit — c'est comme cela qu'il s'était présenté à elle alors que papa et maman l'appellaient Greyton — elle trouvait son papa très grand, très roux comme elle, et très gentil et drôle avec ses grimaces mais sa moustache piquait beaucoup. À quoi souvent le matou répondait que sans moustache son papa ne pourrait pas la sentir correctement et qu'il ne comprenait d'ailleurs pas comment faisait sa maman pour vivre sans.
Extérieurement, ses discutions ressemblaient pour Elen à un balbutiement de bébé auxquels répondait naturellement ou par politesse le matou, mais certainement pas à un dialogue dûment formé et abouti.

Éduquée dans d'excellentes conditions, elle développa un goût certain pour la lecture, les histoires, l'Histoire, auquel participa grandement la condition de professeurs de ses parents. Cultivée et souvent en avance sur son âge, on ne pouvait pas dire qu'elle avait de grandes facilités à s'intégrer, malgré toute sa bonne volonté. En plus de cela, rousse et pourvue de tâches de rousseur et de grands yeux verts curieux, elle était plutôt sujette aux moqueries des autres. Rien d'étonnant, les enfants pouvant se montrer particulièrement cruels dans leurs jeunes années. Mais, ce genre de moqueries parfois s'effacent avec quelques arrangements, sa mère essaya bien de lui faire de jolies coiffures avec des rubans, de lui assurer qu'elle était la plus mignonne des petites filles, rien n'y faisait, et les "drôles de choses" qui se produisaient autour d'elle finirent par creuser l'écart entre elle et les autres enfants.
Même auprès des exclus de l'école elle avait fini par se faire craindre. Surtout depuis que le petit Jack Powell avait eu le malheur de martyriser en sa présence un chat et s'était retrouvé cinq minutes plus tard la tête la première coincée dans la lunette des toilettes, proprement tordue pour lui faire un magnifique collier.
Elle se réfugia dans les livres, dans l'amour de son foyer et les incroyables parties de pêche avec son grand-père qui lui faisaient oublier ce cruel rejet dont elle ne devinait pas l'origine.

À 11 ans, ce fut la révélation et la libération en recevant la lettre de Poudlard, et ce à plusieurs niveaux.
Pour son père, Ailbert, qui découvrait enfin que ses élucubrations étaient en fait fondées et bien réelles.
Pour elle, qui découvrait enfin la raison de son mal-être et espérait pouvoir rencontrer des personnes comme elle, et un monde prêt à l'accueillir.
Pour sa mère qui, les voyant ainsi comblés l'un et l'autre, ne pouvait que partager leur bonheur épanoui. Ailbert ne pourra peut-être jamais connaître la gloire qu'il espérait pour sa découverte, mais qu'importe, il faisait partie des privilégiés à connaître l'existence du monde de la magie, et son coeur de chercheur était comblé. Sa fille, quant à elle, semblait revivre.

Mais celle-ci déchanta quelque peu lorsqu'elle passa tout son été à mieux connaître ce monde qui l'attendait. Et elle eut peur.
Terriblement peur lorsqu'elle dut faire face à une étonnante vérité cachée aux yeux de tous les moldus : l'existence d'un mage noir et de ses partisans qui auraient chassé jusqu'à il y a deux ans les "sangs-de-bourbe". Ce qu'elle était.
Terriblement peur le jour de prendre le Poudlard Express.
Elle prit conscience que même chez les sorciers elle serait perçue "différemment" ce qui la perturba énormément, pendant tout le trajet.
Si elle ne pouvait être chez elle ni chez les moldus, ni chez les sorciers, que lui restait-il ? C'était injuste, et ce profond sentiment d'injustice lui donna une hargne, qu'elle ne se soupçonnait pas de posséder, pour réussir à intégrer la société magique.
N'ayant cependant pas expliqué les raisons de son mal-être à ses parents, ces derniers lui avaient acheté un hibou pour qu'elle garde le contact si jamais elle éprouvait quelques difficultés et que ses craintes persistaient.

Heureusement, elle se fit — enfin — des amis et ses parents ne reçurent que des nouvelles d'une jeune fille enchantée par tout ce qu'elle découvrait, ce à quoi contribua grandement la disparition du mage noir.
Après la répartition, elle découvrit qu'il y avait à Poudlard nombre de sang-mêlés et d'autres sorciers comme elle qui ne connaissaient rien de la magie avant d'intégrer l'école. Bien sûr, la discriminations était aussi présente, tout particulièrement dans la maison des Serpentards dont quelques uns se targuaient d'être des sang-purs et qui, malgré la disparition récente du mage noir, suivaient encore ses idéaux. Elle apprit néanmoins que le Directeur, Albus Dumbledore, même au temps de la suprématie du mage noir, avait malgré tout su garder dans son école une certaine forme d'égalité entre les sorciers et que même les plus puritains n'avaient jamais vraiment osé être trop ouvertement cruels envers les sangs-de-bourde sous son mandat.
C'était pour cela, plus que pour ses hauts-faits et son histoire ou encore sa bonhomie, qu'elle commença à apprécier et respecter le directeur.

Et puis, il y avait des surprises, parfois, parmi les sorciers, même ceux venant de Serpentard.
Passionnée par les langues anciennes qui avaient bercé toute son enfance et l'aidait grandement dans ses études — une majorité des incantations étaient en latin — elle élargit ses connaissances en choisissant l'option des runes et en suivant des cours de langues de créatures magiques pour lesquelles elle avait un don certain. Ils étaient fort peu nombreux en cours de Runes ce qui vous amenait soit à vite vous rapprocher des autres soit à rapidement être exclu du groupe et, chose étrange, la jeune Serdaigle commença à étudier la ô combien passionnante mais alambiquée matière des runes avec une élève de Serpentard répondant au nom de Morgana Nott et avec laquelle elle finit même par sympathiser.
Étonnant, non ?
Morgana avait cependant bel et bien considéré sa personne et ses aptitudes avant son origine ce qui suffit à Aisling pour qu'elle remette elle aussi en question ses préjugés sur la Maison Serpentard.

La jeune Serdaigle, tantôt trépignant d'impatience, tantôt profondément concentrée sur les livres de cours, les dictionnaires runiques ou étymologique sans oublier les encyclopédies des sortilèges ou encore historiques, suivait un parcours scolaire quasi sans fautes qui aurait pu la faire passer pour la jeune élève tête de classe sans la moindre histoire.
S'il n'y avait pas eu le caractère écossais qu'elle avait reçu de son père.
Le calmar géant de l'école n'est-il qu'un mythe ? En tout cas, elle avait éprouvé le désir d'en avoir le coeur net et l'avait vu mais tous ne la crurent pas forcément.
La pêche du calmar géant par Aisling — ou plutôt "tentative" de pêche — lors de sa cinquième année resta longtemps un sujet de discussion virulent dans l'école, tout niveau confondu. La punition qui suivit donna même quelque crédit à l'existence du calmar.
À la question qui lui fut posée concernant ses motivations pour cette acte de bravoure… ou de pure inconscience, elle répondit qu'elle avait voulu "sympathiser" avec lui et, accessoirement, "vérifier son existence", en bonne Serdaigle et fille de chercheurs qu'elle était. Cet exploit lui valut cependant une exclusion de l'école pendant un mois, ce qu'elle vécut plutôt mal, mais elle profita de ce laps de temps pour réviser, bien sûr, ces BUSEs approchant à grands pas.
C'est ce dernier événement qui ne lui permit pas de garder son titre de préfète l'année suivante.
Ce genre de choses arrivent aux meilleurs, que voulez-vous.

Ces quelques années à Poudlard furent un réel épanouissement pour elle. Encore aujourd'hui quand elle pense à elle en tant qu'élève à Poudlard elle ne peut que se qualifier de "jeune fille a priori discrète mais sujette à de constantes explosions intérieures". Ses années d'études furent chaotiques, bien que cela ne soit que peu visible autrement que par les quelques bizarreries auxquelles elle s'adonnait parfois, comme un intérêt soudain pour l'occlumancie pour laquelle elle se trouva même quelques prédispositions.

"Voyons voir… occlumancie… ça doit venir d'occludere, ça. C'est un verbe latin qui veut dire fermer, clore."

Rien d'étonnant pour une pratique visant à fermer votre esprit à ceux hostiles, direz-vous. Eh bien, ce ne fut pas ce qu'elle dit à sa camarade Nott.

"Une occlusion… hein ? En fait, l'occlumancie, c'est un esprit constipé."

Elle referma la livre d'un coup sec.

"J'ai compris la théorie !"

Bien sûr son sourire plein de malice en dessous de ses yeux intelligents en disait long. Derrière un tel discours frivole se cachait autre chose. Sur le moment bien entendu, elle aurait été incapable de l'identifier autrement qu'en disant : "un défi" ou "une prise d'assurance", mais avec le recul elle considère cette période comme un chantier sans fin. Les mots pouvaient parler et dire l'inverse de ce qu'elle pensait sans qu'elle ne s'en formalise.
Ou presque.

"Hmmmh, oui, je pense que c'est une bonne image."

Reprenant un air sérieux, elles se mirent aux exercices d'entrainement.

Plus posée et enfin "complète", sa septième année fut une véritable réussite à la fin de laquelle elle brilla tout particulièrement lors de l'obtention de ses ASPICs.
Après quoi...
Passionnée par les langues.
Passionnée par les runes.
Passionnée par les créatures, la jeune diplômée rejoignit l'Académie d'Apprentissage des langues magiques de Grande-Bretagne de Dylan Marwood pendant cinq années durant lesquelles son étonnante mémoire lui fut bien utile pour pouvoir apprendre à parler un large éventail de ces langues.

En 95 arriva un événement des plus excitants : la Coupe du Monde de Quidditch ! Et cela se passait en Grande-Bretagne ! Ni une ni deux, elle prit des places pour elle et ses parents, sachant à quel point elle avait rabattu les oreilles de son père avec ce sport merveilleux, plus merveilleux encore que le cricket. À sa grande joie, elle put avoir trois places, et permit à ses parents, de se plonger encore une fois dans le monde étonnant de la magie.
Ce fut, en vérité, une franche réussite.
Ailbert rencontra même un homme du Ministère qui lui avoua qu'il lui avait fait perdre la mémoire à plusieurs reprises à cause de son habitude à trouver l'existence du monde de la magie, seul. Une autre grande révélation qui se conclut sur un "Décidément, le hasard réserve parfois de bien étonnantes surprises."
Cette joie ne dura cependant guère longtemps, le soir une parade pour le moins peu amicale eut lieu et tortura aux yeux de tous la famille du gérant de camping.

Le retour des Mangemorts.

Ce fut un désastre.
Aisling connaissait tout du moins leur existence, mais elle l'avait lu dans les livres, et cet épisode fut bien plus qu'un choc émotionnel pour ses parents moldus.
Oh oui, bien plus qu'un choc émotionnel.
La mère d'Aisling, Elen, mourut ce soir-là.

Cette mort passa inaperçue, faite peu avant l'explosion des événements qui feraient l'objet de l'attention générale. Aisling arrivait pour rejoindre ses parents. Son père semblait discuter calmement avec un sorcier, lequel finit cependant par sortir sa baguette en l'entendant dire qu'il était moldu. La jeune femme se plaça aussitôt devant son père, baguette en avant et repoussa le sortilège d'endoloris avec un sort de protection.

- Expelliarmus !

- Avada Kedavra.

Les sorts ricochèrent, et le sort de mort atteignit Ellen qui sortait à cet instant précis de la tente pour voir ce qu'il se passait.
Persuadée que rien ne pouvait lui arriver.

Elle ne connaissait pas le nom du meurtrier, mais son visage resta gravé dans la mémoire d'Aisling. Peu de temps après, comme s'il y eût une trainé de poudre qui avait pris feu, leur petite tragédie atteignit les gérants du camping, et tout le monde magique.
Le lendemain, la marque des Ténèbres faisait la une de la Gazette des Sorciers.
Le lendemain, Ailbert avait perdu toute sa superbe.
Il avait toujours été fier d'avoir une fille sorcière. Maintenant, il n'était plus très sûr d'apprécier le privilège qu'il lui avait été fait de connaître le monde de la magie. Sa mémoire déjà mise à rude épreuve par le passé, eut du mal à contenir la peine que suscita la mort de sa femme et il fut victime d'une sénilité précoce. Rares devinrent les moments où une petite étincelle s'allumait au fond de ses prunelles en reconnaissant sa fille, il passait le plus clair de son temps dans son fauteuil, à la fenêtre du salon de l'appartement qu'il partageait maintenant avec Aisling.
Il tint ainsi trois mois au bout desquels il mourut, malgré les soins que lui apportait au quotidien la jeune femme. Ses amis lui avait conseillé de l'envoyer à Ste Mangouste, avec une dérogation, ils s'occuperaient d'un moldu, mais la simple idée de s'éloigner d'Inverness et du foyer le rendait sujet à des crises qui faisaient mal au coeur à la jeune sorcière.

Elle fit donc tout pour rendre ses derniers instant heureux, même s'il arrivait à ce dernier de ne pas la reconnaître.

Celle-ci n'avait pour ainsi dire plus d'attaches. Elle rendait régulièrement visite à sa grande-tante, mais cette dernière allait également sur son déclin, son âge étant plus qu'avancé. Voyant bien qu'elle allait rapidement se retrouver seule, et couvant un sentiment de rancoeur et une envie soudaine de faire profiter le monde magique de ses connaissances et de ses capacités de façon plus active qu'en travaillant les mots — le fondement même de la magie tout de même, ce qui lui servirait de base pour plus tard— elle se présenta pour passer la formation des Aurors durant la même année.
Au cours de cette formation, on apprit ses débuts dans l'occlumancie qu'elle développa afin de devenir une parfaite Auror capable de garder son esprit totalement fermé aux intrusions. Chose qu'elle arriva facilement à faire, décidément, à croire que son esprit était naturellement insaisissable.
L'année suivante, en 96, sa grande-tante mourut et lui légua tout ce qu'elle avait.
En 97, ce fut Dumbledore qui les quitta et cette mort fut un autre point capital de son existence qui la confirma dans le choix du métier qu'elle avait fait. Étant cependant encore en formation, elle ne pouvait prendre part aux événements, ce qui la frustra quelque peu.
En 98, elle obtint non seulement son titre d'Auror, mais rejoignit aussi les dernières recrues pour la bataille finale entre Voldemort et Harry Potter durant laquelle elle eut l'opportunité d'envoyer à Azkaban le meurtrier de sa mère.

La mort des deux grandes figures de cette époque la marquera à jamais. Soulagée de la mort du premier, attristée et désolée pour le second qui avait été, selon elle, décidément trop malmené par la vie, il lui sembla cependant quitter une lourde, pesante et handicapante carapace.
Cette bataille était une fin, quelle qu'elle puisse être d'autre.
Mais c'était aussi un nouveau départ, et elle avait appris dans ses jeunes années de collège que la mort d'un grand nom ne mettait pas fin à ses idées. La preuve, n'allait-elle pas devenir Auror comme Maugrey Fol-Oeil, et au nom d'Albus Dumbledore, de Harry Potter, et de toutes les morts injustes qu'il y avait eu et en particulier celles de ses parents ?

Et il était certain que les mangemorts ne s'en tiendraient pas là non plus.


Et vous ?
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Dernière édition par Aisling E. McMordha le Mar 24 Juin - 9:01, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Aisling Eithne McMordha   Dim 2 Mar - 16:29

Bienvenue sur le forum et, si tu as des questions, n'hésite pas à nous les poser ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Aisling Eithne McMordha   Dim 2 Mar - 16:39

Félicitations ! Te voilà validé. Encore une fois bienvenue. Voici quelques clefs du forum.

► Tu peux d'ores et déjà ouvrir ta fiche de lien ici. Si tu veux, il existe un code à disposition, mais tu peux bien entendu en faire un toi-même, en prendre un déjà fait ou même en demander un personnalisé à notre graphiste dévouée. Le modèle disponible se trouve ici.

► Te voilà prêt à rp, tu peux en faire la demande ici

► Dans la foulée, tu peux également ouvrir ton journal de bord ici, là aussi un modèle est à ta disposition. N'oublie pas, quand tu ouvres un rp, de bien mettre la date et d'indiquer son ouverture ici.

► Si tu désires être parrainé par un membre pour prendre pied sur le forum, comme il t'a déjà été proposé pour ta fiche, n'hésite pas à en faire la demande ici. De même, si tu es à l'aise sur le forum et désire aidé les futurs nouveaux, tu peux postuler comme parrain au même endroit.

► Pour la vie du forum, il est important de voter régulièrement aux topsites, peut-être même que c'est ainsi que tu es arrivé ici. Il y a des liens pour nos quatre topsites un peu partout, que ce soit sur la page d'accueil ou en bas, à droite, partout sur le forum. Tu gagnes un point RP tous les quatre votes, n'oublies pas d'indiquer ton nom sur la page de vote pour obtenir les points, qui sont comptabilisés chaque semaine. Les points servent entre autre à obtenir un double compte ou l'accès à des endroits spéciaux sur le forum.

► Si tu es un élève et que ça n'a pas encore été fait, je t'invite à aller indiquer ton année d'étude dans le champs de ton profil prévu à cet effet.

Il me semble avoir tout dit, si ce n'est, encore bienvenue et bon jeu parmi nous !
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MessageSujet: Re: Aisling Eithne McMordha   Dim 2 Mar - 22:48

Merci pour cette rapide validation ** ! Je vais réfléchir à tout cela, même si je pense faire mon premier rp avec des collègues du ministère ^^.

Encore merci pour votre accueil, vous m'avez été d'une aide précieuse pour construire ce personnage.
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MessageSujet: Re: Aisling Eithne McMordha   

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Aisling Eithne McMordha

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